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Loire & biodiversité

Loire & biodiversité

Pour vous, nous illustrons ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par un absurde projet de déviation routière datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, et nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !

especes et territoires

Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

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"Si vous voulez voir du corail, rien de tel que la Mer de Corail, où vous pourrez plonger au cœur du plus grand récif corallien du monde. L’eau y est chaude, peu profonde, translucide, autrement dit parfaite pour une plongée palmée.

Territoire d’outre mer australien, la Mer de Corail s’étend sur plus de 750 000 km².(...) Par un accès en bateau, les plongeurs découvriront l’étrange et surprenante différence, entre une terre encore vierge et un océan regorgeant de populations animales et végétales."

Vous êtes surpris : nous vous faisons l'article pour un "paradis" de l'autre bout du monde, distant de 40 heures de vol ?

 

Mais non : le corail de notre photo se trouve beaucoup plus près de chez nous...

Et nous vous proposons comme jeu-flash d'identifier le sujet de notre photo et de nous dire de quoi il s'agit exactement.

 

Courriel à envoyer à l'adresse le-castor-enerve@orange.fr

Celui ou celle qui aura donné la bonne réponse le premier et au plus tard demain vendredi 26 octobre avant le journal télévisé de 20 heures gagnera notre estime et la publication d'une série de photos représentant quelques merveilles et curiosités du milieu concerné.

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

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Comme vous le savez, le Martin pêcheur est notre oiseau "chouchou". Mais sa présence n'étant pas continue, nous le guettons avec assiduité.

Depuis le début août, au moins deux jeunes de l'année, femelle et mâle, sont réapparus dans le secteur. Nous avons donc repris des affûts très réguliers au bord de la Loire, ainsi que des observations plus distantes depuis le Belvédère Genevoix.

 

Avec Thomas Lemoine, nous avons pris des centaines de photos de l'un ou de l'autre, seuls ou à deux, posés ou en vol, parfois dans des postures de séduction ou en poursuite amoureuse. Et ce, sur des perchoirs placés par nous aussi bien que sur leurs rochers favoris, en digiscopie ou au téléobjectif.

 

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Nous vous offrons aujourd'hui une sélection de plus de soixante-dix photos parmi les meilleures de cet été 2012 dans l' Album 4b - Martin pêcheur 2012. Cette sélection pourra être progressivement complétée.

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Prenez donc le temps d'une promenade de rêve dans l'univers de nos deux petits sauvages.

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Et comme vous en redemanderez, profitez-en pour revoir l' Album 4a - Martin pêcheur  : vous y retrouverez des scènes exceptionnelles que vous ne verrez nulle part ailleurs !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

Aucun d'entre vous n'a tenté sa chance : tant pis pour le cadeau que vous auriez pu gagner facilement, ne serait-ce qu'en citant le Lézard vert qui avait été donné en exemple !

 

Voici donc- presque en totalité - les quinze espèces "habitant" les cavités de notre belvédère :

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- Deux Insectes : le Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) dont la larve est saproxylophage (qui consomme uniquement du bois mort) ; et l'Abeille charpentière (Xylocopa violacea) qui  n'est pas xylophage, mais creuse son nid dans les bois tendres et désséchés.

- Quatre Gastéropodes : l'Escargot petit-gris (Helix aspersa) et l'Escargot de Bourgogne (Helix pomatia) ; la Grosse limace rouge (Arion rufus) et la Limace léopard (Limax maximus).

 

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Cinq Reptiles :

- Le Lézard vert (Lacerta bilineata) et le Lézard des murailles (Podarcis muralis ).

- L'Orvet commun (Anguis fragilis) qui est un Lézard et non un Serpent (au centre).

- La Couleuvre coronelle (Coronella austriaca) et la Vipère aspic (Vipera aspis).

 

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Et quatre Mammifères : le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) ; le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) ;

le Ragondin (Myocastor coypus) ; la Taupe commune (Talpa europaea).

