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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 17:08

101130 Lolo Lamour

Des températures négatives inférieures à -15° ; plus de 15 cm de neige. « On n’avait pas vu cela depuis longtemps… ». Pendant quelques jours, la civilisation mécanisée dérape sur le verglas, et les médias émeuvent l’opinion sur les extravagances de la nature insoumise.

Indignez-vous, comme Stéphane Hessel nous y invite ! Mais indignez-vous  à bon escient, indignez-vous pour ce qui en vaut vraiment la peine ! Franchement, il n'y a pas que ces pauvres voitures et ces malheureux camions qui sont mal. Il y a d'abord et avant tout trop de "sans domicile" dans les rues de nos villes arrosées de sel., sans refuges suffisants, qui souffrent des présents excès climatiques.

Et dans la nature, dans nos campagnes, sur nos fleuves, dans la féérie blanche et silencieuse, des animaux meurent de froid ou souffrent de manque de nourriture ; des arbres se brisent. Le règne animal et le règne végétal sont lourdement éprouvés, eux aussi, mais n’ont droit qu’au silence… sauf en de rares endroits où les militants de la LPO obtiennent la suspension de la chasse au gibier d’eau en situation de faiblesse. Merci à eux !

 lien vers le site national de la LPO

Photos : Le Mont sous la neige - Patrick Drey. "Une Aigrette garzette en tenue de camouflage" -  Jérome Lamour

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 19:19

 

 080817 montage Martin

Un vif éclair bleu, minuscule, si lumineux qu'il vous fige... Mais comment saisir une telle boule de feu ? Comment fixer cette flèche, lancée au ras de l'eau du lever du jour au coucher du soleil ? Le mâle en charge de progéniture va devoir pêcher jusqu'à 200 poissons dans la journée pour nourrir ses nombreux petits ; et pour cela, plonger mille fois !

Tiens, sur son parcours multi-quotidien, un perchoir bien placé fait son apparition. Il ne pourra pas s'en priver : il s'y posera, n'en doutez pas, à chaque tour de son circuit... Et vous, planqué des heures durant derrière votre camouflage, figé derrière votre oeilleton, vous aurez alors toute latitude de le détailler ; de vous questionner sur ses différences de couleurs, selon qu'il est exposé aux rayons du soleil, ou à l'ombre ; de guetter ses parades amoureuses ; d'admirer ses plongeons allers-retours ; de le voir assommer ses captures, puis les ingurgiter ; de découvrir qu'il régurgite parfois une minuscule pelote d'arêtes ; d'assister à ses toilettes minutieuses ; de le voir s'élever pour un vol stationnaire d'observation ; de suivre l'apprentissage de ses juvéniles...

Quiconque l'observe ne peut manquer d'envier sa vivacité, de s'étonner de son autorité, d'admirer sa beauté. Il tombe forcément sous le charme : le petit prince bleu du fleuve ensorcèle tous ceux qui le regardent.

Et pourtant, il ne nous livre que des bribes de sa vie extérieure. Si nous pouvions entrer dans l'intimité de son nid, cavité creusée au bout d'un petit tunnel dans une falaise de sable, où sa femelle couve sept ou huit poussins affamés...

 

Fiche complète sur "Oiseaux.net" : http://oiseaux.net/oiseaux/martin-pecheur.d.europe.htm

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 23:33

100808 montage Bondree apivore-copie-1

 

Toujours pareil : d’un côté, il y a quelques “stars”, rares, qui occupent le devant de la scène ; et de l’autre, tous les obscurs, les sans-grades, ceux qui sont partout… et pour qui on ne détourne même pas les yeux !

Ici, en matière de rapaces diurnes, notre espèce emblématique est connue : c’est évidemment le Balbuzard pêcheur, très en vedette cette année. Mais, tandis que nous faisions grand bruit médiatique sur les premières naissances chez Balbulat (Cf. infra.), d’autres naissances avaient lieu, également dans le Grand Bois, chez un couple de Bondrées apivores… et nous n’en avons rien dit… La voilà, l’injustice !

