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Loire & biodiversité

Loire & biodiversité

Pour vous, nous illustrons ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par un absurde projet de déviation routière datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, et nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !

Publié le par Jim
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Limicoles (6) : La Bécassine des marais, le Petit gravelot, le Tournepierre et le Pluvier
Limicoles (6) : La Bécassine des marais, le Petit gravelot, le Tournepierre et le Pluvier
Limicoles (6) : La Bécassine des marais, le Petit gravelot, le Tournepierre et le Pluvier

Après des limicoles "haut-perchés", de véritables mini-échassiers, voici quatre espèces "courte-pattes"... courtes de becs pour les trois dernières, et de taille modeste, voir petite. Les prises de vues ont parfois été réalisées souvent dans des conditions difficiles, il faut donc pardonner la qualité faible de certains de ces témoignages. La Bécassine des marais (Gallinago gallinago), se reconnait à son bec très long et droit, à sa silhouette compacte, et à la couleur brun foncé rayé de brun clair de la partie supérieure de son plumage. Elle est souvent dissimulée dans les herbes ou dans la végétation morte en limite des rivages du fleuve.

Se nourrissant d'invertébrés, elle sonde le sol, fouille dans la boue : l'extrémité flexible de son bec lui permet de "sentir" ses proies, principalement des vers. Et ce, à l'instar de nombreux limicoles à long becs. Le rythme de ses mouvements de tête peut ressembler à certains moments à celui d'une machine à coudre.

Alertée, la Bécassine s'accroupit, puis part brusquement en vol zig-zagant, avec un cri sec.

Limicoles (6) : La Bécassine des marais, le Petit gravelot, le Tournepierre et le Pluvier

 

Le Petit gravelot nous est très familier : on le voit de façon récurrente courir parmi les colonies de Sternes qui nidifient sur les bancs de sable et graviers de la Loire au printemps. Une bonne raison à cela : sa nidification a lieu dans des conditions tout à fait similaires.

 

Limicoles (6) : La Bécassine des marais, le Petit gravelot, le Tournepierre et le Pluvier
Limicoles (6) : La Bécassine des marais, le Petit gravelot, le Tournepierre et le Pluvier
Limicoles (6) : La Bécassine des marais, le Petit gravelot, le Tournepierre et le Pluvier
Limicoles (6) : La Bécassine des marais, le Petit gravelot, le Tournepierre et le Pluvier
                                    Les photos de Pierre-Mary Fontaine
                                    Les photos de Pierre-Mary Fontaine
                                    Les photos de Pierre-Mary Fontaine
                                    Les photos de Pierre-Mary Fontaine

Les photos de Pierre-Mary Fontaine

Le Petit gravelot en plumage nuptial est facilement identifiable à son noeud papillon, à ses lunettes et à son bandeau frontal noirs. Et à ses infatigables sprints au bord de l'eau, en dehors de quelques séquences de repos.

Ce visiteur d'été picore différents insectes, des araignées, des petits crustacés et des vers, chassant parfois en tapant des pieds sur le sol pour déranger les proies qui s'y dissimulent.

 

 

 

Sur le bloc dessiné par Alban Larousse, on voit notamment gravelots et Tournepierre

Sur le bloc dessiné par Alban Larousse, on voit notamment gravelots et Tournepierre

Limicoles (6) : La Bécassine des marais, le Petit gravelot, le Tournepierre et le Pluvier
                                     Les photos de Pierre-Mary Fontaine
                                     Les photos de Pierre-Mary Fontaine

Les photos de Pierre-Mary Fontaine

Le Tournepierre à collier (Arenaria interpres), que nous avons pu observer en avril 2014 se reconnait à plumage nuptial de la même famille que celui des gravelots, mais en plus compliqué.

Il ne peut être que de passage. C'est un familier des zones côtières ; plusieurs milliers hivernant même sur nos rivages français, alors que d'autres migrent jusqu'en Afrique tropicale. A la fin du printemps, il part se reproduire sur la toundra côtière qui présente la végétation et les ressources alimentaires adéquates pour sa reproduction. En chasse, il retourne les pierres pour y découvrir d'éventuelles proies, ce qui est à l'origine de son nom vernaculaire.

