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Loire & biodiversité

Loire & biodiversité

Pour vous, nous illustrons ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par un absurde projet de déviation routière datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, et nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !

Publié le par Jim
Publié dans : #Observations

Du 9 au 11/11/11 - Retour sur la remontée du fleuve : "c'est surtout la réaction du petit peuple des Acariens qui est spectaculaire : pour ne pas être noyées, les araignées ont dû remonter au sommet des tiges inondées des réseaux de toiles et de fils qui,dans les reflets du soleil, constituent un paysage féérique"

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Si les vues d'ensemble sont féériques, le regard rapproché découvre de véritables sculptures naturelles...

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... une incroyable variété  de sculptures-tissages 3D.

Que vous pouvez toutes voir en plus grand dans l'album "Sculptures arachnéennes"

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Ailleurs, les sculptures deviennent "filaires"...

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... jusqu'à se transformer en grandes nappes de fils lumineux étirés sur des dizaines de mètres.

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Et les artistes, où sont ils ? Les sculpteurs, les tisserands ? Il faut les chercher à la loupe, presque les deviner, minuscules au sein de cette mer de soies !

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Toutes nos félicitations émues pour ce magnifique spectacle : acceptez ce bouquet de fleurs !

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A noter pour les parisiens qu'il y a justement, jusqu'en juillet 2012, une exposition "Au fil des araignées" au Jardin des Plantes. Bien mieux pour les enfants que Disneyland !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

 

9/11/11 - 9h : Du Belvédère Genevoix, un lever du soleil sombre et rouge sur une Loire à nouveau remplie, après une remontée spectaculaire de ses eaux. Passe un Héron pourpré qui remonte le fleuve... Mais avec cette lumière, et sans la bonne optique, juste une silhouette photographiée en contre-jour...
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Après avoir apporté lunette et téléobjectif, je guette son éventuel retour tout en observant deux petits Grèbes castagneux près de la rive. Un bruit de Cygnes en vol qui grandit... et un groupe s'apprête à se poser juste en face.

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Mais... surprise :on dirait bien que certains sont noirs !

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Effectivement, parmi les huit, trois sont des spécimens de Cygnes noirs !
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Les trois noirs restent groupés, un peu à l'écart des cinq blancs.

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Le Cygne noir (Cygnus atratus) est originaire d'Australie où il niche en colonies très denses sur des grands lacs. Introduit en France comme animal d'ornement, il peut être rencontré dans des parcs et sur certains plans d'eau en Europe. Il y a des nidifications, par exemple, dans le parc du "Château de Sauvage" situé à 12 km au sud-ouest de Rambouillet. Ces spécimens sont probablement "échappés" de ce genre de stations.
Même si c'est un bel oiseau, les ornithologues apprécient peu son expansion, car elle se fait au détriment d'espèces patrimoniales aux équilibres souvent déjà fragiles.
Le groupe repart après une visite d'un quart d'heure. Depuis, on n'a pas vu repasser ici les Cygnes noirs. On n'a vu que d'autres groupes, avec beaucoup de juvéniles.

 

 

La crue  rapide a tout bouleversé sur la Loire : rochers et ilôts de sable prisés par les colonies de Vanneaux ou de Mouettes ont été submergés, les eaux peu profondes prisées des petits et des grands échassiers se limitent maintenant à d'anciennes rives enherbées peu propices à la pêche : on voit des Hérons perchés sur des arbres morts, des Grandes aigrettes au milieu de buissons sur le sommet des îles. Deux ragondins se disputent un étroit promontoire  ; et, faute de perchoirs adaptés à leurs plongées, les Martins pêcheurs multiplient les vols stationnaires, dits "du Saint Esprit".

Mais c'est surtout la réaction du petit peuple des Acariens qui est spectaculaire : pour ne pas être noyées, les araignées ont dû remonter au sommet des tiges inondées des réseaux de toiles et de fils qui,dans les reflets du soleil, constituent un paysage féérique :

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On vous en reparlera bientôt...

 

Après de longs mois de lassitude qui ont permis à la végétation envahissante de conforter ses positions, le grand fleuve sauvage reprend sa place et sa vigueur, et part à la reconquête de son domaine. La Loire commande, la faune n'a pas d'autre choix que de s'adapter. Nouveau théatre, nouveaux décors, nouveaux jeux des acteurs, nouvelles vedettes.