Certes, la présence de Bondrées à Latingy n’est pas une nouveauté. Cette année, un mâle et une femelle y avaient été observés à plusieurs reprises, en vol au dessus de la plaine du Mont, ou sur un de nos perchoirs au Mont, et souvent s’envolant en rase-mottes dans les allées des bois où elles se posent habituellement pour leur recherche de nourriture. Pour autant, aucun nid n’avait été localisé. A la mi-juillet, ils se sont montrés tous deux presque quotidiennement. Puis le 1er août, les bois ont retenti de bruyants sifflements signalant un évènement : l’envol de plusieurs juvéniles… Des « Piiiou » répétés trois fois, entendus simultanément à deux ou trois emplacements différents : sans doute trois petits. C’est en imitant leurs « trilles » qu’un d’entre eux se fera voir, en venant se poser à la cime d’un épicéa.

Un nouveau succès de reproduction sur notre territoire, c’est toujours un bonheur supplémentaire.

Mais cette Bondrée apivore, qui la connaît, qui s’en préoccupe ? C’est pourtant un beau rapace diurne de taille moyenne, assez communément répandu en période de migration estivale… Et cependant très méconnu, car trop souvent confondu avec la Buse variable qui lui ressemble en vol. La Bondrée se nourrit principalement d’hyménoptères (guêpes surtout, frelons, bourdons…) et de leurs larves arrachées au sol : on devrait lui en être reconnaissants… si on le savait !  On y revient : les trop obscurs, les trop nombreux, les utiles travailleurs de l’ombre, les saisonniers… tous ceux qui font le fond de notre diversité ordinaire n’ont pas, surtout concernant la nature, une image à la hauteur de leur valeur : il leur faudrait de la lisibilité, du marketing… du buzz… de la com… Le blog MARDIEVAL biodiversité est un premier pas en ce sens... en attendant une chaîne de télé, peut-être ?


Fiche complète sur "oiseaux.net" : http://www.oiseaux.net/oiseaux/bondree.apivore.html

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 08:51

Ce blog n'est ouvert que depuis deux mois. Il continue à s'étoffer, mais cela demandera encore quelques semaines pour qu'il soit plus compètement "alimenté" à partir de nos archives. Par la suite, il sera complété par nos meilleurs documents d'actualité.

Mais deux mots sur la qualité des documents mis en ligne. Il existe des sites de photos naturalistes d'une qualité exceptionnelle, comme celui de notre ami Yvonnik Lhomer. Beaucoup de photos sont de véritables petites "oeuvres d'art" par leurs couleurs, par leurs lumières et leur netteté, ou encore se caractérisent par la rareté de leurs sujets. Seul petit "reproche" qu'on puisse leur faire : les photos présentées, pour atteindre ce niveau de qualité, sont rarement prises en mouvement ou dans des mauvaises conditions de lumière ou de météo.

Concernant MARDIEVAL biodiversité, notre propos est différent. Nous visons à montrer, sur un territoire délimité, toute l'étendue de la biodiversité ; et à faire vivre la dynamique de la vie naturelle au fil des saisons, Certaines photos peuvent avoir été prises à grande distance, "à la volée", ou dans des conditions météorologiques très défavorables. Il se peut cependant, par exception, que nous les mettions en ligne, malgré leurs qualités techniques et/ou esthétiques relativement "médiocres", compte tenu de leur intérêt documentaire ou informatif. Veuillez nous en excuser.

En tous cas, merci de votre visite... et envoyez-nous vos amis, parlez  de notre blog sur Facebook, référencez-le sur vos propres blogs ou vos sites ;-)

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 19:35

 101117 Cygnes d'automne

17/11/10 - En 2009, nous avions devant l'île des Baffaits une colonie de 25 Grandes aigrettes. En 2010, ce sont les Cygnes tuberculés qui battent un record en totalisant 30 individus, souvent juvéniles. Avec des passages en vol récurrents leur permettant de revenir à l'amont, ces oiseaux migrateurs d'hiver marquent les paysages et les ciels d'automne magnifiquement colorés, mais quelque peu désertés par les migrateurs d'été. Geais, Pics verts et Grives occupent encore la prairie pour en tirer des vers, et les passereaux se disputent les derniers fruits au sol ou sur les arbres.

