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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 21:00
Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle

Une nouvelle vision, dans un épisode du documentaire "Planète terre" sur "la cinq", des extraordinaires Paradisiers (ou Oiseaux de paradis) de Nouvelle Guinée, ainsi que de leurs parades nuptiales ahurissantes, nous amène à nous questionner sur la présence et sur le rôle éventuel de telles parures du même ordre chez certains de nos oiseaux domestiques.
 

Quelles sont donc les espèces européennes dont les plumages peuvent être considérés comme les plus remarquables ? En voici quelques unes, parmi les plus familières, que nous vous laissons reconnaître.

Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle

 

En comparaison  de ce qui est connu notamment des Paradisiers (voir ci-après), nous pouvons faire plusieurs constats simples :
 

- Aucune espèce européenne familière ne dispose d'un plumage aussi spectaculaire, extravagant ou surréaliste que ceux de ces espèces exotiques.
 

- Parmi elles, on ne rencontre généralement pas le dimorphisme sexuel caractérisé qui marque la plupart des espèces d'oiseaux de paradis.
 

- Enfin, même si certains plumages sont qualifiés de "nuptiaux" lorsqu'ils se font plus beaux à l'approche des périodes de reproduction, rares sont les espèces présentes en Europe pour lesquelles les rituels de séduction atteignent des niveaux de sophistication qui en font de véritables spectacles.
 

Sur notre territoire ligérien, le Grèbe huppé est sans doute l'espèce dont le rituel de séduction est le plus spectaculaire (notre article Portrait : le Grèbe huppé, élégant séducteur et fieffé plongeur du 16/04/16  ).

Le Combattant varié, dont le plumage et les parades nuptiales sortent vraiment de l'ordinaire, va bien faire des haltes migratoires sur la Loire, mais avant le changement de plumage du mâle. Il faut se rendre dans les Pyrénées ou les Alpes pour espérer voir les célèbres parades des rares Grands Tétras ou Tétras lyres.

Nous sommes donc loin des exubérances des forêts lointaines de la Nouvelle Guinée !

Quand les oiseaux font spectacle
Quand les oiseaux font spectacle

Pourquoi sommes-nous privés de telles richesses naturelles ? Sans doute l'explication se trouve-t-elle en conclusion de ce texte de présentation de superbes vidéos récoltées par des chercheurs du laboratoire d’ornithologie de l’Université américaine de Cornell, présentant différentes parades nuptiales réalisées par des Paradisiers sur le site de Maxisciences.

De superbes vidéos récoltées par des chercheurs du laboratoire d’ornithologie de l’Université américaine de Cornell présentent différentes parades nuptiales réalisées par des paradisiers ou oiseaux de paradis.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/oiseau-de-paradis/les-superbes-et-etonnantes-parades-nuptiales-des-oiseaux-de-paradis_art30878.html
Copyright © Gentside Découverte



"Des plumes aux couleurs chatoyantes

De manière générale, le groupe des paradisiers rassemble une quarantaine d'espèces différentes d’oiseaux de Paradis. Les deux tiers de ces espèces présentent un dimorphisme sexuel marqué. Ce terme technique désigne l’ensemble des différences morphologiques entre un individu mâle et femelle. Aussi les mâles, contrairement aux femelles, sont généralement dotés d’un magnifique panel de plumes aux couleurs chatoyantes. Durant la période nuptiale, les mâles ayant atteint l’âge adulte se lancent dans des parades uniques, particulièrement complexes, mêlant des chants, des danses et bien sur, une exposition de leur plumage coloré. Ces rituels varient selon les espèces et nécessitent une totale maîtrise des moindres détails pour convaincre les femelles.
 

Des oiseaux encore méconnus

Néanmoins, il reste encore beaucoup à découvrir sur les paradisiers et ces oiseaux insolites n’ont pas fini de surprendre les chercheurs. Réputés pour être les plus spectaculaires du monde animal, ils évoluent actuellement dans des aires restreintes regroupant les forêts denses de Nouvelle-Guinée et quelques îles australiennes. Très proches du groupe des Corvidae, rassemblant notamment les corbeaux, les corneilles et les pies, les paradisiers ont évolué dans un environnement marqué par l’absence de prédateurs et l’abondance de nourriture. Aussi, leur comportement est marqué par des techniques de séduction particulièrement développées au dépend des stratégies de défenses contre les dangers."

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 11:13

REDIFFUSION EN COURS  !

