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Loire & biodiversité

Loire & biodiversité

Pour vous, nous illustrons ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par un absurde projet de déviation routière datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, et nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !

Publié le par Jim
Publié dans : #Observations

2/10/11 - Ce début septembre nous offre un temps chaud et lumineux : de quoi perturber, voire tromper certains animaux, sans doute, qui se croient au printemps. Comment expliquer autrement cette parade nuptiale tardive entre deux reptiles ?

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Celà commence par des bruissements en bas du coteau, couvert de taillis bas. Un Lézard, vert, un campagnol ? Non, un serpent... Mais le bruit s'intensifie, et s'avancent rapidement dans cette végétation, en parallèle, deux Vipères aspic. Voilà qu'elles s'entrelacent, se séparent avec de grands balancements, se rapprochent à nouveau et se vrillent pour une étreinte éclair. La poursuite se prolonge...

Les reptiles progressent prestement en avançant vers l'observateur qui les filme, sans même sembler le voir. Alors, quand ils ne sont plus qu'à un mètre, celui-ci préfère se faire remarquer : tandis que la femelle se cache au sol, le mâle fait front très crânement en se dressant comme un I, en appui sur une branche. Lorsque sa compagne finit par s'enfuir silencieusement, il reste encore un moment immobile, face à la menace, pour protéger sa fuite, et part à son tour très dignement..

 


 

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Belle démonstration pour ceux qui attribuent à ces serpents de la cruauté sournoise : en restant dans l'anthropomorphisme il y aurait plutôt dans cette scène du bal des Vipères beaucoup d'amour et de sensualité, de courage et de fierté. Respect aux reptiles !

 

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Détails sur la Vipère aspic (Vipera aspis) sur Terra nova ou Wikipedia

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Publié le par Jim
Publié dans : #Portrait

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1/10/11 - Le premier jour d'octobre se lève sur un ciel sans nuage : automne, ou "été indien" ?

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Ce matin, juste devant le Mont, les Grandes Aigrettes sont maintenant au nombre de trente, battant le record de l'automne 2009. Il faut savoir qu'il y a quelques années encore, cette espèce n'était que très peu présente ici. Le passage en vol d'un de ces oiseaux, à l'automne 2006, avait été regardé comme une bonne surprise. La documentation confirme des lieux de nidification principalement  plus méridionaux. Alors, encore le réchauffement climatique ?
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La Grande Aigrette  - Egretta alba -, le plus grand des Ardéidés (grands échassiers) présents en Europe, aime rester en groupe dans la journée, alors que les autres Hérons ou Aigrettes pêchent isolément, voire se disputent les emplacements. Plus vive et mobile que le Héron cendré de taille voisine, elle est cependant moins agitée que sa petite cousine blanche, l'Aigrette garzette.
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Mais elle est tout aussi élégante, notamment en phase d'atterrissage ou de décollage. Encore les présentes photos ne montrent-elles pas la magnifique et longue aigrette que comporte le plumage nuptial de notre amie. Ce somptueux plumage n'est d'ailleurs pas forcément un cadeau pour elle.

En effet, Wikipedia nous apprend que "La grande aigrette a failli disparaitre, décimée par les chasseurs ou piégeurs qui en revendaient les longues plumes nuptiales pour décorer les chapeaux des dames de la fin du XIXème siècle au début du 20ème siècle. Ce sont ensuite la destruction des zones humides, les pesticides et la destruction des mangroves qui ont rendu sa survie difficile. Elle est maintenant protégée et reconstitue lentement ses populations".

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Plus de détails sur oiseaux.net

 

Nous rappelons que beaucoup des photos qui sont présentées dans nos articles sous un format restreint sont visibles avec une bien meilleure définition dans nos albums. Ici, en l'occurence, il s'agit de l' Album 1d - Nature et paysages 2011 . 

 

Enfin, un conseil : inutile de tenter de voir notre compagnie de Grandes Aigrettes le jour où les tartarins-tueurs sont de sortie. Les oiseaux, eux aussi, préfèrent ne pas prendre de risques avec ces primitifs, et sont partis se réfugier "ailleurs" !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

110921 (69a)montage Circa Faucon

21/09/11 - Plusieurs fois, dans le passé, les Faucons crécerelles ont utilisé les grands Peupliers du Mont pour nidifier. C'est sans doute parcequ'il considèrait qu'il s'agit de son territoire que le petit rapace est venu l'occupper hier, et qu'aujourd'hui, il a fini par venir harceler Circalat qui y était revenu à l'affût trois fois de suite pendant des heures. Etant lui aussi adepte du "vol du Saint-Esprit", il a profité des  périodes de vol stationnaire du Jean-le-blanc pour tenter des manoeuvres d'intimidation à proximité immédiate de son grand rival. Peine perdue, le Circaète s'en est moins ému que si cela avait été une Buse variable ou un Aigle botté.