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 19:39

100613 montage biodiversite

BILAN D'UNE SAISON : LA NAISSANCE DES BALBUZARDS ET DEUX NOUVELLES LIBELLULES
La saison a été bien évidemment dominée par la première reproduction d'un couple de Balbuzards pêcheurs au coeur d'un massif forestier de Mardié-est (Cf. plus bas).
Le suivi de cette "aventure" extraordinaire a mobilisé beaucoup de notre temps et de notre attention... Mais par ailleurs, l'année n'a pas été fantastique sur la Loire. Les observations que nous aurions pu vous faire partager ressemblent assez à celles des années précédentes, avec une tendance à la baisse des effectifs présents sur zone.
Et avec, pour les oiseaux nicheurs, des déplacements (hirondelles de rivage), ou de nouveaux empêchements dus à l'instabilité du niveau du fleuve (Sternes naines).
A noter quand même la nidification en forêt de la Bondrée apivore, avec la naissance d'au moins deux jeunes qui y ont manifesté une présence bruyante. Et une rencontre émouvante avec un jeune Epervier d'Europe qui avait heurté une vitre, avant qu'il ne reparte vers de nouvelles aventures. Pour terminer le chapitre des rapaces, passages d'Aigle botté et de Circaète Jean-le-blanc. Présence forte de la Chouette hulotte.
Sinon, présence continue du Loriot, du Gros bec etc.

Concernant notre inventaire "Odonates", nous avons eu le plaisir de le compléter par deux espèces nouvelles, portant leur nombre total à 26. D'abord avec l'Ophiogomphus cecilia qui avait été photographiée en 2000 mais qui a de nouveau été contactée et photographiée cet éte. Puis avec l'Aeshna cyanea qui n'avait pas encore été vue ici.

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 19:33

FIN Yab Lil 100616

La présence du Balbuzard sur la Loire au droit de Mardié était déjà avérée depuis des années lorsque, en 2005, nous prenons conscience de l'intérêt de ce rapace pêcheur. Nous rencontrons alors le Groupe Pandion, grâce à qui nous approfondissons la connaissance de cette espèce passionnante. Nos observations, cet été là, nous convainquent que des couples doivent nidifier au nord de Latingy, alors que les nids répertoriés sont tous dans les massifs de Lorris et d'Ingrannes ; et nous vérifions que la fréquentation de notre territoire est beaucoup plus importante que ce que pouvaient laisser croire certains spécialistes.
L'idée d'implanter une plateforme d'appel dans les bois naît immédiatement, et le "pari" audacieux est validé par le Groupe Pandion auquel nous participons désormais. Avec ses experts, le choix de l'arbre-support au coeur du bois est confirmé en 2006, et la plateforme montée en mars 2007.  Au delà de notre motivation fondamentale, qui est de participer à l'aventure de la restauration de l'espèce, on pense que le projet réussi pourrait aussi, en  mettant en lumière l'exceptionnel potentiel de biodiversité qui a permis cette implantation, constituer un nouvel obstacle significatif à la déviation routière qui menace Latingy. L'emplacement choisi étant justement... dans le fuseau de l'implantation prévue !

Dès l'été 2008, un jeune mâle bagué en 2006 en forêt d'Orléans occupe la plateforme. "Balbulat" revient en avril 2009 et se réapproprie l'aire. Il entreprend une nidification avec une femelle baguée en Allemagne, mais cette tentative tourne vite à l'échec.
Fin mars 2010, le même mâle s'installe avec une femelle également originaire de la forêt d'Orléans, surnommée "Gauchette". Le couple se livre à tous les rituels nuptiaux : apport de branches par le mâle pour compléter l'amorce de nid,  présentation de proies à la femelle, accouplements. Une couvaison démarre à la mi-avril, et les éclosions interviennent fin mai. Deux poussins sont alors observés et photographiés par la suite, surnommés Yab et Lil.                                    
(Un récit photographique de cette nidification a été suivi au jour le jour par 60 passionnés.)
C'est le premier né de ce nid que Yann Arthus-Bertrand est venu parrainer le 10 juillet 2010 à Mardié, en présence des militants de MARDIEVAL et des naturalistes qui nous ont aidé dans ce projet.
Il a voulu par là affirmer que "chez nous", en France, il est urgent de travailler à la restauration des milieux naturels, au lieu de les sacrifier indéfiniment, sans discernement, à des infrastructures obsolètes, non durables et destructrices...
En mars prochain et les années suivantes, Balbulat devrait revenir pour de nouvelles nidifications. Des projets de reportage ont été évoqués avec Yann, et même des éventuelles installations qui permettraient de vous faire partager le suivi de ces extraordinaires séquences de vie sauvage... Ce n'est donc que le beau début d'une longue et passionnante histoire que vous allez suivre !

