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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 17:47

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 « Le monde est là qui va sa vie : l'eau qui glisse, le nuage qui s'y reflète, les vols de migrateurs dans le haut vent des équinoxes.» 

Cet écrit de Maurice Genevoix, que certains d'entre vous auront certainement reconnu, nous permet d'introduire une belle série de photos proposées par Jacques Thomas, un mardésien familier de la Loire... qui est également le récent gagnant de notre "Spicilège 2013". Et il nous ramène à l'automne dernier, lors de la migration postnuptiale des Grues cendrées (Grus grus). Le vol observé ici, passant entre le village et le Mont, compte au moins 240 oiseaux (d'un bord à l'autre de la photo du bas) : c'est à notre connaissance un record pour les migrations observées ici dans dernières années !

 

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C'est aussi la pleine floraison des Asters (Symphyotrichum lanceolatum), fleurs qui enchantent les rives de la Loire à cette époque, et qui, très mellifères, attirent de nombreux insectes volants.

 

Alors, privé de la magie des vastes espaces du ciel, de ces majestueux vols en ligne, de ces perceptions bruyantes mais fugaces, le regard revient à hauteur d'homme. Et y retrouve la poésie des fleurs mauves, puis le charme des Lépidoptères familiers qui s'y pressent, papillonnant de fleur en fleur.

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Ainsi, une simple promenade en bord de Loire peut vous permettre aussi bien des échappées à l'échelle de la planète que des retrouvailles avec les enchantements que nous procurent notre flore familière et la faune qui y est attachée...

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 19:45

 

Beaucoup d'entre nous rêveraient d'avoir des ailes. Mais nous pouvons aussi envier les yeux de nombreux animaux, bien supérieurs aux nôtres. Les yeux des libellules comme l'Aeschna mixta (Notre article   Papillons et libellules du 22/08/13, et Album 2 - Libellules) sont formés de la juxtaposition de plus de 28 000 unités fonctionnelles, facettes appelées ommatidies. Ces "capteurs" occupent la plus grande partie de la tête, ils procurent un champ de vision tout à fait exceptionnel.

Les rapaces, nocturnes comme diurnes,à l'instar de l'Epervier d'Europe (Notre article   Portrait : l'Epervier d'Europe, chasseur discret mais redoutable du 24/10/13) ont une vue perçante, lointaine, même dans des conditions d'éclairage basses. Leur acuité visuelle est plusieurs fois supérieure à la nôtre, et leur champ de vision global de 110° est complété par une capacité de rotation de la tête de 270° : leurs proies n'ont plus qu'à bien se planquer et à ne pas bouger !

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Le fait d'avoir des ailes prive les oiseaux d'avoir deux membres supérieurs. Et comme il faut bien porter à sa bouche de quoi se nourrir, c'est le bec qui sera l'outil préhenseur. A la fois "main" et "bouche", il doit donc avoir une forme adaptée à un type de proie ou de consommation : court et crochu comme chez la Chouette effraie (Notre article  Chouette… Une nuit de la chouette ! du 22/03/13), ou long et pointu comme celui du Martin pêcheur (Notre article  Gros poisson pour petit oiseau du 02/08/13, et Album 4a - Martin pêcheur. Sur terre, il existe une incroyable variété de formes de becs, du Toucan au Grosbec casse-noyaux, du Pélican au Colibri !

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Les mammifères végétariens sont loin d'avoir les mêmes préoccupations. Notre Castor d'Europe (Notre article Enfin vus du mont : "nos"… Tendres castors du 22/05/13, et Album 1f - Nature et paysages 2013) n'est pas conformé pour la prédation, ses yeux sont minuscules. Mais parce que son alimentation est composée principalement de produits ligneux qui nécessitent l'accès aux branches, il est doté d'une paire d'incisives spectaculaires grâce auxquelles il peut abattre seul un arbre de 12 cm de diamètre en une demi-heure, le découpant en pointe.

Si l'on excepte le rares plantes carnivores, les végétaux constituent une immense base alimentaire pour tout le monde vivant. Dépourvus d'organes de prédation, ils peuvent quand même pour certains mettre en place des défenses physiques ou chimiques. Ainsi les fruits du Chataignier (Notre article La saison des récoltes du 15/10/13, et Album 1f - Nature et paysages 2013) peuvent arriver à maturité sous la protection de bogues dotées de piquants dissuasifs. C'est quand même mieux que du poison !