Mais l'époque de la migration est venue, et Circalat profitera sans doute du retour des beaux jours pour nous quitter, laissant le champ libre au Faucon.

 

Les uns partent, les autres arrivent : une dizaine de Grandes aigrettes sont venues rejoindre leurs deux compagnes qui avaient passé l'été ici... Et leurs petites cousines les garzettes, au nombre de plus de vingt, sans compter les Hérons cendrés, une bonne douzaine aussi.

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Les élégants Hérons blancs ont déjà profité d'un passage de banc de poissons, en se lançant dans la mélée prédatrice avec un abondant contingent de Cormorans, de Mouettes et de Goélands.

 

Du côté des Martins pêcheurs, on ne voit plus les "fiancés", mais l'un d'entre eux semble avoir pris ses quartiers sur notre territoire. Le voici, photographié  pour la première fois en digiscopie depuis mon affût  de substitution.

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Affût interrompu prématurément par deux messieurs avec leurs chienchiens, venus camper discrètement au milieu de la Loire pour faire joujou avec des canards en plastoche (a chacun son "sex-toy"...). Je préférais ne pas trop m'exposer : à défaut de gibier, ils auraient pu plomber mon camouflage...

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De toute façon, ils ont fait partir toute la faune, y compris mon petit Martin. C'est trop c... (j'aurais pu dire bête, mais je ne veux pas insulter les animaux...) de passer deux heures dans ce truc sans rien avoir à observer... et avec un volatile hystérique qui pourrit le grand calme du soir en n'arrêtant pas de couiner.

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

101018 (6) montage Cigogne noire

(montage de photos locales)

15/09/11 - Dehors, face à la Loire, vous terminez tranquillement votre déjeuner. Tout en guettant d'un œil distrait  le Balbu de passage, un survol de Circalat ou la course d'un Ecureuil qui déménage patiemment le noyer vers des caches improbables. Et soudain, la sidération : une Cigogne noire passe là-devant, à hauteur d'homme dans vote jardin, à moins de vingt mètres... Sereinement, elle glisse vers la gauche, peut-être en légère descente vers la Loire. Trop vite cependant pour que l'on ait le temps de réagir et de saisir la scène en photo.

Mais où a-t-elle pu se poser, ou bien, où est-elle partie ? Pas de réponse, nos recherches coordonnées resteront vaines. (*)

Par contre, elles nous amèneront à revoir le couple de Martins-pêcheurs amoureux : leur "cour-poursuite" a repris, sur les mêmes rochers qu'à la fin août.

110916 (8) r Martins love

 

La maturité des noix, dont les bogues se fendent, a donné le départ à de véritables courses à la prise des petits rouquins. On croirait les soldes d'automne aux "Galeries j'farfouille"  !

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Pris par leurs tâches, les rongeurs viennent parfois enterrer leurs larcins dans un massif sous vos propres yeux ! Pas étonnant que des noyers poussent partout, autour de la maison comme dans les alentours.

 

Autres nouvelles de la biodiversité de notre territoire :
Le 13, nous avons revu Seb sur son perchoir.
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Enfin, vraissemblablement lui : une tentative d'arrivée à la tente réussie, mais une ouverture de fermeture éclair en façade bruyante, et notre oiseau n'est plus au perchoir pour montrer sa bague. C'était probablement un dernier "au revoir" du mâle de la saison avant son départ en migration.

 

Sur la Loire, de plus en plus de grandes Aigrettes ; trois Grèbes castagneux sont de retour ce matin ; et plusieurs variétés de Limicoles stationnent depuis plusieurs jours : Chevaliers aboyeurs, Chevaliers culblancs, Vanneaux huppés etc.

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Enfin, Circalat nous occuppe encore beaucoup : vols stationnaires, survols à basse altitude, affûts sur le Peuplier... Et des attaques subies de la part d'une Buse variable :

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* Un ballet de cinq Cigognes noires avaient été observé au dessus de Chécy il y a quelques jours par M.-F. S, et une isolée vue en vol par Cyril M. à la réserve de Courpain ily a trois jours.

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Publié le par Jim
Publié dans : #Observations

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Nous avions dénommé "Balbulat" le premier Balbuzard pêcheur qui avait choisi l'aire de Latingy pour y établir sas quartiers... Et pour y conduire en 2010, avec une femelle dite "Gauchette", sa première reproduction.