 

Beaucoup d'espèces relativement communes... A l'exception du Lucane cerf-volant, espèce "protégée" qui figure à  l'Annexe 2 de la Directive Habitats NATURA 2000.

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

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Beaucoup d'entre vous connaissent le Belvédère Genevoix : environ 230 parcours de découverte ont démarré à Mardié depuis ce lieu. Sur un angle de presque 180°, on peut en effet y contempler un exceptionnel panorama ouvert, à dominante naturelle, avec vue sur plusieurs kilomètres de la Loire ; sur une grande île et des ilôts, des grèves, des falaises, trois clochers ; et sur la Sologne en face, dans les lointains.

Situé à environ un kilomètre de la maison de Maurice Genevoix, notre point de vue est proche de celui qui avait séduit  le grand écrivain qui recherchait une maison au bord de la Loire alors qu'il venait de recevoir son Prix Goncourt. En lien, sa description de ce paysage.

 

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On peut aussi y commencer les observations de la biodiversité végétale et animale du Val, lointaine... ou proche. Voire très proche : le Belvédère étant établi sur une accumulation de coupes de grands peupliers et de déchets végétaux et minéraux divers, sa base pleine de vides constitue le refuge idéal pour de nombreuses espèces de la faune  locale.


Nous en avons parlé à l'occasion de plusieurs articles sur ce bog. Ainsi, le Belvédère est très prisé par le grand Lézard vert, comme nous l'avons présenté dans l'article "Portrait - Un reptile aimable : le Lézard vert".

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Le jeu va donc consister, pour vous, à énumérer un maximum d'espèces animales abritées sous la plateforme du Belvédère, soit qu'elles aient été évoquées précédemment dans ce blog, soit que votre intuition  vous laisse penser qu'elles y sont très certainement présentes.

(On excluera les espèces volantes ou arboricoles qui peuvent se déplacer autour du belvédère sans s'y abriter, et les espèces non significatives répandues dans tous les milieux )


A gagner : Un cadeau-surprise ou un tirage  A4 d'une photo de J.-M. Salomon au choix. A prendre au Mont à Mardié.


Le gagnant sera, soit le premier à avoir donné la liste complète des 15 espèces identifiées par nous avec certitude ;  soit celui qui aura listé le plus grand nombre de bonnes espèces à la date du mardi 18 septembre à minuit.

Vos résultats sont à envoyer par courriel à l'adresse le-castor-enerve@orange.fr  .

 

A vos recherches, et bonne chance !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

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Votre petite fille de deux ans s'est rendormie au creux de votre bras, et pèse sur vous de tout son sommeil.  Pour ne pas briser la magie de l'instant, vous ne pouvez plus bouger. Vous participez de sa respiration, de son souffle, de sa chaleur...

Dans ce moment unique de tension sans mouvements, et surtout sans paroles, vous ressentez toute l'importance du corps. Vous avez conscience d'être partie intégrante de ce grand battement de cœur universel, de cette circulation sans cesse renouvelée de la vie naturelle.

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(Zoo de Sydney)

 

Il ne faut pas se priver de le redire : comme l'affirment avec lucidité et sagesse de nombreux groupes humains dits "primitifs", "La nature ne nous appartient pas, nous appartenons à la nature".


A l'heure où, comme beaucoup de vacanciers, nous sortons des villes pour "profiter" de la nature, nous devons nous en souvenir à chaque instant. Trop de prétendus "civilisés" ne voient dans les milieux sauvages aquatiques, montagnards ou campagnards, que de simples terrains de jeux pour leurs exhibitions de mécaniques coûteuses. Accessoirement, si l'on peut dire, ils ne respectent aucune interdiction et portent au coeur d'écosystèmes fragiles : bruits, érosions, destruction de milieux, dérangements des animaux comme des promeneurs, pollutions etc. Ils le font consciemment, alors la "tolérance zéro" aurait des raisons de s'imposer à leur encontre.