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 15:47

4 septembre 2010 -  Ce n'est certes pas la première fois que nous assistons à des rassemblements d'oiseaux piscivores sur un banc de poissons de passage. Cela dure en général quelques dizaines de minutes, une demi-heure. ; et les oiseaux se comptent, pour chaque espèce, par dizaines (Mouettes, Cormorans...) ou par unités (Hérons cendrés, Aigrettes garzettes, Sternes, Grèbes...). Les oiseaux se déplacent en suivant le banc de poissons qui remonte ou redescend le courant suivant le moment.

Mais cette fois-ci, cela dépasse de très loin toutes ces scènes déjà vues : commencée vers 7h et demie, ça dure plus de deux heures ; et les oiseaux sont cinq ou dix fois plus nombreux. Le tumulte est considérable, les plongeurs s'envolent épisdiquement pour reprendre le courant plus haut. Là, il semble bien qu'un abondant banc de poissons se soit laissé bloquer dans une petite passe peu profonde, longue d'une centaine de mètres, entre la petite île (à droite sur la photo) et la rive.

100904 (61) panoramique r

Les grands cormorans se "gavent" particulièrement : presque à chaque fois qu'ils passent la tête sous l'eau, ils la remontent avec un joli poisson au bec ! Quelques Grandes aigrettes sont apparues, en plus des deux qui étaient installées sur le site depuis un moment.

Tout ce beau monde est tellement occuppé que l'approche à découvert est possible jusqu'à quelques dizaines de mètres.

100904 montage curee

Dans les heures qui suivent, les colonies d'oiseaux "campent" sur les bancs de sable. Et le lendemain à la même heure, il y a à nouveau une affluence particulière. Mais les poissons ne sont plus au rendez-vous.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 16:51

 

 

LE SECRET ETAIT PLUTOT BIEN GARDE :
DES BALBUZARDS NICHAIENT A MARDIE
ET ONT DONNE NAISSANCE A DEUX PETITS !
10 juillet 2010 - L'idée d'implanter une plateforme d'appel de Balbuzards pêcheurs dans les bois de l'est de Mardié est née à l'été 2005 des observations de pêches de plus en plus fréquentes devant Latingy ; le choix de l'arbre-support a été confirmé en 2006, et la plateforme montée en mars 2007.
Dès l'été 2008, un jeune mâle bagué en 2006 en forêt d'Orléans a occupé la plateforme. "Balbulat" est revenu en avril 2009 et s'est réapproprié l'aire pour enreprendre une nidification avec une femelle baguée en Allemagne. Mais cette tentative a vite tourné à l'échec.
Fin mars 2010, le même mâle s'est installé avec une femelle originaire de la forêt d'Orléans comme lui, surnommée "Gauchette". Le couple s'est livré à tous les rituels nuptiaux : apport de branches par le mâle pour compléter l'amorce de nid, présentation de proies à la femelle, accouplements. La couvaison a démarreé à la mi-avril, et les éclosions sont intervenues fin mai. Deux poussins ont alors été observés, puis photographiés par la suite, surnommés Yab et Lil.
Des centaines de clichés ont été pris depuis un affût fixe, au téléobjectif et en digiscopie. Un "feuilleton" presque quotidien a été diffusé à une soixantaine de personnes qui étaient dans la confidence.
Les photos de Balbuzards présentées dans cette rubrique, comme celle qui est ci-dessous, étaient déjà des photos de "notre" Balbulat !

EVENEMENT DU PRINTEMPS 2010 : DEJA LES BALBUZARDS !
6 mai 2010 - La Loire n'a pratiquement pas subi de crues importantes pendant l'hiver et au printemps 2010. Sans avoir été totalement serein, son régime fluvial est resté pour le moment assez "confortable" pour l'avifaune qui lui est attachée.
Dans ce contexte, nous observons depuis la fin mars une fréquentation précoce importante du Balbuzard pêcheur ; comme celui que nous voyons ici, ce jour à 17h30, traverser la plaine du Mont très lourdement chargé. Ceci atteste à la fois de la qualité du "spot" de pêche et de la présence de nids de ces magnifiques rapaces dans les massifs forestiers du secteur, que nous pressentons depuis quelques années.
Nous voyons par ailleurs se mettre en place le cortège "habituel" de nos oiseaux familiers, hivernants ou migrateurs de retour : Cygnes tuberculés, Hérons cendrés, Aigrettes garzettes, Canards colverts avec leurs portées ; Sternes pierregarin et naines, Guifettes noires, quelques Vanneaux huppés, nombreuses Hirondelles de rivage ; Chevaliers, Bécasseaux, Gravelots...
A noter aussi les premières émergences d'Odonates (Calopteryx splendens).