 

 

Terminons avec un autre passager "rare", le Pluvier argenté (Pluvialis squatarola), dont les parcours migratoires sont assez semblables. Son plumage nuptial avec du noir tout en dessous, remontant jusqu'à couvrir le visage, le rendait assez reconnaissable lors de notre observation en mai 2009.

Limicoles (6) : La Bécassine des marais, le Petit gravelot, le Tournepierre et le Pluvier

A suivre : Le Vanneau huppé, le Vanneau sociable et l'Echasse blanche

 

Plus de détails concernant la Bécassine des marais sur oiseaux.net

Plus de détails concernant le Petit gravelot sur oiseaux.net

Plus de détails concernant le Tournepierre à collier sur oiseaux.net

Plus de détails concernant le Pluvier argenté sur oiseaux.net

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Limicoles (5) : Le Combattant varié, le Courlis et la Barge
Limicoles (5) : Le Combattant varié, le Courlis et la Barge
Limicoles (5) : Le Combattant varié, le Courlis et la Barge
Limicoles (5) : Le Combattant varié, le Courlis et la Barge

Après les Chevaliers, nous restons dans le registre guerrier en abordant le Combattant varié (Philomachus pugnax), d'ailleurs longtemps nommé Chevalier combattant, bien que plus proche des Bécasseaux que des Chevaliers. En fait, ce nom vernaculaire vient des parades nuptiales spectaculaires auxquelles se livrent les mâles au printemps, avec des défis appuyés par le gonflement des plumes érectiles de leur collerette, le hérissement de leurs oreillettes de plumes, le déploiement et le battement de leurs ailes ; et par des affrontents surtout symboliques à coups de bec, en sautillant, en se toisant ou en s'accroupissant.

 

Malheureusement, nous ne verrons pas ici ces cérémonies, localisées sur des sites traditionnels des "arènes" beaucoup plus nordiques.

 

(Dessin d'Alban Larousse)

Limicoles (5) : Le Combattant varié, le Courlis et la BargeLimicoles (5) : Le Combattant varié, le Courlis et la Barge

                                                                                                  (Guide Delachaux et Niestlé)

 

Nous avons déja parlé du Combattant varié  : deux individus isolés en halte migratoire avaient été observés en octobre 2013 et en avril 2014 (nos articles "Oiseau rare : le combattant varié" du 11/10/13 et "Sur la loire, beaucoup d'espèces à voir !" du 24/04/14). Et surtout à la fin 2014, avec le passage d'un groupe de huit combattants (notre article "Huit Combattants" du 31/08/14).

On aura pu à cette occasion vérifier que ce migrateur est sociable, restant généralement bien en groupe, et se mêlant sans problèmes à des colonies d'autres espèces comme ici parmi ces Vanneaux huppés.

Limicoles (5) : Le Combattant varié, le Courlis et la Barge

Le Combattant mâle a une taille à peine inférieure à celle du Chevalier aboyeur ; la femelle est visiblement beaucoup plus petite, d'un tiers environ. Un dimorphisme sexuel dans ce sens et dans ces proportions est tout à fait exceptionnel.

Ce limicole se nourrit principalement de petits invertébrés, insectes, crustacés, mollusques etc., notamment en période de reproduction. Mais, plus que pour d'autres limicoles, les végétaux constituent aussi une part notable de son alimentation. Ainsi, en Afrique, le Combattant varié peut ne consommer que des graines pendant plusieurs mois.

 

 

 

Vu au milieu d'un groupe de Mouettes rieuses en avril 2012, le Courlis corlieu (Numenius phaeopus), lui, n'est pas le plus grand des Limicoles puisque cet honneur revient à son proche, le Courlis cendré (espèce parfois observée en migration ou en dortoir sur des grèves de Loire, qui peut nicher sporadiquement dans le lit du fleuve en milieu prairial). Mais, comme il peut mesurer jusqu'à 37 cm de long et 88 cm d'envergure, c'est quand même le plus grand des limicoles qui nous ait rendu visite.

Il dispose d'un long bec arqué vers le bas, élément majeur d'identification. Avec ce bec, compte tenu d'une alimentation assez variée, Il picore plus à la surface que les autres Courlis, mais sonde cependant les milieux humides en profondeur de temps à autre.