Echappée exotique : Kinabatangan, le fleuve prodige de Bornéo

Dépéchez-vous : courez sur ARTE +7, allez dans les rediffusions "Découverte", et vous y trouverez trois séquences magnifiques sur la biodiversité de la grande île de Bornéo.
 

Le Kinabatangan est un fleuve sinueux traversant une forêt primaire aussi riche en espèces que la forêt amazonienne. La caméra accompagne un photographe naturaliste et ses guides, à la recherche des espèces les plus difficiles à contacter et des scènes les plus spectaculaires.

Echappée exotique : Kinabatangan, le fleuve prodige de Bornéo

Il y a de nombreux mammifères, notamment des singes comme l'Orang outan de Bornéo (Pongo pygmaeus) ou le  Singe argenté de feuille. Mais aussi l'Ours malais, la Panthère nébuleuse (Neofelis nebulosa) etc.

Echappée exotique : Kinabatangan, le fleuve prodige de Bornéo
Echappée exotique : Kinabatangan, le fleuve prodige de Bornéo

Là aussi, les oiseaux extraordinaires sont très présents et visibles : comme ici le fabuleux Calao Rhinocéros ( Buceros rhinoceros ) et le Calao Pie ( Anthracoceros albirostris ).

Mais aussi plusieurs espèces de Martins pêcheurs, dont celui d'Europe qui nous est familier.

Echappée exotique : Kinabatangan, le fleuve prodige de Bornéo
Echappée exotique : Kinabatangan, le fleuve prodige de Bornéo
Echappée exotique : Kinabatangan, le fleuve prodige de Bornéo
Echappée exotique : Kinabatangan, le fleuve prodige de Bornéo
Echappée exotique : Kinabatangan, le fleuve prodige de Bornéo
Echappée exotique : Kinabatangan, le fleuve prodige de Bornéo

Une des scènes les plus extraordinaires est celle où à la tombée de la nuit, des millions de Chauves-souris partant en chasse aux insectes sont attaquées par plusieurs rapaces prédateurs, ici l'Aigle de Wallace (Nisaetus nanus).


Bon, on adore ce qu'il y a "chez nous"... Mais si d'un coup de baguette magique, en plein milieu de l'hiver, on pouvait faire un petit saut là-bas...

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 11:18

Cet article est la reprise d'un article de novembre 2013. A la veille de grands froids - jusqu'à -9° C annoncés dans le Loiret - pensons à la faune sauvage qui va souffrir de ces températures inhabituelles , et qui va devoir s'alimenter sur ses réserves, la nourriture devenant très inaccessible.

Les Mustélidés, vous en connaissez probablement certains par leurs noms ; mais peut-être n'en avez-vous jamais vu. Ces mammifères, à l'instar des Canidés ou des Félins, forment dans l'ordre des Carnivores une grande famille représentée essentiellement chez nous par huit espèces. De dimensions réduites (entre 90 et 15 cm), vifs et agiles, très discrets et surtout principalement crépusculaires et nocturnes, vous aurez beaucoup de mal à les observer, et a fortiori à les photographier.
 

 

080512 (59)

A moins que vous n'en trouviez un mort, comme ce Blaireau couché au petit matin au bord d'une route en forêt d'Orléans. Mort naturelle ? Pas sûr : parce qu'ils sont prédateurs, les chasseurs ont tout fait pour les éliminer comme "nuisibles". Pourtant le Blaireau d'Europe ( Meles meles ), omnivore, en consommant surtout des vers de terre, des amphibiens et des petits rongeurs, rend plutôt service aux agriculteurs. Mais ce n'est pas la seule cause de sa raréfaction : heurts d'automobiles, destruction des milieux, épidémies... en sont aussi responsables.
 

Blaireau&apos- Alban Larousse

 

Avec le mâle pesant jusqu'à 20 kilos, le Blaireau est le plus gros de nos Mustélidés.

Parmi les plus petits, on trouve :

 

- La Belette d'Europe (Mustela nivalis) dont nous avions signalé un passage dans notre article "Au mont, les visiteurs du jour" du 19/04/2012.

 

- L'Hermine  (Mustela erminea) que nous n'avons jamais contactée ici.

 

- Le Vison d'Europe (Mustela lutreola) que nous n'avons pas non plus observé ici. Mais en voici un joli portrait dessiné par Alban Larousse :

 

100001 Vison - Alban Larousse

 

- Le Putois d'Europe (Mustela putorius), dont nous ne connaissons bien que la forme domestique, le Furet.

A Latingy, il y avait un "toit aux furets" dans les bâtiments d'exploitation. En effet, cet habile prédateur était traditionnellement dressé pour la chasse aux rongeurs près des habitations et au lapin dans les terriers.