Une nouvelle représentation pour notre plus grand plaisir !

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17h 20  - Justement, revoici une de nos "stars" favorites : le Héron pourpré, que nous n'avions pas revu depuis ce matin. Pour combien de représentations, Monsieur l'Artiste ?
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Publié le par Jim
Publié dans : #Portrait

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9/11/11 - On en parlait, ils l'ont fait : a deux reprises ce matin et cet après-midi, la petite bande du peuplier d'en face, composé d'une vingtaine d'individus, s'est jetée sur ce qui reste de figues après un coup de gel récent, et en a "tapé un max" ! L'arbre est juste à côté de la véranda  : excellente occasion pour tirer quelques portraits rapprochés avant que les coupables s'enfuient... comme des voleurs !

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6/11/11 - C'est la saison, vous pouvez rencontrer partout l'Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) : à la campagne, mais aussi en ville, où il s'est très bien adapté. Et toujours en bandes : petites pour celle que nous observons ici, mais qui sont parfois des nuées, avec par exemple 200 000 individus ! Et lorsqu'une de ces nuées a stationné sur les arbres qui ombragent un parking en ville, cela produit un grand nombres de propriétaires de voitures furieux d'avoir à nettoyer les fientes sur leurs chéries. 
A l'automne et pendant l'hiver, des migrateurs du nord et de l'est viennent renforcer les bataillons autochtones, on en voit passer les vols spectaculaires. S'ils énervent en ville, ils sont diversement appréciés à la campagne où ils débarassent les cultures de nombreux insectes prédateurs au printemps... mais où ils peuvent faire de véritables razzias, notamment sur des fruitiers à l'automne, avec un incroyable sens de l'opportunité.

 

Et, le soir, ils se rassemblent en gigantesques "dortoirs" bruyants dans lesquels ont lieu de très nombreuses communications "sociales" ; avec des langages particuliers, complexes, comprenant notamment des signaux de reconnaissance, des signaux de rassemblement et de mouvement, des imitations etc.
Vus en masse, ces innombrables oiseaux (il y en aurait 600 millions sur la planète) de taille moyenne, de couleur sensiblement noire, porteurs de toutes ces "nuisances", peuvent paraître peu sympathiques : ils sont souvent chassés, quand ils ne sont pas détruits.
(Vous trouverez des détails intéressants sur l'éthologie de l'Etourneau sansonnet dans la passionnante émission La tête au carré de Mathieu Vidard  sur France Inter. A lire aussi la Salamandre d'août-septembre 2011 "l'invincible étourneau".)

 

Si nous regardons ces oiseaux "au détail", il en va tout autrement. D'abord, l'Etourneau est vêtu d'une robe "haute couture" : couleur sombre pour le chic, moirée de reflets colorés verts et violets lorsqu'elle est dans les reflets du soleil ; plastron et dos parsemé de perles, plumages alaires finement liserés d'or... Du Christian Lacroix, au moins. Dans une longue vue, l'image du sansonnet est de toute beauté. Dessinée par Alban Larousse, elle n'est pas mal non plus.
Etourneaux Alban Larousse
Ajoutez à cela une vie de famille honorable, sérieuse et attentionnée.
Beauté du diable, habileté hors pair, langage très riche, vie familiale irréprochable, vie sociale développée : Que veut le peuple ?

Une nichée a occupé chez nous le trou d'un pic dans un peuplier mort, et nous avons pu suivre plusieurs années de suite la préparation du nid, puis les nourissages occupant le mâle de l'aube au couchant.

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Les Etourneaux, ici, se voient soit au sommet des grands peupliers, soit au sol où ils picorent sur la prairie rase.
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Bref, une fois de plus, c'est la méconnaissance des individus qui crée la méfiance et l'hostilité. Prenons le temps et donnons-nous les moyens de regarder avant de juger... Et de nous tromper !

Autres détails sur Oiseaux.net

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

Vous avez aimé les photos de l'automne dans l'article du 31 octobre ? Retrouvez les en plus grande taille (en utilisant la loupe)  dans l'album 1d - Nature et paysages 2011 (et dans les albums des années précédentes).