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Dans un genre différent, les chasseurs de gibier d'eau élèvent leurs petits canards en plastique et fourbissent leurs batons de feu pour s'en servir dans quelques jours au milieu de la Loire, où à peu près tout ce qui bouge sera menacé de mort ! Nous ne comprenons pas que les adeptes du "qui aime bien flingue bien" viennent encore, au nom de "traditions" éculées, perturber et détruire le bien public dans cet écrin de biodiversité qu'est notre Val.

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L'humain, lui aussi, participe de la biodiversité : en la détruisant inconsidérément, il s'autodétruirait.

Nous ne devons pas laisser faire les petits crimes ordinaires contre les vivants de notre nature.

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

Après la sortie "Castors", voici l'escapade "bottés". Ces superbes rapaces peuvent occasionnellement survoler notre territoire, voire s'y poser ; mais ils ne nidifient pas (du moins pas encore !) dans nos bois. Alors, faute de photos "locales", nous n'en avons pas encore parlé, et nous n'en avons pas montré.

 

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Voici donc un beau et jeune sujet en "forme pâle", avec le dessous du corps variant du blanc au beige clair. Il est entrevu à travers un très étroit passage dans les branches.

 

Il y a près d'une cinquantaine de nids productifs de l'Aigle botté (Hieraaetus pennatus) en Forêt d'Orléans (F.O.). Ces nids faits d'amas de bois morts, souvent complètement cachés dans les branchages hauts des pins, sont impossibles à trouver pour qui n'a pas passé des années à les repérer.

Mais justement, nous suivons la tournée de l'ornithologue qui connait le mieux toutes ces aires : dès les retours des migrations africaines fin mars, Julien Thurel assure pour l'ONF le suivi des nidifications sur toutes ces aires, depuis les couvaisons jusqu'aux envols, et de Cercottes à Lorris.

Nous sommes à la période des envols, et une dizaine de nids pour lesquels le nombre de jeunes reste incertain sont approchés. Près de quelques uns, par des sifflements suscités, et, avec un peu de chance, par la vue d'un oiseau posé a proximité du nid, les données pourront être complétées. Pour d'autres, l'absence de contact  maintient l'incertitude.

 

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De la même génération, ce jeune "botté", mieux exposé, est en "forme sombre". Tandis que les adultes présents "s'alertent" en notre présence, les jeunes encore peu confiants dans leurs capacités aériennes restent sagement sur leurs perchoirs.

 

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Sur cette aire située au centre d'un fouillis inextricable de bois, le "poussin", né plus tardivement, n'a pas encore pris son envol. Jeu : devinez-le, sur le nid, entrain de nous fixer avec une curiosité teintée d'inquiétude !

 

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"Regardez-moi bien, vous ne me verrez plus que tournoyant dans le ciel à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, ou en piqué foudroyant vers une proie terrestre ou aérienne...

 

... ou encore menant une course folle avec un Balbuzard pêcheur !"

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Plus de détails sur oiseaux.net.

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

 

Castor-Sologne

Le Castor d'Europe (Castor fiber), grand rongeur emblématique de la Loire, est présent au droit de Mardié - comme maintenant il l'est sur la majeure partie du fleuve : mais il est essentiellement nocturne, et ses terriers-huttes sont sur la rive sud. Son observation sur notre rive nord est donc très ardue, et lui "tirer le portrait" est une gageure. Personnellement, zéro succès malgré quelques tentatives d'affûts.

 

Donc, aucune photo de nos voisins, mais par contre beaucoup d'images de leurs "travaux" forestiers qui, ici, n'ont qu'un but strictement alimentaire, une fois la hutte construite.

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En effet, si le robuste animal - adulte, il pèse entre vingt et trente kilos - coupe des arbres ayant parfois plusieurs dizaines de centimètres de diamètre, c'est uniquement pour leur emprunter leurs branches tendres, dont ils consommeront les feuilles et les écorces. Raisonnablement, nos amis ne font aucune tentative de construire des barrages sur le cours de la Loire.