Limicoles (5) : Le Combattant varié, le Courlis et la Barge

De dimensions voisines, la Barge à queue noire (Limosa limosa) que nous avons observée ici, le 14 juillet 2014, en compagnie de Chevaliers gambettes, une juvénile, a elle aussi un bec très long. Mais droit ou très légèrement incurvé vers le haut : un excellent outil pour des recherches profondes d'annélides, sa nourriture préférée.

Limicoles (5) : Le Combattant varié, le Courlis et la BargeLimicoles (5) : Le Combattant varié, le Courlis et la Barge

(Dessin d'Alban Larousse)

A suivre : La Bécassine des marais, le Tournepierre et le Pluvier

 

Plus de détails concernant le Combattant varié sur oiseaux.net

Plus de détails concernant le Courlis corlieu sur oiseaux.net

Plus de détails concernant la Barge à queue noire sur oiseaux.net

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Limicoles (4) : Le Chevalier guignette et le culblanc

Avec le Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), nous sommes dans les petits calibres : moins de 20 cm de long, moins de 40 cm d'envergure.

Le bec court, une "épaule" blanche caractéristique, et l'habitude de hocher sans arrêt l'arrière du corps quand il marche : des signes distinctifs qui permettent d'identifier plutôt facilement ce migrateur assez visible devant Mardié en avril/mai et en juillet/août.

 

Mais les guignettes se remarquent aussi en vol : mâle et femelle chantent souvent bruyamment en se poursuivant au ras de l'eau. Leurs vols sont nerveux, saccadés, avec des battements d'ailes rapides mais intermitents ; ils exposent alors des barres alaires blanches, situées en partie centrale et non au bord comme les gambettes.

Limicoles (4) : Le Chevalier guignette et le culblanc

Préférant les bancs de galets aux rives sablonneuses, le Chevalier guignette court sur ses petites pattes à la limite de l'eau à la recherche d'invertébrés : des mollusques, des vers, des araignées, et toutes sortes d'insectes sont capturés et ingérés. Il passe l'essentiel de sa journée à déambuler pour se nourrir, mais consacre aussi quelques moments à la toilette de son plumage et au repos.

 

Limicoles (4) : Le Chevalier guignette et le culblanc

Le Chevalier culblanc (Tringa ochropus), quoiqu'un peu plus volumineux et plus haut perché, a une certaine ressemblance avec le guignette. Mais son ventre bien blanc est nettement délimité, presque horizontalement, de la partie supérieure très sombre. Croupion et queue blanche ont inspiré le nom de ce limicole.

Le culblanc circule en eau peu profonde près des rives, et son alimentation est de même nature que celle du guignette.

 

 

Limicoles (4) : Le Chevalier guignette et le culblanc
Limicoles (4) : Le Chevalier guignette et le culblanc

Très farouche, il s'enfuit rapidement en zig-zagant et en prenant de l'altitude. Il expose alors des ailes uniformément noirâtres dessus comme dessous, et la queue blanche se montre garnie de trois barres sombres.

 

Le Chevalier culblanc est migrateur lui aussi, mais plus hâtif ; d'autant qu'il peut aussi bien hiverner dans le nord-ouest de la France, ou même au sud de l'Angleterre, qu'en Espagne ou en Afrique du Nord.

 

A suivre : Le Combattant varié, le Courlis et la Barge

 

Plus de détails concernant le Chevalier guignette sur oiseaux.net

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Limicoles (3) : le Chevalier gambette et le sylvain

Le Chevalier gambette (Tringa totanus) est nettement moins grand que l'aboyeur, et son bec est plus court et plus droit. Mais il s'identifie facilement grâce à ses hautes pattes rouges et à la base de son bec, de la même couleur. On pourrait le confondre sur ce critère de couleur avec le Chevalier arlequin si celui-ci n'était pas absent jusqu'à présent de notre scène ligérienne. Le gambette parcourt à bonne allure les rivages rocheux, sablonneux ou vaseux, en picorant à la surface. Il trouve sa nourriture en scrutant l'eau, et beaucoup plus rarement en fouillant la vase ou le sable comme le feraient les limicoles à longs becs.

 

Limicoles (3) : le Chevalier gambette et le sylvain

Craintif, le gambette alerte les autres oiseaux et s'enfuit sans attendre : son vol bruyant permet d'observer sur le dessus de ses ailes une autre de ses particularités : des barres alaires blanches à l'arrière qu'il est seul à porter parmi ses congénères.