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

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31/10/11 - Comment peut-on vivre dans un pays qui n'a pas de saisons ? C'est la question que nous posent nos automnes flamboyants, quand les vents arrachent aux arbres leurs feuilles multicolores, ou quand un rayon de soleil perce le ciel sombre pour embraser un grand peuplier jaune. Au printemps, on adore voire émerger les couleurs tendres des feuillus et éclore les fleurs des fruitiers ; à l'automne, on est saisi par la palette impressionniste changeante qui anime nos paysages, avant de disparaître devant les noirs-et-blancs de l'hiver. D'un côté, la légèreté de la "Petite musique de nuit" ; de l'autre, la fougue et les éclats d'une symphonie de Beethoven !

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Entre la végétation des rives de Loire, celle de la forêt et celle de nos vergers, la palette est presque complète :

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Et la forêt joue sa propre partition, plus rythmée !

 

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Final joyeux, allez le vivre en forêt et sur les bords de notre incomparable Loire sauvage, avant que ne vienne l'hiver...

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Bientôt les photos de l'automne en grande dimension à voir dans :  Album 1D - Nature et paysages 2011

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Publié le par Jim
Publié dans : #Observations

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19/10/11 - Retour sur une journée ordinaire (c'est la veille de l'arrivée des trois Spatules).
Les migrations sont déjà plus qu'engagées pour la plupart des espèces, notamment pour les rapaces diurnes : la Bondrée apivore, puis le Balbuzard pêcheur, et plus récemment le Circaète Jean-le-blanc.
Du coup, les non-migrants retrouvent plus de visibilité. Ce matin-là, s'exposent sur nos grands peupliers : le Faucon crécerelle que nous connaissons bien, et un Epervier d'Europe.

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Dans le grand ciel sans nuages, "nos" deux Buses variables peuvent maintenant faire leur ballet quotidien sans risquer des rencontres difficiles...

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Erreur, à peu de choses près, la rencontre aurait pu intervenir peu de temps après avec... un Balbuzard pêcheur, qui nous salue en faisant quelques tours au dessus de nous, avant de partir sur la Loire.

 

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Non bagué, c'est sans doute un jeune mâle... un migrateur retardataire en provenance du Nord, ou un attardé né cet été dans le voisinage ??? On ne le saura jamais, comme dit la chanson !

Au total, donc, en quelques heures, cinq beaux rapaces de quatre espèces différentes pour une journée somme toute ordinaire.

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Publié le par Jim
Publié dans : #Observations

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20/10/11 - Cela commence vers 15 heures par un vol de nombreux grands oiseaux blancs : des Grandes aigrettes, qui sont entre quinze et vigt-cinq actuellement devant le Mont, des Aigrettes garzettes, des Goélands... Et deux d'entre eux qui se détachent du groupe. Plus rapides, très rapides, avec un vol "tendu" comme celui des Cigognes... Mais un bec bizarre et un plumage blanc qui n'est pas celui des Cigognes.  De l'inédit, du jamais vu, pas de doute !
Après un grand tour en face du Mont, nos deux oiseaux plongent jusqu'à presque se poser sur un banc de graviers, mais finalement repartent vers l'amont.
Le temps de vérifier mon pressentiment en regardant les photos sur l'ordi : pas de confusion possible, il s'agissait de Spatules blanches, une espèce tout à fait inhabituelle en France continentale. Pour en avoir observée une il y a quelques mois près de Jargeau, Cyril Maurer avait été "dans le journal" !

Il ne faut donc pas gaspiller l'occasion d'une observation aussi rare : courir au Belvédère avec tout le matériel optique,  inspecter oiseau par oiseau la colonie dont le vol s'était posé sur des îlots à quelques centaines de mètres en amont ; et repérer deux échassiers dormant sur un pied, le corps horizontal, un peu plus petits que les grandes aigrettes. Nos "clients " ?