 

Ainsi, sur notre rive, on trouve souvent, à côté d'un "réfectoire", des branches de Saule ou de Peuplier prêtes à traverser le fleuve entre les dents du mâle : elles partiront en face pour nourrir sa petite famille. A défaut, celles qui restent se boutureront peut-être pour reconstituer la "forêt-galerie du Castor", véritable garde-manger de l'espèce.

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Parlons-en, de cette famille : à l'été, Maman élève dans son terrier-hutte  (accès sous-marin pour la sécurité) ses trois nouveaux-nés de l'année (ou deux, ou quatre) ; mais entretient encore ceux de l'année précédente : il y a donc huit bouches à nourrir, dont six en pleine croissance ; et il faudra aussi que Papa fasse des provisiens de branches pour l'hiver, en les stockant sous l'eau.

 

On est donc surpris, lorsqu'on réussit une observation de Castors, de les voir très placides, qui rongeant une baguette de bois, qui se lançant dans une interminable toilette. On se demande si les Castors énervés existent réellement ;-)

 

Il y a des lieux , assez proches, où ces observations sont possibles. La Maison de la Loire du Loiret   à Jargeau organise des sorties au coucher du jour, avec les optiques nécessaires prêtées. Guidées par le grand Cyril Maurer, elles offrent un maximum de chances de "contacter" le mammifère - même si leur réussite reste malgré tout un peu aléatoire.

 

Exceptionnellement, nous quittons donc Mardié pour une bonne observation, le 21 juillet dernier, près de Courpain, (entre Jargeau et Ouvrouer-les-champs).

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Jusqu'à cinq Castors de différents calibres s'activent au bord de l'île ou circulent dans le courant du fleuve. Sur la photo du haut, on remarquera  (vers la droite) une coulée dans la végétation, sorte de "tobbogan" qui leur permet de descendre à l'eau... et d'en remonter.

 

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A l'occasion de ces mouvements, on peut distinguer les fameuses queues aplaties qui marquent leur singularité :

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Castor

Une coulée portant en creux la marque des queues peut constituer un bon indice de la présence de l'espèce. Ainsi que les traces de pattes dans la boue sur la rive humide : grandes et palmées entre quatre doigts seulement, alors que les traces de Ragondins sont beaucoup plus petites, et sont palmées entre tous les doigts.

 

Un peu d'histoire pour terminer : "Le Castor d'Europe occupait autrefois la majorité des cours d'eau du territoire français. Pourtant, dès la fin du XIXe siècle, la chasse en particulier pour sa fourrure très recherchée, le piégeage et la destruction de ses milieux de vie avaient entraîné une forte régression de l'espèce (moins d'une cinquantaine d'individus subsistaient en 1900) dont l'ultime refuge fut la basse vallée du Rhône" (Wikipedia). Des mesures de protection furent alors adoptées dès 1909.

"Descendants de 13 animaux en provenance de la vallée du Rhône, relâchés sur la Loire en amont de Blois de 1973 à 1976, les Castors occupent aujourd'hui l'ensemble du fleuve et ses affluents dans les départements du Cher, du Loiret, du Loir-et-Cher, de l'Indre et de l'Indre-et-Loire." (Nature Centre).

 

Voir en vidéo la présentation d'un reportage  de Nicolas Gruaud pour TF1 (4,34').

Plus d'informations sur Wikipedia , ou sur le Guide Castor-Loutre de l'ONCFS.

 

Merci à Alban Larousse pour ses dessins inédits.

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

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Avec la baisse (enfin) du niveau de la Loire et le retour (timide) du soleil, une fleur rare et élégante apparaît et commence à éclore au milieu de la végétation des rives de Loire : le Jonc fleuri, comme on l'appelle familièrement, Butellus umbellatus en termes scientifiques.

En voie de raréfaction, cette fleur doit être laissée en place impérativement si vous la rencontrez.

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Plus de détails sur Wikipedia.