Il est de nos jours essentiellement élevé comme animal de compagnie : le plus répandu en Europe après les chats et les chiens, d'après certains. Dormant beaucoup, il est sympathique, curieux et même facétieux... mais redoutable pour tout ce qui traîne normalement dans une maison.

 

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Nous en avions recueilli un pendant quelques jours : il s'était promené trop loin de chez ses propriétaires (en périurbain résidentiel) et n'avait pas su y retourner.

 

Dans les tailles moyennes, on trouve :
 

- La Fouine (Martes foina) dont l'exploit le plus récurrent est de s'installer avec sa famille sous les toitures, dans les greniers ou pire dans les faux-plafonds des habitations. Dont il est souvent très difficile de les déloger : nuits d'enfer assurées !

 

- La Martre des Pins (Marte martes). Reconnaissable à une "bavette" jaune-orangée qui tranche sur sa fourrure sombre, c'est un  redoutable prédateur pour les petits mammifères et pour les oiseaux, dont il apprécie aussi les oeufs ou les couvées : en effet, ce mustélidé forestier est un excellent grimpeur, et peut même sauter d'un arbre à un autre presque comme un singe.
 

Martre de 08juinViz. 021


Nous en avons déjà contacté une dans le Grand bois, trop près du secteur où se situe l'aire du Balbuzard : ce qui nous a amené à protéger le nid par une ceinture d'aluminium autour de l'arbre-support.

 

Précaution qui n'est pas superfétatoire :

Regardez la vidéo suivante : "Combat violent entre la Cigogne noire et la Martre"

 


 

Elle a fait un gros "buzz" sur le net : la Martre semble totalement indifférente aux redoutables coups de bec violents de la cigogne ; et éjectée de l'aire, elle va remonter pour terminer tranquillement la prédation des derniers oeufs !

 

Et en revenant aux plus grands :

 

- La Loutre d'Europe (Lutra lutra). Magnifique carnivore amphibie, essentiellement piscivore, la Loutre semble en passe de reconquérir ses territoires de Loire.

 

Loutre - Alban Larousse


Il y a quelques années, nous assistions à une tentative de remise à l'eau d'un bateau de Loire pris par une baisse de niveau alors qu'il stationnait devant le Mont. Il y eut soudain un moment de confusion et d'émotion chez les mariniers plongés dans l'eau jusqu'à la ceinture : une Loutre abritée là venait, selon eux, de leur filer entre les jambes !

Mais chaque Loutre circule silencieusement et surtout la nuit sur un territoire très vaste : les chances de la contacter sont particulièrement faibles.

 

Voici une photo de deux Loutres prise récemment par Océane Bardon...

131201 Loutres - Oce Bardon

... Mais c'est au zoo de Sydney, pas à Mardié !

 

 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 17:01
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire

En 2016, nous ne vous avons pas saturés avec des photos de Martin pêcheur (Alcedo athis) comme cela a pu être le cas dans les années précédentes. Pourtant, nous en voyons un tous les jours filer sur la Loire, ou se poser sur de fragiles branches émergeant de l'eau.

Plusieurs raisons à cela :

- Longtemps les crues submergeaient mon affût habituel comme tout le lit du fleuve. Et quand l'étiage s'est installé, nous avons trouvé des tonnes de flottants mélangés à des déchets humains déposés dans l'affût lui-même, bouchant complètement les vues vers l'ouest ; mais aussi dans la forêt du Castor qu'il faut traverser pour y accéder...
- Manque de temps : entre le lancement et la gestion de BalbuCam, l'enquête publique concernant la déviation que nous combattons depuis 20 ans, et l'intensification de la lutte qu'il faut préparer, comment trouver les dizaines d'heures que nous pouvions y consacrer ?

 

C'est pourquoi nous vous proposons de revenir sur une belle série de l'été 2013. On peut y voir qu'il est plus facile de tirer de l'eau un "gros" poisson que de l'avaler - en marche arrière pour le livrer à quelqu'un de la famille - après l'avoir fait sauter en l'air !
 

Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire
Flèche bleue, Martin pêcheur de Loire

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 17:20
En laissant courir le voleur de pommes...

Il est déjà huit heures et le jour est complètement levé... quand un Chevreuil musarde sous des arbres. Plus précisément sous les fruitiers de nos voisins...


Mais que peut bien chercher et trouver à manger ce beau brocard, là où il n'y a ni un brin d'herbe tendre, ni un feuillage accessible ?