7 mai. Depuis quatre ans, j'utilisais en rive de Loire un bosquet constitué par un saule et un peuplier comme affût devant des perchoirs adaptés aux Martins pêcheurs. Un Castor ayant réglé son compte au Saule cet hiver, il n'y a plus d'affût ! Mais le Saule est tombé en porte-à-faux au dessus du fleuve : un perchoir tout indiqué ! Et c'est précisément sur ce perchoir que j'ai fugacement contacté vers 18h un Martin pêcheur, le premier de l'année.



ENCORE UNE PREMIERE : DES GARROTS A OEIL D'OR
EN VOL ET SUR L'EAU DEVANT LE MONT
13 mars 2010 - Un vol très rapide au ras de l'eau, sept petits canards noirs et blancs aux ailes courtes et pointues : c'est, vu pour la première fois chez nous, un passage de Garrots à oeil d'or !
14 mars 2010 - Le petit groupe, composé de six mâles et d'une femelle, est observé par Alban Larousse et Cyril Maurer (auteur de la photo) alors qu'il évolue sur le fleuve dans le secteur du Mont.
Le Garrot à oeil d'or est un canard plongeur de taille moyenne qui présente une silhouette trapue avec un bec court et une tête assez volumineuse presque triangulaire. Il est moins grégaire que la plupart des autres canards plongeurs : on l'observe uniquement en couples isolés ou en petits groupes. Quand il nage, il est profondément enfoncé dans l'eau. C'est assurément le meilleur plongeur du groupe des anatidés. En période de nidification, il fréquente la forêt boréale à la recherche de lacs et cours d'eau lents entourés de végétation arbustive, de préférence des conifères. De fin mars à juin, il niche dans des cavités d'arbres, assez souvent des anciens nids de pics noirs. Il peut également utiliser des nichoirs artificiels qu'il garnit de duvet. En période d'hivernage, on le retrouve sur les rives de grands lacs, aux abords d'estuaires et de baies abritées. (Oiseaux.net)



MALGRE L'HIVER RIGOUREUX,
NOS INVENTAIRES EN HAUSSE !
PLUS DE 30 PAPILLONS
AU MOINS 25 LIBELLULES
20 février 2010 - En ce qui concerne les papillons, nous ne disposions pas d'un inventaire "scientifique" réalisé sur le terrain avec un protocole rigoureux. Nous avons donc repris plusieurs années de photographies pour identifier les individus contactés et consolider un premier bilan de nos observations .

Plus de 30 espèces présentes sur notre territoire sont photographiées. Plusieurs sont rares, fragiles, menacées, voire "protégées". Un bon début !

A l'occasion de ces recherches, nous avons retrouvé un cliché daté de juin 2000 : nous avions eu en main la fameuse "Gomphe serpentin" (Ophiogomphus cecilia), dont la présence était connue, mais qui n'avait pas été contactée lors de notre inventaire "Odonates".
Celui-ci s'enrichit donc d'une nouvelle unité, ce qui porte à 25 le nombre d'espèces présentes sur notre territoire... contre 3 trouvées par les N.O. en 2004, il faut le rappeler !.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 17:29

 

PAS MOINS DE 25 GRANDES AIGRETTES DEVANT LE MONT
10 octobre 2009 - Record battu : 25 Grandes aigrettes devant le Mont, c'est tout à fait inédit ! La colonie, plus ou moins regroupée suivant les moments, occupe le territoire pendant plusieurs jours.
3 octobre 2009 - Depuis le début de l'été, il y avait toujours eu sur zone de 2 à 6 de ces grands hérons blancs ; ce samedi, on pouvait en observer un groupe de quinze, sans compter quelques garzettes et quelques cendrés.
Le groupe, assez mobile dans le secteur du Mont, semble être présent depuis plusieurs semaines dans la région : il a été signalé par Marc Lacroix qui en a observé 19 "quasiment en face Courpain" et par Cyril Maurer qui en a compté 15 sur l'ancienne carrière éponyme. S'y trouvait aussi une Avocette signalée préalablement par Fred Boursier un peu plus en amont vers le "Fer à cheval".
A noter aussi le retour en force des Cygnes tuberculés : une douzaine actuellement, dont un juvénile beige. (Il y en aura 18 simultanément plus tard à la mi-novembre)


