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Loire & biodiversité

Loire & biodiversité

Pour vous, nous illustrons ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par un absurde projet de déviation routière datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, et nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !

especes et territoires

Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires
En laissant courir le voleur de pommes...

Il est déjà huit heures et le jour est complètement levé... quand un Chevreuil musarde sous des arbres. Plus précisément sous les fruitiers de nos voisins...


Mais que peut bien chercher et trouver à manger ce beau brocard, là où il n'y a ni un brin d'herbe tendre, ni un feuillage accessible ?

En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...

Le coquin est tout simplement occupé à croquer les jolies pommes tombées sous l'arbre !

Au voleur, au voleur !

En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...

Mais, comme mon vieil ami Georges, je laisse courir les voleurs de pommes...

Pourtant, j'aurais sans doute dû dénoncer le coupable pour me dédouaner : les voisins m'avaient accusé (entre autres méfaits) d'être le voleur de leurs pommes !

"Mais les braves gens n'aiment pas que

l'on suive une autre route qu'eux.

Non les braves gens n'aiment pas que

l'on suive une autre route qu'eux !"

 

 

Et souvent, le matin à l'aube, je prends beaucoup de plaisir à regarder passer Chevreuils et Chevrettes pour une dernière gambade sur nos prairies avant de retourner se cacher dans les bois.

En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...
En laissant courir le voleur de pommes...

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires
Photo de Pierre-Mary Fontaine (recadrée) - Cliquez dessus pour l'agrandir.

Photo de Pierre-Mary Fontaine (recadrée) - Cliquez dessus pour l'agrandir.

 

Dès qu'il revient à Mardié, Pierre-Mary Fontaine est un des plus assidus des photographes naturalistes opérant sur notre rive de Loire, où il fait souvent de belles observations et de très beaux clichés.

Ainsi en est-il de cette magnifique et spectaculaire photo de prise d'un Balbuzard pêcheur.

 

Nous lui empruntons pour vous rappeler que nous sommes entrés dans la meilleure période pour assister aux maraudes, aux vols stationnaires, aux plongeons spectaculaires, et aux sorties de l'eau parfois laborieuses... surtout lorsque la prise atteint ces dimensions !

Sur notre site BalbuCam (http://www.balbucam.fr/), il y a moins à voir "En direct" depuis que, le 12 juillet, Vic a pris son envol et circule librement. Mais les séquences de nourrissage, ou encore les scènes d'alerte, peuvent être croustillantes et spectaculaires. Et nous assurerons jusqu'au départ en migration de nos trois rapaces un suivi "extérieur" qui devrait être particulièrement intéressant. Alors, ne manquez pas ces rendez-vous qui ne se reproduiront pas souvent !

 

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires


Les inondations catastrophiques qui ont frappé nos villages au passage de mai à juin ont à juste raison occuppé le devant de la scène pendant une longue période. Si ce n'était pas à ce blog de les commenter à chaud, il n'en reste pas moins que les milieux naturels ont été gravement atteints, et par le déluge : 150 mm de pluies en quelques jours seulement ; et par les crues et les inondations exceptionnelles.

Si les hommes ont subi de très graves dégats essentiellement matériels, c'est la mort à frappé cruellement et en masse les animaux sauvages. Tous ceux qui suivent notre BalbuCam en ont eu le témoignage direct avec la couvée de trois petits Balbuzards à peine éclos où seul l'aîné a réussi à survivre. Mais un seul témoignage parmi des milliers de petits drames souvent invisibles...  Retour sur ce triste épisode.


 

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

Souvenez-vous, au passage de l'année, en plein hiver, la Loire était encore à son étiage exceptionnel de 2015. Ce qui a permis de déceler une pollution aux hydrocarbures... qui n'en était pas à sa première occurence !


Au printemps, la Loire a vu ses niveaux remonter... Normal.
Puis jouer au "Yoyo"? Très haute début avril, puis esquissant une redscente...

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

En mai, les choses se sont gâtées : la crue a été fluctuante à un niveau élevé, et les oiseaux n'ont plus trouvé d'îlots ou de grèves libres de végétation pour se poser, pour rechercher de la nourriture, et a fortiori pour nidifier.