Balbulat n'étant pas revenu après la migration, sa compagne avait déserté le nid, repris par un autre jeune mâle... trop jeune pour réussir une reproduction : trois femelles successives avaient pu le vérifier.

Mais si l'année n'a pas vu la réussite du côté de cette espèce, elle a vu l'émergence d'une autre espèce jusque là plus discrète, mais à peine moins précieuse, au moins dans notre région : le Circaète Jean-le-Blanc.
Après les observations de plusieurs spécimens, parfois simultanémnent, au cours de la saison, nous vous avons relaté la présence, de plus en plus fréquente, de celui que nous nommerons désormais Circalat. En effet, depuis le début août, il a clairement choisi l'est de Mardié comme territoire de chasse. Allant jusqu'à passer plus de deux heures consécutives en affût sur le grand peuplier du Mont ; mais aussi, presque tous les jours, chassant en vol ou se perchant à d'autres endroits plus proches du village.


D'où notre espoir, qui se renforce, de  découvrir ici l'an prochain ce genre de scène, dessinée in situ près de Sennely cet été par Alban Larousse. Couché, le "poussin" ne laissait voir pratiquement que son oeil. Mais au passage d'un de ses parents, il s'était dressé pendant quelques brefs moments... suffisants pour que le talentueux dessinateur, l'oeil derrière sa lunette, saisisse l'émouvant instantané. (Voir notre article du 20 août plus avant)

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En attendant, Circalat continue son travail de prédateur de reptiles, comme on le voit ici :

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Nous avons maintenant une telle quantité de documents que nous vous les présenterons, dès que possible, dans un album spécial. Entretemps, visitez l'Abum 1D - Nature et paysages, album de l'année 2011, qui est complété régulièrementpar nos meilleurs clichés.

Bonne fin de saison à Circalat... en attendant la migration, qui interviendra normalement avant la fin du mois.
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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

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28/08/11 - Hier, un Martin pêcheur circulait devant le Mont en faisant des haltes sur les grosses pierres émergées.
D'où, à l'aube, un petit tour au Belvédère, à tout hasard. Bingo ! Aujourd'hui, ils sont deux,et certainement de sexes opposés, si on en croit les rituels amoureux qu'ils ont entrepris, et qu'ils vont poursuivre pendant au moins deux heures.

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Silencieux, posés face à face, ou dos à dos, ou côte à côte pendant de très longues minutes, les deux amoureux se prodiguent des "salamalecs" très ritualisés, puis se parlent sur un ton aigu, et partent soudain dans de folles courses-poursuites... ou se contentent de sauts de puce d'un rocher à l'autre.

Mais le temps manque pour vous raconter cela plus en détail, vous devrez donc attendre les longues soirées d'hiver ; et ce sera illustré de photos choisies parmi les centaines prises ce matin-là en digiscopie !

En attendant, retournez sur ce blog voir le portrait du Martin pêcheur !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

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31/08/11 - Aux heures chaudes de la mi-journée, notre ami Circaète nous offre, en plusieurs séquences, un magnifique festival aérien dans le ciel de Latingy. Profitant d'un petit vent d'est, il s'immobilise au dessus du Mont pendant des minutes entières en "vol du Saint-Esprit", dans une immobilité parfaite. Ce qui permet de le photographier en digiscopie, à travers la lunette. Avant que, parfois, il ne plonge sur sa proie reptile.

Mardésiens, venez nous rencontrer dimanche au Forum des Associations : plusieurs panneaux de photos y seront consacrés aux principaux rapaces diurnes de notre territoire... du "jamais vu", du grandiose !!!

 

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21/08/11 - 28/08/11 - Oui, décidément, notre nouvel ami le Circaète, en venant plusieurs jours de suite faire son affût depuis le haut du grand Peuplier, confirme qu'il est bien résidentiel dans le voisinage. D'autant qu'il a aussi été vu plusieurs fois en vol, notamment très bas au dessus de la maison du Mont, mais aussi survolant les bâtiments et le parc de Latingy. A suivre !

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Publié le par Jim
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20/08/11 - Balbuzard pêcheur, Bondrée apivore, Buse variable, Epervier d'Europe, Faucon crécerelle, c'est le petit cortège  des rapaces diurnes qui, peu ou prou, nidifient dans les bois de Latingy à l'est de Mardié. D'autres sont des visiteurs  plus occasionnels, comme le Faucon hobereau du précédent article, l'Aigle botté, le Busard des Roseaux, l'Autour des palombes ou le Milan noir qui nous survolent à l'occasion.