En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...

Le coquin est tout simplement occupé à croquer les jolies pommes tombées sous l'arbre !

Au voleur, au voleur !

En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...

Mais, comme mon vieil ami Georges, je laisse courir les voleurs de pommes...

Pourtant, j'aurais sans doute dû dénoncer le coupable pour me dédouaner : les voisins m'avaient accusé (entre autres méfaits) d'être le voleur de leurs pommes !

"Mais les braves gens n'aiment pas que

l'on suive une autre route qu'eux.

Non les braves gens n'aiment pas que

l'on suive une autre route qu'eux !"

 

 

Et souvent, le matin à l'aube, je prends beaucoup de plaisir à regarder passer Chevreuils et Chevrettes pour une dernière gambade sur nos prairies avant de retourner se cacher dans les bois.

En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 15:54
Photo de Pierre-Mary Fontaine (recadrée) - Cliquez dessus pour l'agrandir.

Photo de Pierre-Mary Fontaine (recadrée) - Cliquez dessus pour l'agrandir.

 

Dès qu'il revient à Mardié, Pierre-Mary Fontaine est un des plus assidus des photographes naturalistes opérant sur notre rive de Loire, où il fait souvent de belles observations et de très beaux clichés.

Ainsi en est-il de cette magnifique et spectaculaire photo de prise d'un Balbuzard pêcheur.

 

Nous lui empruntons pour vous rappeler que nous sommes entrés dans la meilleure période pour assister aux maraudes, aux vols stationnaires, aux plongeons spectaculaires, et aux sorties de l'eau parfois laborieuses... surtout lorsque la prise atteint ces dimensions !

Sur notre site BalbuCam (http://www.balbucam.fr/), il y a moins à voir "En direct" depuis que, le 12 juillet, Vic a pris son envol et circule librement. Mais les séquences de nourrissage, ou encore les scènes d'alerte, peuvent être croustillantes et spectaculaires. Et nous assurerons jusqu'au départ en migration de nos trois rapaces un suivi "extérieur" qui devrait être particulièrement intéressant. Alors, ne manquez pas ces rendez-vous qui ne se reproduiront pas souvent !

 

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 14:21


Les inondations catastrophiques qui ont frappé nos villages au passage de mai à juin ont à juste raison occuppé le devant de la scène pendant une longue période. Si ce n'était pas à ce blog de les commenter à chaud, il n'en reste pas moins que les milieux naturels ont été gravement atteints, et par le déluge : 150 mm de pluies en quelques jours seulement ; et par les crues et les inondations exceptionnelles.

Si les hommes ont subi de très graves dégats essentiellement matériels, c'est la mort à frappé cruellement et en masse les animaux sauvages. Tous ceux qui suivent notre BalbuCam en ont eu le témoignage direct avec la couvée de trois petits Balbuzards à peine éclos où seul l'aîné a réussi à survivre. Mais un seul témoignage parmi des milliers de petits drames souvent invisibles...  Retour sur ce triste épisode.


 

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

Souvenez-vous, au passage de l'année, en plein hiver, la Loire était encore à son étiage exceptionnel de 2015. Ce qui a permis de déceler une pollution aux hydrocarbures... qui n'en était pas à sa première occurence !


Au printemps, la Loire a vu ses niveaux remonter... Normal.
Puis jouer au "Yoyo"? Très haute début avril, puis esquissant une redscente...

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

En mai, les choses se sont gâtées : la crue a été fluctuante à un niveau élevé, et les oiseaux n'ont plus trouvé d'îlots ou de grèves libres de végétation pour se poser, pour rechercher de la nourriture, et a fortiori pour nidifier.


Certains s'en sont sortis plus ou moins facilement : les Grands cormorans, les Goélands leucophées, les Canards colverts, les différents Hérons...

Des nids construits sur la végétation sont devenus flottants, comme celui de ces Foulques...

 

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

Pour d'autres, cela a tourné au désastre mortel pour les portées en cours. C'est notamment le cas des oiseaux nidifiant au sol, comme les Mouettes et les Sternes.

Notre ami Cyril Maurer a saisi le 3 juin des scènes désespérées, comme celle qui suit, avec des poussins condamnés d'avance par la montée des eaux...

Photo Cyril Maurer

Photo Cyril Maurer

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

Après avoir été habitée par 360 couples d'Hirondelles de rivage, la falaise sablo-graveleuse de la rive sud de la Loire avait été noyée et délaissée pendant quelques années. A un moment où la Loire n'était pas trop haute, une grande colonie de ces oiseaux a réinvesti les lieux en y creusant plusieurs centaines de nids.