Certains s'en sont sortis plus ou moins facilement : les Grands cormorans, les Goélands leucophées, les Canards colverts, les différents Hérons...

Des nids construits sur la végétation sont devenus flottants, comme celui de ces Foulques...

 

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

Pour d'autres, cela a tourné au désastre mortel pour les portées en cours. C'est notamment le cas des oiseaux nidifiant au sol, comme les Mouettes et les Sternes.

Notre ami Cyril Maurer a saisi le 3 juin des scènes désespérées, comme celle qui suit, avec des poussins condamnés d'avance par la montée des eaux...

Photo Cyril Maurer

Photo Cyril Maurer

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

Après avoir été habitée par 360 couples d'Hirondelles de rivage, la falaise sablo-graveleuse de la rive sud de la Loire avait été noyée et délaissée pendant quelques années. A un moment où la Loire n'était pas trop haute, une grande colonie de ces oiseaux a réinvesti les lieux en y creusant plusieurs centaines de nids.

 

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

Mais mal leur en a pris : inexorablement, le gigantesque plan d'eau a noyé la falaise et ses habitants jusqu'au dernier... Des centaines de petites victimes, une génération manquante.


Pour les Sternes, c'est pareil, sauf que cela fait plusieurs années que les reproductions sont compromises.


L'eau est belle. Mais trop d'eau, au mauvais moment, et la plupart des espèces inféodées  sont impactées. Pour beaucoup, dramatiquement...

 

Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...
Dérèglements : 2016, et des crues qui tuent...

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires
Le grillon champêtre stridule à nouveau
Le grillon champêtre stridule à nouveau

Le Grillon champêtre (Gryllus campestris), encore appelé "Grillon des champs", est un Orthoptère, tout comme le sont les sauterelles et les criquets. Il relève de la Famille des Gryllidés, c'est-à-dire des "vrais" grillons, représentés en France par une quinzaine d'espèces.
 

Les mâles produisent un bruit aigu et perçant par le frottement de leurs élytres. Ce chant très familier dans les prairies naturelles a tendance à disparaître à l'instar des pâtures... ainsi que le jeu bien connu des anciens gamins, consistant à "chatouiller" la bestiole avec une longue herbe rigide pour la faire sortir de son trou et la capturer à sa sortie...



Plus de détails sur http://www.insectes-net.fr/grillon/grill2.htm

Le grillon champêtre stridule à nouveau
Le grillon champêtre stridule à nouveau

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires
Photos de nos amis : Une Bergeronnette printanière

De plus en plus d'adhérents de MARDIEVAL ou d'amis passionnés par la nature viennent à Mardié sur les bords de Loire pour confirmer leurs talents de photographes ou s'initier a de nouvelles méthodes... Sachant que notre "spot" est un des tout meilleurs de l'est orléanais.

Loire & biodiversité ouvre donc une rubrique "Photos de nos amis" qui mettra a l'honneur leurs meilleurs clichés,  et fera état de leurs plus belles réussites.

Nous l'inaugurons avec une photo prise par notre ami Jérôme Lamour - vous savez, notre ingénieur-sorcier de la BalbuCam - qui débute avec la digiscopie - vous savez, les photos prises à travers une lunette d'ornitho... -.

Cette technique demande pas mal d'entraînement et d'habileté, alors que les passereaux comme cette charmante Bergeronnette printanière (Motacilla flava) sont très mobiles, donc difficiles à saisir derrière une optique à très fort grossissement.

Bravo et merci à Jérôme !

 

Plus de détails sur cette Bergeronette printanière sur oiseaux.net.
 

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires
Au Gui les crécerelles...

La scène se passe il y a un peu moins d'un an, fin mars 2015. Un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) a rapporté sa proie sur les grands Peupliers au fond de la prairie du Mont.

Mais le petit rapace repart vite dans un rapide ballet aérien qu'il partage avec un de ses congénères. 

Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...