Le Circaète Jean-le-Blanc, lui, vient tourner et faire des vols stationnaires, notamment au-dessus de la plaine du Mont dont il apprécie l'aridité, depuis des années. Rapace d'assez grande envergure - jusqu'à 1,80m -, le Circaetus gallicus est un visiteur d'été présent de la fin mars à octobre. Il se nourrit de reptiles qu'il guette généralement en vol, immobilisé soit contre le vent, soit en vol stationnaire comme le Balbuzard, avant de fondre au sol sur sa proie. Il est identifiable grâce à son plumage inférieur assez clair, presque intégralement strié, mais surtout grâce à sa face large qui pourrait se confondre avec celle d'une chouette. (détais sur  Oiseaux.net )

Le 13 août dernier, après deux passages de Circaètes, sans doute différents, l'un d'eux était venu se poser brièvement en haut d'un grand peuplier disposant de branches mortes, à 200m environ de notre véranda. Aujourd'hui vers 15h, notre oiseau réapparaît posé sur les mêmes branches ; et occupé par son affût, il se laisse "digiscoper" pendant une dizaine de minutes. Puis il pique rapidement, réapparait quelques minutes plus tard en vol rapide vers la Loire ;  revient se poser au même endroit ; et repart vite vers la Loire. 

Une heure après, il tourne devant le Mont, scrutant le sol, ne jetant qu'un oeil distrait sur la fourmi, là en bas, qui s'agite avec du matériel optique encombrant.

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Cet oiseau est bien celui que nous avons vu il ya une semaine : il est reconnaissable aux rémiges N°5, aux etrêmités des ailes droites et gauches, qui sont en creux par rapport à l'alignement, signes d'une repousse. Or nous avions comparé son plumage à celui d'un Circa qui avait tourné ici le 12 avril dernier, et nous sommes à peu près certains que c'était déjà le même. Nous n'évoquerons pas les passages "furtifs" assez fréquents ces derniers temps.
Depuis longtemps, notre ami Alban Larousse évoquait comme probable la présence d'un couple reproducteur de Circas sur Latingy. La multiplication des observations, et notamment celles de ce spécimen qui aurait été là depuis avril... mais qui n'est pas le seul, viennent confirmer cette intuition : il est ici visiblement sur son territoire de chasse !

 

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Contrairement aux nids de Balbuzards qui se repèrent relativement facilement cat ils sont en général en haut d'arbres dominants, souvent des pins , ceux ces Circaètes sont dissimulés dans des branchages hauts où ils sont peu visibles.

Dérogeant à la règle qui veut que toutes les photos de ce blog soient prises sur Mardié-est, celles de ce nid de Circaète sont prises lors d'un affût en Sologne près de Sennely le 24 juillet. Tandis qu'Alban Larousse "croque" le nid en direct (une belle aquarelle que nous aurons peut-être le privilège de voir ???), la femelle revient au nid où se trouve son seul juvénile.

La photo de droite, prise par Cyril Maurer le 10 août, montre un juvénile qui n'est pas loin de prendre son envol.

A Latingy, Circas... êtes-vous là ? A nous de trouver leur aire, dès que l'automne aura fait tomber les feuilles des arbres, et nous pourrons enregistrer cet élément comme constitutif supplémentairede notre riche biodiversité.

En attendant, récoltons les Girolles dans les bois, faisons-les sauter à la poêle, et régalons nous de les déguster ! Et sur les Noyers sauvages, les bogues se fendent : les premières noix fraîches vont vous enchanter !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

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Août 2011 - Pour une majorité d'espèces animales, et notamment d'oiseaux, le printemps est la saison des reproductions. A part le mâle qui s'active dehors pour nourrir la famille, tout se passe "à la maison", souvent à l'abri des regards.
La nouvelle génération devant acquérir rapidement son autonomie, la croissance des juvéniles est souvent fulgurante. Adultes et jeunes subadultes peuvent s'éloigner de plus en plus loin du gite ou du nid, puis le quitter ; selon les cas, ils se préparent pour la migration, vont chercher "leur" nouveau territoire, ou vont simplement "errer" dans les environs.

C'est dire que la présente période estivale est la plus favorable aux observations les plus inhabituelles. Profitons-en !

Le 9 août au matin, nous avons pu observer longuement et "digiscoper" cette jolie petite femelle de Faucon hobereau (ci-dessus) perchée sur un peuplier en haut du coteau.

Les jeunes Balbuzards viennent à la pêche sur la Loire, seuls ou avec un adulte. On les reconnait soit à leurs sifflements aigus répétés, soit à leur façon d'amorcer des plongeons qui se terminent par un évitement de l'eau au dernier moment. Spectacle fréquent sur la Loire ce mois-ci.