BILAN A L'HEURE DES MIGRATIONS
11 septembre 2009 - Notre jeune et vive "Martinette", toujours bien présente sur notre territoire, nous aura remis un peu de baume au coeur après cette saison décevante. Depuis ce matin, elle a été rejointe par un jeune frère ou camarade mâle. Avec la reprise d'affûts quotidiens à sa rencontre, nous avons multiplié les occasions de voir quelques oiseaux intéressants qui s'étaient faits "discrets" cette année.
Ainsi on a pu observer un Grèbe huppé accompagné de trois juvéniles, quatre Grèbes castagneux. Et Une bataille d'Aigrettes garzettes qui a procuré une série d'images exceptionnelles.
Les Sternes naines ont pris leur envol définitif à quelques jours de l'ouverture de la chasse. Ne restent que quelques pierregarin, ainsi qu'une paire de Guifettes noires. Nous nous abstiendrons de commenter ici le canardage et les canardeurs, c'est toujours d'une bêtise incroyable. Voir la "Carte postale" dans la dernière Lettre du Castor. Ainsi, alors qu'il n'y avait jamais eu autant de portées de Canards, on n'en voit plus aucun, à part quelques suicidaires qui déchainent les tirs à l'aube et au crépuscule.
Un Busard des roseaux est venu se poser longuement à plusieurs endroits dans la Jussie ; il a été "réaccompagné" par des Corneilles qui l'ont peut-être confondu avec un Balbuzard.
Episodiquement, nous avons eu la présence de deux couples de Grande aigrette, puis d'un seul couple. Et maintenant d'un seul individu, longuement photographié en digiscopie à une distance de près de 400 m.

Les balbuzards ont été très présents pour pêcher entre le pont de Jargeau et la levée de Latingy, avec de très grosses prises pendant la présence d'un banc de Mulets dans le secteur.

Enfin des colonies importantes de Mouettes rieuses, de Vanneaux huppés et de Grands cormorans occuppent par moments notre scène ligérienne. Et se déchaînent parfois sur des bancs de poissons qu'ils accompagnent au fil de l'eau dans une atmosphère de folie !


PETITE SORTIE POUR UN CRABIER CHEVELU
9 septembre 2009 - Bien qu'en principe cette rubrique ne concerne que le territoire de Mardié-Est menacé par la déviation routière, j'ai suivi le grand ornithologue et génial dessinateur Alban Larousse pour observer un "oiseau rare" qui s'est installé de l'autre côté de Jargeau, à la hauteur d'Ouvrouer-les-Champs... mais qui pourrait aussi bien venir devant Latingy.
Il s'agit d'un Crabier chevelu, petit héron court sur pattes et de plumage clair, beige et blanc.
Depuis notre poste d'observation, nous avons aussi pu suivre une belle scène de repos d'étape d'une femelle Balbuzard baguée jaune. Posée sur la grève sableuse, puis longuement dans l'eau jusqu'au torse pour boire et pour se faire une toilette.


(Photos prises en "digiscopie" à près de 300m de distance)

LA REPRODUCTION DES STERNES A SA (BONNE?) FIN
4 août 2009 - Avant de relater ces semaines moroses, j'ai attendu d'avoir au moins une bonne nouvelle : le retour, pour la première fois de l'année, du Martin pêcheur... En l'occurence un jeune femelle, vue pour la première fois hier et photographiée ce matin sur mes deux perchoirs.