Premier constat lorsque nos oiseaux se posent enfin : il s'agit bien d'un couple mâle/femelle, le mâle étant reconnaissable à la tête, la nuque et les côtés du cou gris bleuté.

 

Second constat, qui se confirme au cours des jours suivants : nos deux virtuoses  fréquentent les abords d'une très grosse boule de Gui (Viscum album), se posent sur elle ou juste à côté d'elle très fréquemment.

Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...

Et même, en observant bien, on doit constater que fréquemment, ils se glissent à l'intérieur du Gui, y trouvant un poste d'observation ou en restant à l'intérieur de la boule.

Pour y rentrer, ils n'hésitent pas à s'y laisser tomber verticalement : peut-être dans un "couloir", existant ou créé, que nous ne pouvons pas voir.

Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...

Lorsqu'on arrive à la mi-avril, la période de nidification, nous nous questionnons pour savoir si le nid va s'installer au coeur de la boule. Comment ultérieurement, les jeunes pourraient prendre leur envol dans cet "embrouillamini" végétal ?


Non, finalement, après quelques ballets aériens supplémentaires, notre couple s'éloigne, probablement pas très loin puisqu'on les revoit passer parfois furtivement. Mais les feuillages qui ont poussé nous cachent tout, comme lors de reproductions précédentes.

il faudra donc attendre de longues semaines avant de voir réapparaître des éléments de la petite famille...

Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...
Au Gui les crécerelles...

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste

7/08/2015 - Cela commence par la poursuite d'un rapace par une Corneille noire : une scène relativement familière, ces corvidés ne craignent pas de défier des oiseaux a priori plus puissants qu'eux... surtout lorsqu'il s'agit de leur prendre leurs proies !


Il s'agit clairement d'une Bondrée apivore (Pernis apivorus) voir notre article "Portrait - La Bondrée apivore, grande discrète... trop méconnue" du 21/11/2012 . Mais à bien la regarder, il y a plusieurs choses curieuses qui interrogent : d'abord un énorme trou dans les rémiges tertiaires, trace probable d'un accident ; dans ce trou, comme une antenne ; et quelque chose entre les pattes : peut-être la proie convoitée par la Corneille ?

La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste

Il nous a fallu attendre de regarder les photos agrandies pour identifier, bloqués dans ses serres, des rayons d'un essaim d'hyménoptères.

Pas surprenant : "Ses proies principales sont les larves, les pupes et les adultes d'hyménoptères sociaux (principalement des guêpes, mais aussi des abeilles, des bourdons et des frelons, y compris les frelons asiatiques5), ainsi que la cire et le miel éventuellement trouvés dans les rayons de l'essaim. Le nid des insectes est détecté en suivant les adultes en vol jusqu'à l'emplacement de l'essaim. " (Wikipedia)

En l'occurrence, il s'agit vraisemblablement de rayons de Guêpes polistes (Polistes dominula), dont les nids sont formés de fibres végétales, et parfois fixés sur des branches : le prédateur en a sans doute emporté un morceau trop solidement rattaché aux rayons.

La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste

L'inventaire d'une certaine Étude d'impact prétend n'avoir pas trouvé de trace de nidifications de Bondrée apivore dans les bois de Latingy : dommage pour eux, puisque pourtant, depuis de très longues année et de façon récurrente, nous voyons dans le ciel , nous rencontrons dans les allées de ces bois, et nous prenons en photos très fréquentes des Bondrées apivores dans des circonstances qui attestent de situations de reproduction à proximité immédiate. Cet été encore, d'autres individus ont été contactés, souvent en couple.
 

Et, comme celui qui suit, ils n'avaient pas l'aile droite déplumée qui aurait permis d'identifier la Bondrée aux rayons de Guêpes...

La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires
Les renardeaux de Courpain

Retour à l'été dernier :

4/08/2015 : dans la Réserve de Courpain à Ouvrouer-les-Champs gérée par la Maison de la Loire de Jargeau, Cyril Maurer observe longuement une jolie scène naturelle : quatre jeunes Renards roux (Vulpes vulpes) sur la grève du plan d'eau, occupés à la promenade, à des jeux de combats, à bailler aux corneilles...