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L'adéquation fonctionnelle des espèces à leurs milieux et à leurs besoins - s'alimenter, se reproduire, se protéger...- semble donc déterminer pour une très large part leur morphologie, leurs organes majeurs et leurs enveloppes extérieures. Mais cela n'explique pas tout, et on peut aussi regarder et apprécier des espèces pour certaines de leurs caractéristiques spécifiques sans justification apparente, et/ou pour des comportements particulièrement intéressants. Ainsi le sympathique Lézard vert est couvert de petites écailles en forme de perles remarquablement colorées (Notre article Le lézard vert, capteur solaire du 26/05/13, et Album 1f - Nature et paysages 2013).

La Mante religieuse fait aussi dans le spectaculaire (Notre article La mante religieuse, "tigre de l'herbe" du 21/09/13, et Album 1f - Nature et paysages 2013) Avec en plus le don de mimétisme par homochromie qui lui permet de passer du vert vif au beige suivant la couleur du milieu ambiant.

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L'Ecaille chinée (Dans l' Album 3 - Papillons du 22/08/13) comme le Blaireau (Notre article Les (presque) invisibles mustélidés du 30/11/13) font dans le chic du noir et blanc, aux antipodes du mimétisme. Pourquoi ? Bien des mystères  subsisteront encore longtemps dans notre connaissance de la nature... Et c'est sans doute tant mieux !

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 19:30

Pour commencer, avant le "résultat des courses", nous devons faire amende honorable : une photo d'Ecaille chinée n'avait pas été bien chargée dans l'album "Papillons" en ligne, et était donc introuvable. Les concurrents ayant buté sur cette absence, la neutralisation du sujet correspondant s'impose donc.

Ceci fait, il nous reste deux bonnes réponses complètes ; arrivées toutes deux dimanche, mais l'une à 22h 31, et l'autre à... 22h 54 ! Ces 24 minutes font donc la différence !

Le premier arrivé, donc le gagnant 2014, est Jacques Thomas. C'est un photographe mardésien qui aime venir souvent sur nos rives de la Loire. Bravo ! Il coiffe "sur le poteau" le gagnant des années précédentes, Jérome Lamour, que nous félicitons aussi.

 

Voici le parcours que nous vous avons proposé pour revisiter nos rencontres de l'année 2013 :

 

Les premières images nous parlent des milieux, biotopes indispensables aux multiples espèces animales ou végétales pour qu'ils puissent y vivre, grandir, s'alimenter, se reproduire, s'épanouir... Ainsi le Héron pourpré (ici dessiné par Alban Larousse dans notre article Portrait : le héron pourpré, grand, rare et caché du 8/11/13) privilégie les roselières, fréquentes aux bords des étangs. Mais peut aussi à l'occasion se mettre à l'affût dans les Carex des bords de Loire.

Entre crues et étiages, les rives du fleuve favorisent la croissance de nombreuses espèces végétales hygrophiles spécifiques. L'espèce la plus spectaculaire de notre ripisylve est le Peuplier noir dont les grands sujets, mâles ou femelles, marquent fortement les lieux (notre article Une nouvelle année de nature et de paysages : 2013 du 8/12/13, et Album 1f - Nature et paysages 2013).

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Le mini-plumes trouvées dans les nichoirs en attestent : des petits de Chouette hulotte y sont nés au printemps (notre article Histoire de nichoirs du 5/11/13). Notre espèce a suffisamment participé à la destruction des milieux et des espèces pour qu'elle encourage maintenant la reconquête de la biodiversité par différents moyens. 

L'éducation à l'environnement de nos propres enfants dès leur plus jeune âge est essentiel pour ancrer dans notre société le respect de l'existant, et peut susciter des vocations tournées vers la nature et l'environnement. C'est pourquoi MARDIEVAL concourt modestement à ce type de sensibilisation (notre article Les enfants et la neige de juin du 21/06/13).

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Le monde des fleurs, directement accessible aux petits, peut se prêter facilement à leur initiation : formes magiques, couleurs variées, parfums mystérieux... On doit leur apprendre à ne pas cueillir les plus rares, comme les Butomes en ombelle (notre article Fleurs d'été à retrouver  du 14/07/13).   