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Oui, les oiseaux s'ébrouent et, plongeant dans le courant leurs becs spatulés qu'elles balancent à gauche et à droite, elles s'éloignent de la colonie à la recherche de nourriture : mollusques, crustacés, petits poissons...
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La Spatule blanche (Platalea leucorodia) est un héron blanc de taille moyenne (85 cm), caractérisé par un long bec, large et plat, en forme de spatule, noir avec l'extrémité jaune... quand il est adulte. Mais ici, nous avons à faire à des juvéniles de l'année, et leurs becs sont encore rosés, surtout en dessous. Les extrémités de leurs ailes sont noires, et leur dessous est orné de deux raies noires.
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Autres photos en grande dimension à voir dans : Album 1D - Nature et paysages 2011

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Un peu plus tard, les deux premières Spatules sont reparties à l'aval où elles ont retrouvé une troisième congénère. Un peu avant le coucher du soleil, à nouveau à l'amont, les trois pêchent en groupe, ce qui optimise leurs prises.

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Le jour suivant se lève sur une Loire en beauté embrumée, mais les oiseaux mettent du temps à sortir de leur torpeur : la température est descendue en dessous de zéro !

Cependant nos V.I.P. sont toujours là, tantot seules, tantôt en compagnie des Grandes aigrettes, comme on le voit ci-dessous.

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Amis ornithos, profitez du beau week-end qui s'annonce pour venir faire vos observations et vos photos de ces oiseaux très rares, aussi bien en nidification - quelques dizaines de couples, essentiellement sur des secteurs limités de nos côtes - qu'en migration dans l'intérieur.

Et si vous n'êtes pas encore abonnés à notre Balbu-lettre, faites le dès maintenant en inscrivant votre adresse e.mail dans la case prévue à cet effet, et vous recevrez une info à chaque publication d'une nouvelle observation.

Complémentd d'information sur la Spatule blanche : blog GOP


22 et 23/10/11 - Les Spatules sont toujours présentes sur le site, souvent juste au droit du Mont.

Mais à certains moments, le vide se fait. Les tueurs sont là, un gamin trimballe la dépouille du canard que son père a zigouillé. Formidable éducation à l'environnement : payer, rester quatre heures à se cailler devant des canards en plastique au milieu d'un concert hystérique d'appellants, tout ça pour jeter de la mitraille dans le fleuve et sacrifier un peu de sauvagine... Ne rien voir des espèces rares et passionnantes qui doivent se replier en leur présence... Et nous en priver, accessoirement !

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Les Grandes aigrettes ne sont pas reparues depuis que les vaillants nemrods ont traîné jusqu'à 11 heures samedi matin.

Les Spatules, jeunes nées il y a quelques mois, ne sont pas encore trop méfiantes des hommes : elles reviennent après les fusillades. On a donc pu les photographier en digiscopie : à voir dans l'Album 1D, et peut-être dans un Album spécial. Et vous pourrez encore les voir demain, très probablement !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Observations

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09/08/11 - Retour sur l'Onagre, cette  plante particulièrement intéressante que nous vous avons présentée le 16 juin dernier, dans un article où elle servait de support à une petite bête bleu argent.

Ici, elle sert de support à une autre petite bête... que vous n'avez peut-être même pas remarquée. Il s'agit d'une araignée dont la couleur se confond avec celle de la fleur, jaune citron.

La Thomise variable (Misumena vatia) est une championne du mimétisme, au delà de la simple homochromie.

Elle peut passer par toutes les nuances du blanc au jaune Et s'installer sur la plante pour que ses proies la confondent avec les étamines de celle-ci.
Mais pour cela, elle ne se contente pas de décalquer la couleur de son support. Une belle anecdote va vous le prouver...

 

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Cela se passait en Australie, dans la banlieue de Sydney. On y trouve de pittoresques plantes aux couleurs très vives inconnues chez nous, les Kangaroo paws (pattes de Kangourou).  Ma fille en avait dans son jardin, rouges avec des terminaisons florales jaunes (photo centrale), le long de l'allée qu'elle empruntait quotidiennement pour entrer ou sortir de chez elle.

En les examinant avec une curiosité attentive, je me suis aperçu qu'une petite araignée s'était installée à l'extrémité haute d'un des "doigts". En prenant la couleur jaune des fleurettes, et en étalant ses pattes en l'air pour leur donner l'aspect de ces terminaisons florales, elle s'était mise en mesure de tromper à tout coup les insectes volants habitués à visiter les fleurs de Kangaroo paws, pour les   attirer, les capturer et les dévorer. Le mimétisme était si parfait que les habitants de la maison, qui passaient devant plusieurs fois par jour, ne s'en étaient jamais aperçu...