 

Merci à lui de nous avoir confié cette série pleine de charme.

Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain

Puisque nous reparlons du Renard roux (Vulpes vulpes), je vous proose de regarder (pour la première fois ou à nouveau) le remarquable documentaire sur les Renards de Franck Vigna,  L'odeur de l'herbe coupée : 53 300 vues sur internet depuis sa mise en ligne en décembre 2014 !


Et retournons aussi voir les magnifiques dessins d'Alban Larousse dans notre article "Parmi les mal-aimés : Goupil, le rouquin malin" du 28/12/11.
 

Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires
Les clés du spicilège 2015 (2)

Chaleur, sécheresse, voire canicule : nos prairies n'ont pas été gâtées cet été en ce qui concerne les "fleurs des champs". Pour trouver un peu de couleur dans le paysage, il fallait plutôt chercher sur les rives de la Loire où subsistaient des rosées le matin. La Saponaire officinale, par exemple, y a bien résisté à ces épisodes climatiques difficiles (notre article Fleur du jour : la Saponaire officinale du 29/07/15).

Beaucoup d'insectes sont aussi dépendants de ces floraisons. Toujours près du fleuve, nous avons retrouvé la Hoplie bleue sur la Jussie, cette plante invasive qui semble hélas increvable, qu'il gèle, qu'il fasse trop chaud ou qu'elle reste plusieurs mois sous l'eau (notre article La Hoplie bleue, scarabée bijou du 07/08/15).


Enfin, ce sont les champignons qui ont, chez nous, le plus souffert  de ces épisodes. Parmi les espèces comestibles les plus estimées, seules les Coulemelles sont sorties en nombre à la fin de l'été
(notre article Champignons : où sont-ils ? du 09/10/15).
 

Le changement de régime de la Loire nous a quand même probablement valu quelques bonnes surprises. La chasse des batraciens nombreux dans la Jussie a  probablement motivé le séjour d'une exceptionnelle durée du Héron pourpré au pied du coteau du Mont (notre article Un jeune Héron pourpré qui... kiffe Le Mont ! du 02/08/15).
 

Les clés du spicilège 2015 (2)
Les clés du spicilège 2015 (2)

Fin septembre, nous avons vu revenir notre Circaète Jean-le-Blanc à l'affût en haut d'un des grands peupliers : comme tous les ans, après la reproduction (notre article "Notre" Circaète Jean-le-blanc revient au Mont du 26/09/15). Les rapaces migrateurs, habitués des climats africains, résistent bien aux fortes chaleurs. Pas sûr qu'il en soit de même pour leurs fragiles rejetons après leurs éclosions.
 

Quant au Crapaud commun, nous l'avions surtout rencontré au fond des bois dans des endroits frais. L'un d'entre eux était cet été à notre Belvédère Genevoix.  (notre article Un mal-aimé discret : le Crapaud commun du 13/11/15).

 

D'évidence, même à un niveau exceptionnellement bas, la Loire reste avec ce réchauffement inquiétant un lieu favorisé, un refuge privilégié pour la biodiversité. Certains "responsables" devraient en prendre conscience !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

2015 l’année la plus chaude jamais enregistrée ? Les experts en sont maintenant convaincus, et nous en avons subi ici, au bord de la Loire des preuves répétées. Le ciel bleu a obstinément régné pendant la majeure partie des "belles" saisons, printemps et été.

Avec des avantages : une visibilité particulière sur l'avifaune avec plusieurs "coches" nouvelles (Faucon pèlerin, Marouette ponctuée, Héron garde-bœufs, Oenicdème criard) ; des observations exceptionnelles comme celles d'un Héron pourpré présent  pendant presque un mois devant le Mont ; et des photos de qualité car bénéficiant de conditions de lumière souvent optimales. Ainsi celle de Jacques Thomas où des Hirondelles sont posées comme des notes sur une portée musicale (notre article Hirondelle des villes, Hirondelle des champs du 7/09/15) ; ou celle qui rapproche de façon saisissante le vol pur d'un Balbuzard pêcheur avec celui d'un Airbus laissant derrière lui les traces de sa consommation d'hydrocarbures (notre article Monter au ciel : qui montre l'exemple ? du 24/09/15).