Plus grands, ils pourront se faire des couronnes avec la Clématite des haies (notre article Fleur du jour : la clématite des haies du 15/08/13). Et même se bruler les lèvres en s'essayant à fumer des "cigarettes" découpées dans la tige de la liane.

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Les espèces animales les plus fascinantes pour nous sont celles qui ont des potentialités dont nous ne disposons pas... et qui nous font rêver. Avoir des ailes permet des exploits extraordinaires et encore mystérieux comme les migrations annuelles jusqu'à des milliers de kilomètres. Notre emblématique Balbuzard pêcheur y ajoute ses spectaculaires plongeons et prises de poissons (notre article Balbuzards pêcheurs : belle fin de saison du 06/09/13, et Album Balbulat 2013 ).

Chez les Papillons, certaines espèces peuvent rivaliser avec les oiseaux en matière de migrations : c'est le cas en Amérique pour le fameux Monarque. Mais les Lépidoptères ont aussi un talent esthétique particulier que nous pourrions leur envier, avec des ailes souvent brillamment habillées (notre article Papillons et libellules  du 22/08/13, et Album 3 - Papillons).

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(A suivre)

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 21:00

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Le Hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus), un des plus familiers petits mammifères de nos campagnes et de nos jardins,  plait toujours aux enfants : loin de s'enfuir à leur rencontre, il se protège en se mettant en boule ; ses piquants menacent alors les éventuels agresseurs extérieurs, ce qui peut faire rêver certains de nos délicieux bambins insoumis...

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Mais voilà : étant principalement crépusculaire et nocturne, nous ne devrions pas le voir se promener en plein jour, sauf exceptionnellement. Et en cette saison hivernale, nous ne devons pas le voir du tout : notre Hérisson est en hibernation dans un nid capitonné de mousse et de feuilles, quelque part sous un tas de bois ou de feuilles, sous un arbuste ou dans un autre endroit à l'abri du froid et du vent.

 

C'est au printemps que, sorti de sa léthargie, ce solitaire s'accouple. La femelle met bas de 4 à 7 petits bébés roses lisses et aveugles qui se couvrent rapidement d'une centaine de piquants blancs, heureusement bien mous.                                                                                    (Photo empruntée au net)

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Il n'est pas rare de recueillir des petits hérissons, compte tenu notamment de l'accidentalité qui a tendance à décimer les populations à proximité des zones habitées ou circulées. Ils sont "craquants", mais nécessitent pour survivre des soins et un régime très délicats (voir le site "Le sanctuaire des Hérissons').

Ils commencent à voir à 20 jours, mais leur odorat sera toujours plus performant que leur vue.

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Le journal "La Hulotte" a parlé du Hérisson dans son numéro 40, en 1978, au titre des "nuisibles", car à l'époque cet omnivore, pourtant si utile pour débarrasser nos potagers des limaces, était considéré et pourchassé comme tel. Il est maintenant sévèrement protégé ! Des indications y sont notamment données pour constituer dans nos jardins des abris efficaces pour accueillir des Hérissons.

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Le merveilleux journal de Pierre Déom, auquel nous avons emprunté ce dessin, a consacré par la suite, en 1999, un numéro complet (N° 77) à notre Erinacéidae. C'est le document le plus complet et le plus intéressant que nous puissions trouver sur le sujet.

 

Enfin, n'oublions pas que le Hérisson est l'emblême sympathique de la fédération Nature Centre à laquelle adhère MARDIEVAL ; ainsi que de la fédération nationale France Nature Environnement, tête de réseau pour les fédérations régionales des associations de protection de la nature.

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Publié par Jim - dans Portrait
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 16:50

 

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131231 castorvoeux JimLorsque j'étais  (comme vous ?) dans ce qu'on nomme "la vie active", la nature et la vie sauvage m'apparaissaient comme l'arrière-plan (le "background", le "backstage"...) de la vie familiale, de la vie sociale et de la vie professionnelle qui consommaient l'essentiel de mon existence. Un support, un environnement, un décor... le milieu naturel, que je rencontrais surtout au moment des vacances, pouvait par moments se montrer merveilleux, et à d'autres totalement désagréable : mais, depuis mon enfance, j'étais très attiré par la nature et j'aimais énormément les plantes, les arbres, les animaux sauvages rencontrés fortuitement, et les fabuleux paysages parcourus ou vécus, en France ou ailleurs.