Limicoles (3) : le Chevalier gambette et le sylvain
Limicoles (3) : le Chevalier gambette et le sylvain

Beaucoup plus rarement, le Chevalier sylvain (Tringa glareola), entre taïga nordique et Afrique centrale, est aussi susceptible de faire une halte migratoire sur la Loire,

Le chevalier sylvain est un oiseau menu, de la taille d'une alouette, actif, toujours en mouvement. Il se nourrit de petits invertébrés, entre autres de punaises d'eau, de larves de moustiques et de vers de terre qu'il cherche aux abords des plans d'eau douce et des cours d'eau. L'espèce en en très forte régression, principalement par suite à la disparition des zones humides

Limicoles (3) : le Chevalier gambette et le sylvain

C'est par le Chevalier guignette que nous poursuivrons notre visite des limicoles.

 

A suivre : Le Chevalier guignette et le culblanc

 

Plus de détails concernant le Chevalier gambette sur oiseaux.net

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Publié le par Jim
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Limicoles (2) : le Chevalier aboyeur

Cinq espèces de limicoles du groupe des Chevaliers peuvent être contactées sur les bancs de sable, les îlots et les rives exondées de la Loire du Loiret : aboyeur, gambette et sylvain, exclusivement en période de migration aller ou retour ; guignette et culblanc, dont certains individus peuvent aussi être nicheurs pour les premiers, résidents hivernaux pour les seconds.

 

Le Chevalier aboyeur (Tringa nebularia) est le plus grand d'entre eux, et sans doute le plus repérable par ses cris forts et fréquents en vol. Seul ou en petit groupe, cet oiseau exclusivement carnivore marche matin et soir pour pêcher les alevins en eau peu profonde, ou pour piquer avec son bec légèrement recourbé vers le haut des crustacés, des mollusques, des insectes ou des vers aquatiques.

Limicoles (2) : le Chevalier aboyeur

Le vol de l'aboyeur est rapide et vigoureux. Pour un simple changement d'emplacement, il se fait en "rase-mottes" au dessus de l'eau : le dessus des ailes est entièrement sombre et le bout de la queue est gris pâle, mais le blanc du croupion et du haut de la queue se prolonge en bande étroite sur le dos. C'est aussi un bon moyen de reconnaissance.

Limicoles (2) : le Chevalier aboyeur
                                     (Photo de Pierre-Mary Fontaine)

(Photo de Pierre-Mary Fontaine)

Quand ce Chevalier prend quelques moments de repos, il se mêle facilement sur les bancs de sable aux autres espèces familières. Ici, par exemple, un groupe somnole près d'une colonie de Mouettes rieuses.

Limicoles (2) : le Chevalier aboyeur

Ou alors, ce sont des spécimens d'autres espèces qui viennent les rejoindre, comme ici un Chevalier gambette, reconnaissable à ses pattes rouges, parmi les aboyeurs qui dorment sur une seule jambe.

 

C'est d'ailleurs par le gambette que nous poursuivrons notre visite des limicoles.

 

A suivre : Le Chevalier gambette et le Chevalier sylvain

 

Plus de détails concernant le Chevalier Aboyeur sur oiseaux.net

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Publié le par Jim
Publié dans : #Portrait

Il ne faut pas se le cacher : déjà, la période hivernale est plutôt une période de "sommeil" de la nature, les observations naturalistes sont raréfiées... Mais cette année, notre lutte contre la déviation et le pont s'est encore intensifiée, et elle mobilise tout notre temps disponible.
 

Nous ne voudrions pas que ce blog en pâtisse, et perde de son intérêt à vos yeux. Aussi choisissons-nous de rediffuser les meilleurs articles des dix années passées.
 

En 2015, nous avions publié une série de six articles très bien documentés et vérifiés par les spécialistes concernant les Limicoles : je suis sûr que vous n'avez pas retenu ce qu'on y apprennait, en tout cas pas tout retenu : nous allons les reprendre les uns après les autres... avant le retour des migrateurs d'ici une dizaine de semaines.

(Dessin d'Alban Larousse)

(Dessin d'Alban Larousse)

Les espèces que l'on désigne par le terme de Limicole sont très nombreuses : plus de 200 !