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

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Lorsque la forêt est peuplée de grands Chênes, il est préférable d'y rencontrer le Petit capricorne (Cerambyx scopolii) que le Grand capricorne des chênes (Cerambyx cerdo). Certes, ils sont totalement similaires d'aspect, mais la présence du second, deux ou trois fois plus grand que le premier - il est le plus grand coléoptère d'Europe -, peut annoncer la destruction de certains de ces feuillus grandioses ayant vécu des décades, voire des siècles : la femelle y dépose des larves redoutables, qui pénètrent en creusant de longues galeries au cœur du bois vivant, et peuvent amorcer un processus fatal irréversible.


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Petits ou grands, les capricornes appartiennent à la famille des longicornes (Cerambycidae) : les mâles en sont des représentants éminents avec des antennes beaucoup plus longues que le reste de leur corps, et qui se recourbent pour former d'élégantes figures.

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Plus de détails : http://www.insectes-net.fr/scopoli/scopo2.htm et http://www.insectes-net.fr/cerdo/cerd2.htm

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

Loin de nous l'idée de dénigrer les fleurs horticoles, celles que nous vendent les jardineries et que nous plantons dans nos massifs : beaucoup de ces "créations" sont très belles et accumulent toutes les qualités possibles et imaginables.

Mais, pour les amoureux des fleurs, au regard de ces innombrables cultivars sophistiqués, rien ne vaut la pureté et la simplicité des espèces sauvages dont ils sont issus.
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Actuellement, les fleurs blanches et souples du Chèvrefeuille des bois embaument littéralement leur environnement : les parfumeurs le savent, qui utilisent couramment cette fragrance délicieuse. La plante rustique se suffit à elle-même, elle ne déparera pas non plus dans un grand jardin savamment composé.

Mais nos Pivoines, Glaïeuls,
Tulipes, Œillets, Jacinthes, Géraniums, et bien évidemment, pour commencer, nos Roses... Toutes ces fleurs familières cultivées dans les pépinières ont pour origine une fleur simple dans la nature sauvage. Vous rencontrerez les élégantes pivoines sauvages roses, à une seule rangée de pétales, dans les sous-bois du Moyen-Atlas marocain ; les fins Glaïeuls pourpres (Gladiolus illyricus) colonisent des prairies sèches dans le midi de la France ; les frêles Tulipes sauvages (Tulipa sylvestris) de couleur jaune abondent dans les forêts jurassiennes, mais se rencontrent aussi plus rarement dans le Loiret.

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Partout dans nos campagnes, le simplissime églantier, alias Rosier des chiens (Rosa canina), préfigure les innombrables variétés de rosiers, anciens comme modernes, qui honorent prioritairement nos petits et grands jardins. En bouton comme épanouie, sa fleur possède une couleur tendre et un parfum suave mais délicat. Pour ceux qui aiment la pureté et détestent les maquillages, ce pourrait être la fleur idéale.

Le "Géranium" des balcons et jardins de banlieue est en fait un "Pélargonium" dont on rencontre la variété sauvage dans l'Anti-Atlas marocain. Mais la famille des Géraniums se décline chez nous en multiples espèces familières.
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Celles qui ont des fleurs de petite taille, comme le Bec-de-grue commun (Erodium cicutarium) ne sont pas pour autant méprisables : elles peuvent compenser en colorant des prairies entières, marquant ainsi les paysages pendant leur période de floraison.

C'est d'ailleurs une des qualités principales des fleurs sauvages : si, au détail, elles savent séduire aussi bien ou mieux que les fleurs de culture, ellles se reproduisent très généreusement, à condition qu'on ne les détruise pas avec des monstrueux "désherbants" et autres "pesticides" mortels.
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Les Coquelicots (Papaver rhoeas), variété domestique des Pavots décoratifs - ou fournisseurs de l'opium - reviennent très vite coloniser les friches agricoles non traitées (ici avec des Vipérines) et marquer des collines entières de leurs innombrables taches lumineuses, pour le plus grand plaisir des amateurs des peintures de Vincent Van Gogh  ou de Jean Arène.

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Et comme "bouquet final", une magnifique station de Trèfle incarnat (Trifolium incarnatum) située juste en face du Mont, sur la petite falaise sud de la Loire près de l'ancienne sablière Mauger.

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