Les Sternes naines ont démarré leur reproduction très en retard, et j'ai mis du temps à repérer les femelles sur nids sur un îlot de sable et graviers inhabituel, plus proche de notre rive que l'île des Baffaits. Il y avait 7 nids, plus 2 de Petits gravelots. Après une remontée des eaux, ces derniers et quelques Sternes avaient disparu. On ne voyait plus que 4 nids, mais la Jussie qui avait poussé pouvait en cacher. Plus tard, les poussins ont commençé à sortir de sous leurs mères : on pouvait encore en voir 3+2+1=6. Ce sont maintenant des juvéniles probablement proches de l'envol, mais il n'y a plus que le groupe de 3 et celui de 2. Ce sont eux que j'ai pris en "digiscopie" pour ne pas les déranger : un exploit quand on sait qu'on a du mal à distinguer les poussins même de près, alors qu'ici ils sont à plusieurs centaines de mètres, et que le temps était souvent couvert.
Pendant ce temps, un dessinateur naturaliste me faisait découvrir depuis la rive sud du fleuve, grâce à la direction de sa lunette, quatre ou cinq autres femelles sur nids, plus un petit gravelot, juste sur l'extrémité de l'île des Baffaits. Le lendemain, c'était un défilé incessant de kayaks. Voici une colonie de ces prédateurs installés sur les nids en question... Triste fin prévisible, en l'absence de toute protection... Ce qui renvoie à un épisode précédent : celui de l'Arrêté de Biotope refusé !

 

A ajouter à notre inventaire "Odonates", le Ceriagrion tenellum, une belle libellule rouge et fine ; qui porte à 24 le nombre d'espèces présentes sur notre territoire... contre 3 trouvées par les N.O. en 2004.

 

Les Balbuzards pêcheurs sont très présents à la recherche de proies ; d'autant que des bancs de mulets circulent tardivement dans le secteur, ce qui fait le bonheur de nos Pandions qui nourissent maintenant des juvéniles à l'envol.
Autres rapaces : la Bondrée apivore qui est maintenant en famille, et que l'on voit de plus en plus sur les rives de Loire. Mais aussi il y a quelques jours, un peu plus en amont, un jeune Busard des roseaux.
Les Aigrettes garzettes sont maintenant une bonne douzaine, mais il faut y ajouter quatre Grandes aigrettes souvent présentes sur notre scène. Les Cygnes ne sont pas tous partis en migration vers le nord : on en voit en vol ou sur l'eau, jusqu'à 6 actuellement. Les Canards colvert sont particulièrement nombreux cette année, ils se rassemblent en bas par dizaines.

Dans les oiseaux "terrestres", à noter la nidification en forêt d'un couple de Pic mar ; et la présence forte d'un couple de Linotte mélodieuse qui s'exposait tous les matins sur des branches mortes en haut d'un grand peuplier, en compagnie souvent de plusieurs Gros-becs.




UN PRINTEMPS D'ATTENTE PATIENTE
8 mai 2009 - Quoi de neuf sur la Loire durant avril et mai ?
La colonie de Cygnes tuberculés est passée progressivement à 26 individus, ce qui nous donne droit à des séquences d'envol assez fabuleuses. Les hérons cendrés et Aigrettes garzettes se comptent encore sur les doigts de la main. Deux Cannes colvert promènent serrées leurs portées d'une dizaine de canetons chacune. Un couple de Grèbes huppés se montre en plumage nuptial, avec les "oreilles de Mickey", entre deux plongées ! Deux Foulques macroule assez peu farouches se nourrissent devant le Mont.
L'an dernier avant les crues, nous avions décompté sur la falaise de la rive sud pas moins de 160 orifices de nids d'Hirondelles de rivage. Cette année, on peut diviser par 10, une bonne partie du linéaire s'étant effondré ou étant en passe de le faire. Du coup, la colonie est numériquement faible : quelques dizaines, au plus une petite centaine d'individus.
Les Mouettes étaient présentes en nombre notamment sur la pointe est de l'île des Baffaits : pas loin de 200. Mais la montée des eaux en a éloigné beaucoup. Entretemps, elles ont été rejointes par des Sternes : une bonne dizaine de couples de pierregarin, au moins six couples de naines à ce jour. Trois Chevaliers arlequin, quelques Vanneaux huppés une bande de Petits gravelots agités s'étaient mêlés à la colonie. Des Grands cormorans, don plusieurs juvéniles au poitrail clair fréquentent les mêmes îlots.
Vers la mi-avril le régime calme et la transparence des eaux de la Loire nous a valu une fréquentation exceptionnelle pour cette saison, puisque multi-quotidienne, de Balbuzards pêcheurs en recherche de proies. Mais la remontée des eaux devenues plus turbides a réduit considérablement cette fréquentation. Aucun Martin pêcheur n'est en vue pour le moment.
En ce qui concerne les odonates, les premières émergences ont eu lieu fin avril, notamment chez les Caryopteris splendens (photo).
Buses, Bondrées et quelques autres grands rapaces survolent régulièrement la plaine du Mont et les bois. Les Faucons crécerelles sont fidèles au rendez-vous. Au Mont, les Etourneaux sansonnets ont réoccupé la cavité du grand peuplier mort pour une nidification qui est en route.
Dans les bois, on entend toujours la hulotte à l'aube, le Coucou et le Pic noir. Les Pics épeiche et épeichette qui doivent être en couvaison "alertent" à la moindre occasion. Beaucoup de Sittelles torchepot, des Rossignols philomèles et beaucoup d'autres passereaux occuppent l'espace sonore, mais sous la dictature des Corneilles et des Geais bagarreurs. Heureusement, les roucoulements des Colombidés remettent un peu de douceur romantique !
Bref, que ce soit sur la Loire ou dans les bois, tout ce petit monde se met en place doucement, et le théatre quotidien redémarre tous les matins, même si on regrette la défection de quelques grands absents...