Il s'agit essentiellement en ce qui nous concerne des groupes d'espèces suivants : chevaliers ; vanneaux ; bécassines ; bécasseaux ; gravelots et pluviers ; échasses ; tournepierres ; barges ; et secondairement : avocettes ; œdicnèmes ; huîtriers ; bécasses ; courlis ; .

Elles ne sont pour la plupart que de passage sur la Loire et dans notre région.où nous pouvons observer au plus une vingtaine d'espèces lors de leur migration de printemps et surtout d'automne. Parmi elles, seul le vanneau huppé, le petit gravelot et le chevalier guignette nichent en petit nombre dans le Loiret.

Les autres vont nicher dans les toundras et taïgas de Scandinavie et de Russie, puis rejoignent dès la fin de l'été leurs quartiers d'hiver en Europe du Sud et de l'Ouest ainsi qu'en Afrique.
 

Les limicoles ont en commun de se nourrir sur les espaces vaseux ou sableux. Ils y trouvent les invertébrés dont ils ont besoin : insectes, larves, vers, mollusques et crustacés, qu'ils captent pour la plupart en sondant la terre mouillée ou inondée. Leurs pattes et leur becs sont relativement longs, mais de taille et de conformation très variable d'une espèce à l'autre, comme on le voit sur le dessin ci-dessus. Ce qui leur donne accès à des niveaux d'eau et à des profondeurs de sol différents, limitant ainsi la concurrence entre espèces pour l'alimentation.

Ce bloc dessiné par notre ami Alban Larousse à des fins pédagogiques explique bien cela, mieux que ne le ferait un long discours. Il a été sous-titré : "A chacun son coup de fourchette"

Ce bloc dessiné par notre ami Alban Larousse à des fins pédagogiques explique bien cela, mieux que ne le ferait un long discours. Il a été sous-titré : "A chacun son coup de fourchette"

Les limicoles ne s'observent que dans des périodes limitées, assez courtes en général ; les groupes d'oiseaux sont farouches et ne se laissent pas approcher de près : ils peuvent changer d'emplacement d'une minute à l'autre, et les individus sont très mobiles à la recherche de nourriture ; leur identification en vol n'est pas facile, d'autant que les différenciations sont alors assez limitées ; vus au sol, leurs plumages présentent des variations selon l'âge et la période qui multiplient les risques de confusion ; d'autant plus qu'ils n'arborent pas ici leurs atours nuptiaux plus colorés et voyants.

Tout cela rend la recherche et l'identification de la plupart des limicoles pour le moins aléatoires. C'est sans doute pour cela qu'elles passionnent certains ornithologues... et qu'elles peuvent aussi intéresser beaucoup de passionnés d'oiseaux.

A suivre : Les Chevaliers

Les Limicoles (1) : des migrateurs à observer... Et à connaître
Les Limicoles (1) : des migrateurs à observer... Et à connaître

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Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires
(photo Sylvie Boillon prise au smartphone)

(photo Sylvie Boillon prise au smartphone)

A l'approche de Noël, on a pu voir devant la rive nord de la Loire à Mardié une colonie de Cygnes tuberculés comptant au moins 55 individus : difficile de les montrer tous dans une seule photo !
 

C'est l'occasion de revoir les scènes des retours de migrations septentrionales qui ont eu lieu quelques semaines avant, en reprenant ici un article daté du 8 décembre 2014.

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Sur la Loire, chaque automne, nous pouvons voir des Cygnes de couleur beige et dépourvus de tubercule au dessus du bec. Ce sont des jeunes de l'année, et leur présence marque un retour. En effet, le Cygne tuberculé (Cygnus olor) est partiellement migrateur d'hiver (Voir notre article "Portrait : un cygne en hiver" du 29/01/12). Ceux qui ont passé ici toute la saison sont rejoints par de nombreux congénères revenant du nord de l'Europe, voire des pays de l'Est avec leur progéniture. Si tous les jeunes sont encore dépourvus de tubercules, beaucoup d'entre eux sont colorés. Mais cette couleur va progressivement s'estomper, en quelques mois. In fine, tous seront blancs... et tuberculés.