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

10/10/11 - Oui, c'est bien le premier anniversaire du blog MARDIEVAL biodiversité.

Facile à se remémorer : il a démarré le 10/10/10 ! Depuis cette date, 43 000 pages ont été visitées par près de 4000 "visiteurs uniques". Presque cent "abonnés" ont suivi, avec la Balbu-lettre, les rebondissements des tentatives de nidification sur l'aire où nidifient les Balbuzards pêcheurs à Mardié.

Beaucoup de chemin parcouru avec vous  : à nous lancer dans l'évocation des épisodes qui ont le plus marqué, ou des espèces les plus emblématiques, on ferait un peu long et les choix seraient trop difficiles.
Les images étant plus parlantes, MARDIEVAL biodiversité  se contentera de vous offrir un bouquet de fleurs pour vous remercier de vos visites dans notre univers, et des nombreux commentaires ou courriels empathiques prouvant votre attachement à notre entreprise.

 

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Et MARDIEVAL biodiversité  vous invite, si vous voulez nous faire un (ou des) petits cadeau(x)  d'anniversaire :

- à prendre le temps de revisiter toutes les pages de cette année, à retourner dans des albums que vous avez oubliés ou qui ont été complétés : de quoi marquer cet anniversaire d'un nouveau record dans nos statistiques de visites...

- à "intéresser" un de vos proches (au moins un, mais plusieurs, ça serait encore beaucoup mieux...) à notre blog,

- à relayer sur votre compte Facebook un maximum de ses articles, les plus passionnants.

- à nous envoyer des photos et des observations concernant notre territoire, pour que nous les publions.

 

Pourquoi ?

Parce qu'au moment où l'on voit se pointer une nouvelle menace sur notre territoire, celle du passage de la ligne TGV "POCL" (Paris-Lyon via Clermont-Ferrand), il est temps pour nous de passer à une vitesse supérieure. La fréquentation de MARDIEVAL biodiversité  est "honorable", certes, mais néanmoins insuffisante pour que l'on atteigne notre objectif : devenir, pour le grand public et pour les passionnés, le site de référence concernant la connaissance de la biodiversité sur le cours de la Loire moyenne. Alors... Il nous faut "booster le buzzz du blog", comme on dirait dans ce délicieux langage contemporain néo-anglo-saxon pratiqué par les "geeks" plutôt que "dans nos terriers" !

 

Alors,  si vous aimez , aidez nous.                                         Merci d'avance !

 

                                                                                                     Jean-Marie Salomon

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Publié le par Jim
Publié dans : #Observations

2/10/11 - Ce début septembre nous offre un temps chaud et lumineux : de quoi perturber, voire tromper certains animaux, sans doute, qui se croient au printemps. Comment expliquer autrement cette parade nuptiale tardive entre deux reptiles ?

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Celà commence par des bruissements en bas du coteau, couvert de taillis bas. Un Lézard, vert, un campagnol ? Non, un serpent... Mais le bruit s'intensifie, et s'avancent rapidement dans cette végétation, en parallèle, deux Vipères aspic. Voilà qu'elles s'entrelacent, se séparent avec de grands balancements, se rapprochent à nouveau et se vrillent pour une étreinte éclair. La poursuite se prolonge...

Les reptiles progressent prestement en avançant vers l'observateur qui les filme, sans même sembler le voir. Alors, quand ils ne sont plus qu'à un mètre, celui-ci préfère se faire remarquer : tandis que la femelle se cache au sol, le mâle fait front très crânement en se dressant comme un I, en appui sur une branche. Lorsque sa compagne finit par s'enfuir silencieusement, il reste encore un moment immobile, face à la menace, pour protéger sa fuite, et part à son tour très dignement..

 


 

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Belle démonstration pour ceux qui attribuent à ces serpents de la cruauté sournoise : en restant dans l'anthropomorphisme il y aurait plutôt dans cette scène du bal des Vipères beaucoup d'amour et de sensualité, de courage et de fierté. Respect aux reptiles !

 

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Détails sur la Vipère aspic (Vipera aspis) sur Terra nova ou Wikipedia

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