 

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La fin de cette "vie active" n'a ralenti ni ma vie, ni mon activité. Mais les circonstances m'ont amené, pour pouvoir mieux le défendre, à m'immerger dans ce milieu naturel, sur ce territoire précis que vous connaissez. Et elle m'a donné le temps nécessaire pour le découvrir, le comprendre, l'apprendre, le travailler. Ainsi, pour connaître - et pour vous faire connaître - ce petit oiseau extraordinaire qu'est le Martin pêcheur, depuis 2006, il m'a fallu deux ou trois centaines d'heures d'affût en bord de Loire, et autant derrière l'ordinateur en traitements d'images et en rédactions !

 

131231 castorvoeux HetCastors

Chaque nouvelle année nous apporte son lot de bonnes surprises, de nouvelles rencontres, de photos inédites. En 2013, j'ai enfin pu photographier deux de "nos" Castors en plein jour... Porter notre inventaire "oiseaux" à 132 espèces, et notre inventaire "Odonates" à 33 espèces ; contacter de nouveaux Lépidoptères (papillons) ; découvrir, photographier et filmer des pratiques peu (ou pas ?) connues de certaines araignées, de certains oiseaux ; etc.

 

Mais chaque année apporte aussi son lot de désillusions, d'échecs, d'attentes à prolonger. Globalement, les milieux naturels continuent à être sacrifiés à la légère, à être pollués, et la biodiversité continue à s'éroder.  Nos combats doivent donc continuer, et même s'intensifier. Avec l'espoir que les générations montantes, que nous contribuons à sensibiliser, amplifieront nos exigences.

 

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Concomitamment, notre immersion dans le milieu naturel, au plus près des espèces sauvages, et nos observations des systèmes complexes qui génèrent la biodiversité nous amènent à redéfinir complètement nos valeurs, à renverser nos certitudes : la nature et ses ressources ne sauraient plus être considérées comme de simples accessoires de l'activité humaine, économique ou ludique. La croissance numérique de notre humanité la transforme de plus en plus en espèce envahissante, prédatrice et destructrice. Or l'idée de construire des sociétés "hors sol" - comme on cultive maintenant des fraises sans terre - est une idée folle, qui nous conduit droit au mur !

 

Au contraire, nous ne pouvons fonder nos bonheurs existentiels que sur un respect infini de tous les constituants de notre "Terre-mère" : faune sauvage et animaux domestiques, cours d'eau et océans, forêts et couverts végétaux variés, climats et paysages...  au même titre que les groupes sociaux et les humains nos sœurs et frères. Dans nos choix de consommations, comme pour les transformations que nous initions nécessairement, nous devrions désormais nous interdire de participer à la moindre dégradation de l'environnement. Et, au contraire, toujours concourir à le préserver, ou même à le valoriser en allant au-delà de simples compensations. Il nous faut travailler à imposer cette règle à tous les acteurs économiques, via nos gouvernants et nos lois.

 

131231 castorvoeux Jim 2014... Battons-nous ensemble pour faire vivre nos espoirs de reconquête !     Meilleurs vœux à tous.

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Publié par Jim - dans Actualité
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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 16:41

A l'occasion des fêtes de fin d'année, revoici notre jeu du spicilège. Il vous amènera à "revisiter" l'année 2013 à travers les meilleurs des 100 articles publiés, des 6 nouveaux albums mis en ligne ou complétés par près de 400 photos, ainsi que dans une des 9 Balbu-lettres qui vous ont conté les évènements de l'aire de Balbuzards pêcheurs de Mardié.


Règle du jeu : chaque gros-plan figurant dans un des dix-huit carrés doit vous permettre d'identifier un article, un album ou éventuellement une Balbu-lettre de ce blog.

Exemple à voir dans l'article "Les clés du spicilège".

 

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A gagner : Une photo A4   de J.-M. Salomon, encadrée 30x40 sous passe-partout, à choisir et à prendre (au printemps) à Mardié (valeur 20€).
Cette année encore, dix-huit photos à identifier... et un délai confortable.