Il y a maintenant sur notre scène de nombreuses Aigrettes garzettes, beaucoup de l'année. Leurs territoires de pêche  font l'objet de rivalités,qui se traduisent par des courses-poursuites permanenteset des duels... au fleuret moucheté ! Comme celui qui figure dans notre album  "Combat sans merci" accessible sur ce blog, dans la colonne de droite.

Si vous allez à la réserve de Courpain, à quelques kilomètres à l'est de Jargeau, vous pourrez sans doute y voir une inhabituelle Spatule blanche. C'est la période où vous pouvez avoir la chance de "contacter" ici, comme cela nous est arrivé, une Cigogne noire juvénile (Août 2008 - bec et pattes gris-roses, pas encore rouges), ou un Héron pourpré avec son plumage encore totalement brun (Août 2007).
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Le couple de Loriots d'Europe s'est démultiplié, nous avons observé plusieurs juvéniles de l'année, comme celui-ci que l'on reconnait (ci-dessous) aux stries sur le plumage ventral.
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Réapparition aussi d'une de nos espèces préférées, le Martin pêcheur. En l'occurence, une jeune femelle surprise posée, au hasard, sur l'extrémité du Saule coupé par le Castor, mon ex-affût  de rêve au bord de Loire.  Le lendemain, je suis revenu la guetter, mais cette fois-ci bien "planqué" et configuré pour une magnifique digiscopie. Las, c'est un oiseau de malheur qui a fait son apparition sur mon écran de contrôle, accompagné de ses deux domestiques à quatre pattes :

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Un chasseur de gibier d'eau, venu préparer son affût sur l'îlot d'en face, et qui est passé sans me voir ! Fin de partie !

Ca va commencer à flingoter le dimanche 21 à 6 heures du matin. Toute la sauvagine va se cacher pour échapper à la mort subite, ce sera le grand silence déchiré à l'aube et au couchant par des rafales succsssives au long du fleuve au passage d'un Canard suicidaire. L'Ouverture ? Une grande fête (macabre) pour tous les amoureux de la nature, paraît-il...

Vite, il vous reste une grande semaine pour un magnifique safari-photo sur les rives de Mardié.

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Publié le par Jim
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03/08/11 - Une sympathique et abondante récolte de Cèpes (de Bordeaux) bien charnus, tout frais du matin, vient nous rappeler à bon escient la  "générosité" de la nature avec ceux qui en sont proches. Les végétalistes vous dresseront des listes impressionnantes de plantes dont les fruits, les fleurs, les feuilles ou les racines sont mangeables. La soupe d'Ortie est à la mode, des amis nous vantent les "produits dérivés" du Sureau, et la confiture de Cynorhodon (vous savez, l'enveloppe rouge du "poil à gratter" de l'églantier) a fait les beaux jours des "Baba-cools". Une série télévisée vous montre aussi un génial aventurier qui se met en situation de survie dans les coins les plus inhospitaliers... et se nourrit d'horreurs végétales ou animales, scorpions crus et racines amères... Beurk !
Non, à la saison des fruits et des champignons, nous voulons parler du "meilleur", de ces produits connus qui même dans leur simplicité, atteignent le niveau de la gastronomie. Après les délicieuses Asperges de rives de Loire, il y a eu les Girolles, qui devraient revenir ; les pluies récentes ont mis fin à la sécheresse, mais ont aussi fait sortir les Rosés des prés. Les Noisettes sont en avance, et des Noyers sauvages sont déjà annonciateurs de belles récoltes ; les petits fruits, Fraises des bois, Mures (les Framboisiers sont ici plutôt dans les potagers) ont un peu souffert de la sécheresse, mais les amateurs de gelée de Mure auront quand même de quoi faire. Enfin beaucoup de plants de raisin Noah sont réapparus sur les anciennes vignes, et vont offrir leurs délicieux grains au goût de fruits rouges.
Combien ça coûte ? Rien, sinon le plaisir d'une sortie en forêt, d'un parcours sur les chemins de campagne, de randonnée, ou sur les rives de Loire. Néanmoins, il faut sans doute "apprendre" et "connaître", "respecter", et être prudent, quand on ne connait pas bien, pour ne pas prendre de risques de santé.
Nous ne parlerons pas ici de la nature "dominée" : cultivée, même si on apprécie les productions potagères savoureuses ou maraîchères, saines si "Bio" ; ou chassée, qui suscite en nous des sentiments allant, selon les pratiques en cause, de la tolérance à la répulsion.

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