 

En attendant les regroupements de Cygnes sont de plus en plus fournis, et la présence de ces grands oiseaux, avec celle des Grandes aigrettes et des Aigrettes garzettes, remplit de vie le paysage du Val.

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Un observateur a décompté plus de 50 individus présents simultanément devant Latingy à Mardié au début octobre.

 

En conséquence, les passages de Cygnes en vol se multiplient. Ces oiseaux particulièrement lourds - ils peuvent peser 15 kg - ont un envol qui semble difficile. Leur passage attire l'attention, bien qu'à la différence des Grues, par exemple, ils n'émettent pas de sons en vol : c'est le bruit de l'air déplacé qui alerte !

 

Et le spectacle mérite qu'on le contemple, que ce soit un petit groupe ou une grande formation. Il est toujours magnifique.

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Publié dans : #Actualité
Les voeux du Castor...
Les voeux du Castor...

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Publié dans : #Observations

(Reprise d'un article de décembre 2013)

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Ou alors, par rivalité pour le territoire, on se fait une méchante "prise de bec" ?

 

Au Québec, on se donne volontiers des "petits becs", des petits baisers sur la bouche. Vous allez découvrir qu'au pays des Martins pêcheurs, on se donne parfois des gros becs : on va même, avec son bec, jusqu'à attraper l'autre par le bec et à lui faire faire des choses assez inattendues...

 

Alors l'amour ou la guerre ?

Regardez d'abord cette sélection de photos tout à fait exceptionnelles, montées en diaporama (4') : capturées l'été dernier au téléobjectif, elles montrent deux prises de becs. La seconde est la plus extraordinaire : on y voit la femelle, dont le bec est pris par le bec du mâle, effectuer deux balancements complets avant d'être lâchée et de remonter sur le perchoir.


  Voici les principales images de la première prise de bec, celle où le mâle est "balancé" dans le vide :

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Cette séquence ne figure pas dans la vidéo qui suit : on y voit d'abord une autre, un peu similaire, où c'est la femelle qui fait un petit tour.

(A noter que sur le bruit de fond que constitue le courant rapide du fleuve à cet endroit, vous entendez les déclics simultanés de notre appareil photo. Et que sur le fond des images, on voit passer de nombreuses Ephémères)

 

Voici le ralenti du double balancement :


 
  Et voici maintenant les principales images du double balancement.

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Alors, au vu de toutes ces images : l'amour, ou la guerre ?

Il semble bien que ce soit la deuxième version. Pour plusieurs raisons :

- Dans le numéro spécial de La Hulotte, bien que les longues séries de prosternations ne soient pas précisément évoquées, les attitudes décrites comme étant celles des rivalités territoriales semblent se rapprocher de celles que nous avons observées ici.

- L'été n'est plus la saison des idylles. Les nidifications sont terminées.

- Par contre les jeunes de l'année cherchent à "se faire une place". La femelle, qui a encore les pieds bien noirs, est une jeune de l'année.

- Un ornithologue affirme que ces rivalités/poursuites peuvent durer une journée entière. Nous vous en avions rapportées qui pouvaient durer des heures... Du coup, nous les avions interprétées, sans doute à tort, comme des rituels de séduction. En effet, en général, dans le monde animal, les "règlements de compte" sont violents et rapides !

 

Voilà en tout cas une observation et des documents particulièrement exceptionnels : pas d'équivalent sur le net, à notre connaissance, de ces acrobaties !

 

C'est le cadeau de Noël que nous faisons à tous nos amis qui aiment les oiseaux, qui aiment notre belle nature. Joyeuses fêtes à tous !

 

Et profitez-en pour visiter (ou revisiter) notre Album 4b - Martin pêcheur 2012 et 2013, maintenant complet.

 

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Publié le par Jim
Publié dans : #Album
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017

Une sélection de 95 photos prises au fil des saisons cette année : c'est notre album 2017 qui illustre la merveilleuse biodiversité et les paysages d'un territoire en survie. Notre territoire ligérien qu'il nous faut défendre "bec et ongles" plus que jamais, puisque les destructions de toutes ces merveilles se rapprochent, comme on l'a vu précédemment. Et pourraient intervenir à Mardié dans les mois qui viennent...

La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
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La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
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La Chevrette vous présente l'Album 1j - Nature et paysages 2017
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