Les clés du spicilège 2015 (1)
Les clés du spicilège 2015 (1)

En revanche, cette anomalie climatique n'a pas servi le paysage. Les épisodes de canicule ont "grillé" les feuillages de nombreuses espèces végétales terrestres, tandis que les rejets envahissants trouvaient sur les îlots et les grèves des conditions d'implantation et de croissance particulièrement favorables. L'étiage a provoqué une baisse de niveaux sans précédent,  découvrant de larges secteurs au détriment des courants de faible hauteur qui attirent habituellement dans notre secteur de nombreuses espèces. Quant aux ciels, ils ont été largement privés des symphonies de couleurs qui enchantent les autres années les petits matins et les couchers du soleil. Il a fallu attendre l'automne pour voir revenir ce type de rouge matinal (notre article Intermède automnal du 25/10/15).

Matinal, mais aussi exceptionnellement nocturne : la lune a subi une magnifique éclipse... par la terre  (notre article Lune rouge sang : le ciel est aussi un paysage ! du 29/09/15). qui a permis de l'observer à la lunette avec un relief étonnant.

Le faible niveau de l'eau sur le bras nord de la Loire devant Mardié nous a aussi largement privé de beaux spectacles habituels en juillet/août : celui des plongeons des Balbuzards pêcheurs, de leurs envols "récompensés", de leurs montées en spirale avec les courants ascendants.

Leur pêche a dû se reporter plus en aval devant Latingy ou dans le virage de Bou, ou sur les étangs.

En quête d'une nourriture raréfiée, certains passereaux ont franchi des barrières dangereuses en rentrant dans les maisons. Ce Rougegorge familier entré dans notre véranda a eu beaucoup de mal à en sortir, même avec notre bienveillante assistance !  (Notre article L'ami Rougegorge ! du 02/11/15).

Les clés du spicilège 2015 (1)
Les clés du spicilège 2015 (1)

Alors, le dérèglement climatique est-il en cause ? Tout le laisse à penser !

Depuis plusieurs années, on voit arriver discrètement, puis s'installer dans le paysage des espèces d'oiseaux considérées jusque là comme plutôt "méridionales" Ainsi, à l'automne, plusieurs petits groupes de Hérons garde-bœufsse sont mêlés aux Aigrettes garzettes sur les grèves ou les îlots des jours durant. (Notre article Nouvel invité : le Héron garde-boeufs du 15/09/15). On les avait vues jusque là surtout dans des documentaires sur l'Afrique.

Et les trois Echasses blanches qui ont séjourné au pied du coteau du Mont au mois d'août étaient peut-être celles que nous avions vues antérieurement... sur le canal du Midi ! (Notre article Trois Echasses blanches du 11/08/15).


 

Est-ce aussi lié à spécificités du climat de 2015 ? Nous n'avions jamais eu une telle visibilité sur les Castors d'Europe qui à partir du mois de mai sont sortis tous les soirs en face du Mont, une heure avant la tombée de la nuit, sur la rive nord de l'île des Baffaits (Nos articles Le soir des Castors du 24/06/15 et du 29/06/15). 

Nous pourrions aussi voir dans quelques années apparaître de nouvelles espèces d'Odonates plus méridionales. Les "coups de chaud" auraient pu cette saison favoriser les émergences, mais la mise à sec de milieux de reproduction a pu jouer en sens inverse, puisque les observations n'ont pas été extraordinaires sur la rive de Loire.
Par contre, la situation aurait pu être meilleure dans les bois. A la mi-juin, une Aeschne mixte est venue quotidiennement nous tenir compagnie dans une allée du Grand-Bois d'où nous observions les Balbuzards. (Notre article Libellules : derniers contacts du 15/07/15.)

 

Les clés du spicilège 2015 (1)

A suivre...

Les clés du spicilège 2015 (1)

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