Dernière minute, un magnifique Pluvier argenté (et non doré) en plumage nuptial s'est ajouté à l'avifaune de l'île des Baffaits et de ses bancs de sable.

 

DEUX OISEAUX RARES - 16 CYGNES
23 mars 2009 - Ce midi, descendu avec mon tracteur sur la rive pour remonter six sacs-poubelles de déchets apportés par les crues et ramassés hier par la famille (non compris trois roues de voitures !), je fais lever un élégant rapace que j'identifie, pour l'avoir longuement photographié sur l'étang de Vendres il y a trois semaines (les deux photos à droite), comme un Busard des roseaux.
Il se pose dans la grande île des Baffaits. Probablement un migrateur, puisque cette espèce ne s'installe généralement que dans de grandes roselières.
A l'heure de la sieste, redescendu pour voir si il est encore dans le secteur, je vois aux jumelles, beaucoup plus en aval, un groupe de corbeaux et mouettes s'agitent autour d'une grève près d'un gros rapace posé. Les photos confirment que c'est un Balbuzard pêcheur qui mange un gros poisson : le premier de la saison observé sur la Loire dans une scène de pêche par les observateurs du "Groupe Pandion".
24 mars 2009 - Seize cygnes rassemblés en bas du Mont...Beau spectacle, pimenté par une spectaculaire tentative d'accouplement.
- Retour de ma tournée d'observation sur la Loire, c'est quand je finis de retirer mes chaussures étanches qu'il passe devant moi à 30/40 m : le Busard des roseaux, comme une flèche, pique vers la Loire, venant du nord. Il semble donc avoir passé la nuit dans le secteur...
Le premier Balbu pêchant en Loire, un Busard des roseaux qui n'a pas fait que de passer : deux nouvelles preuves de l'intérêt majeurde notre "spot" ornitho de Mardié-Latingy...

 

LE PRINTEMPS DEMARRE FORT SUR LA LOIRE.
15 mars 2009 - Une dizaine de Cygnes - ils ont été jusqu'à quinze - sont présents en permanence devant le secteur du Mont, dont plusieurs juvéniles. Ils se promènent souvent en compagnie de Colverts, fouaillent les fonds... Et font quelques vols spectaculaires.
Vus aussi sur la Loire : des Hérons cendrés - une Aigrette garzette - des Foulques - des Mouettes rieuses - deux Bécasses qui prennent le soleil sur un rocher - des Grands cormorans.
Mais, plus exceptionnel, et un peu précoce : Lundi 16 vers midi, une Cigogne noire prend de l'altitude avec les ascendants devant Latingy et disparaît dans les nuages. Le 18 au milieu de la matinée, mon approche fait lever deux Hérons pourprés sur les bords de Loire près du Mont. Ils remontent la Loire vers Jargeau.
A noter que pour la saison, la Loire est assez basse et peu turbide.
Des observateurs sur le secteur ont vu passer vers la fin février des vols de Grues cendrées. Et une compagnie de dix Cigognes blanches posées sur un grand Châtaignier près du château de Latingy.
Dimanche 15, nous avons dérangé "le" Moyen-duc du vieux verger, et il nous a fait un beau vol au dessus de la prairie du Mont qui a permis de l'examiner aux jumelles. Dans les bois : Pic noir - Geais des chênes déchainés. Sur la plaine du Mont : trois buses variables vendredi 13, deux le mercredi 18.

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  • : Pour vous, nous voulons illustrer ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par des absurdes projets de déviations routières datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, alors nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !
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