 

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

Mais mal leur en a pris : inexorablement, le gigantesque plan d'eau a noyé la falaise et ses habitants jusqu'au dernier... Des centaines de petites victimes, une génération manquante.


Pour les Sternes, c'est pareil, sauf que cela fait plusieurs années que les reproductions sont compromises.


L'eau est belle. Mais trop d'eau, au mauvais moment, et la plupart des espèces inféodées  sont impactées. Pour beaucoup, dramatiquement...

 

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 18:22
Le grillon champêtre stridule à nouveau
Le grillon champêtre stridule à nouveau

Le Grillon champêtre (Gryllus campestris), encore appelé "Grillon des champs", est un Orthoptère, tout comme le sont les sauterelles et les criquets. Il relève de la Famille des Gryllidés, c'est-à-dire des "vrais" grillons, représentés en France par une quinzaine d'espèces.
 

Les mâles produisent un bruit aigu et perçant par le frottement de leurs élytres. Ce chant très familier dans les prairies naturelles a tendance à disparaître à l'instar des pâtures... ainsi que le jeu bien connu des anciens gamins, consistant à "chatouiller" la bestiole avec une longue herbe rigide pour la faire sortir de son trou et la capturer à sa sortie...



Plus de détails sur http://www.insectes-net.fr/grillon/grill2.htm

Le grillon champêtre stridule à nouveau
Le grillon champêtre stridule à nouveau

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 10:57
Photos de nos amis : Une Bergeronnette printanière

De plus en plus d'adhérents de MARDIEVAL ou d'amis passionnés par la nature viennent à Mardié sur les bords de Loire pour confirmer leurs talents de photographes ou s'initier a de nouvelles méthodes... Sachant que notre "spot" est un des tout meilleurs de l'est orléanais.

Loire & biodiversité ouvre donc une rubrique "Photos de nos amis" qui mettra a l'honneur leurs meilleurs clichés,  et fera état de leurs plus belles réussites.

Nous l'inaugurons avec une photo prise par notre ami Jérôme Lamour - vous savez, notre ingénieur-sorcier de la BalbuCam - qui débute avec la digiscopie - vous savez, les photos prises à travers une lunette d'ornitho... -.

Cette technique demande pas mal d'entraînement et d'habileté, alors que les passereaux comme cette charmante Bergeronnette printanière (Motacilla flava) sont très mobiles, donc difficiles à saisir derrière une optique à très fort grossissement.

Bravo et merci à Jérôme !

 

Plus de détails sur cette Bergeronette printanière sur oiseaux.net.
 

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 17:46
Au Gui les crécerelles...

La scène se passe il y a un peu moins d'un an, fin mars 2015. Un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) a rapporté sa proie sur les grands Peupliers au fond de la prairie du Mont.

Mais le petit rapace repart vite dans un rapide ballet aérien qu'il partage avec un de ses congénères. 

Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...

Premier constat lorsque nos oiseaux se posent enfin : il s'agit bien d'un couple mâle/femelle, le mâle étant reconnaissable à la tête, la nuque et les côtés du cou gris bleuté.

 

Second constat, qui se confirme au cours des jours suivants : nos deux virtuoses  fréquentent les abords d'une très grosse boule de Gui (Viscum album), se posent sur elle ou juste à côté d'elle très fréquemment.

Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...

Et même, en observant bien, on doit constater que fréquemment, ils se glissent à l'intérieur du Gui, y trouvant un poste d'observation ou en restant à l'intérieur de la boule.

Pour y rentrer, ils n'hésitent pas à s'y laisser tomber verticalement : peut-être dans un "couloir", existant ou créé, que nous ne pouvons pas voir.

Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...

Lorsqu'on arrive à la mi-avril, la période de nidification, nous nous questionnons pour savoir si le nid va s'installer au coeur de la boule. Comment ultérieurement, les jeunes pourraient prendre leur envol dans cet "embrouillamini" végétal ?


Non, finalement, après quelques ballets aériens supplémentaires, notre couple s'éloigne, probablement pas très loin puisqu'on les revoit passer parfois furtivement. Mais les feuillages qui ont poussé nous cachent tout, comme lors de reproductions précédentes.

il faudra donc attendre de longues semaines avant de voir réapparaître des éléments de la petite famille...

Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...

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Présentation

  • : Loire & biodiversité
  • Loire & biodiversité
  • : Pour vous, nous voulons illustrer ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par des absurdes projets de déviations routières datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, alors nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !
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