 

Le gagnant sera, soit le premier à avoir donné les dix-huit bons résultats, soit celui qui aura envoyé les meilleurs résultats à la date du 5 janvier à minuit... sous la réserve suivante :

En 2011 et 2012, notre ami Jérome Lamour a très largement dominé la compétition. Pour que cela ne vous dissuade pas de jouer cette année, et donc pour vous laisser une chance optimale de gagner, nous allons "gratifier" Jérome d'un handicap : il ne sera désigné gagnant que si, d'une part, il a fourni intégralement les 18 bonnes réponses ; et d'autre part, aucun d'entre vous ne les a fournies le 5 janvier à minuit. Ou éventuellement s'il n'a fourni que "n" bonnes réponses, mais que personne n'en a fourni plus de "n" le 5 janvier à minuit.

 

Vos résultats sont à envoyer par courriel à l'adresse le-castor-enerve@orange.fr  .

 

Les articles devront être repérés par leur titre et leur date.

Les albums par leurs noms et par le code de la photo-source ou le nom du dessin.

Les Balbu-lettres par leur numéro s'il y a lieu.

 

Bonne chance !

* SPICILÈGE, subst. masc.
Rare. Recueil de notes, de documents, de textes.

(Le mot proche florilège, s'applique plutôt aux oeuvres littéraires.)

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 01:50

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Ou alors, par rivalité pour le territoire, on se fait une méchante "prise de bec" ?

 

Au Québec, on se donne volontiers des "petits becs", des petits baisers sur la bouche. Vous allez découvrir qu'au pays des Martins pêcheurs, on se donne parfois des gros becs : on va même, avec son bec, jusqu'à attraper l'autre par le bec et à lui faire faire des choses assez inattendues...

 

Alors l'amour ou la guerre ?

Regardez d'abord cette sélection de photos tout à fait exceptionnelles, montées en diaporama (4') : capturées l'été dernier au téléobjectif, elles montrent deux prises de becs. La seconde est la plus extraordinaire : on y voit la femelle, dont le bec est pris par le bec du mâle, effectuer deux balancements complets avant d'être lâchée et de remonter sur le perchoir.


  Voici les principales images de la première prise de bec, celle où le mâle est "balancé" dans le vide :

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Cette séquence ne figure pas dans la vidéo qui suit : on y voit d'abord une autre, un peu similaire, où c'est la femelle qui fait un petit tour.

(A noter que sur le bruit de fond que constitue le courant rapide du fleuve à cet endroit, vous entendez les déclics simultanés de notre appareil photo. Et que sur le fond des images, on voit passer de nombreuses Ephémères)

 

Voici le ralenti du double balancement :


 
  Et voici maintenant les principales images du double balancement.

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Alors, au vu de toutes ces images : l'amour, ou la guerre ?

Il semble bien que ce soit la deuxième version. Pour plusieurs raisons :

- Dans le numéro spécial de La Hulotte, bien que les longues séries de prosternations ne soient pas précisément évoquées, les attitudes décrites comme étant celles des rivalités territoriales semblent se rapprocher de celles que nous avons observées ici.

- L'été n'est plus la saison des idylles. Les nidifications sont terminées.

- Par contre les jeunes de l'année cherchent à "se faire une place". La femelle, qui a encore les pieds bien noirs, est une jeune de l'année.

- Un ornithologue affirme que ces rivalités/poursuites peuvent durer une journée entière. Nous vous en avions rapportées qui pouvaient durer des heures... Du coup, nous les avions interprétées, sans doute à tort, comme des rituels de séduction. En effet, en général, dans le monde animal, les "règlements de compte" sont violents et rapides !

 

Voilà en tout cas une observation et des documents particulièrement exceptionnels : pas d'équivalent sur le net, à notre connaissance, de ces acrobaties !

 

C'est le cadeau de Noël que nous faisons à tous nos amis qui aiment les oiseaux, qui aiment notre belle nature. Joyeuses fêtes à tous !

 

Et profitez-en pour visiter (ou revisiter) notre Album 4b - Martin pêcheur 2012 et 2013, maintenant complet.

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 11:00

Ce superbe documentaire sera encore visible une semaine sur ARTE +7 

Balbu poisson

Nous l'avons regardé samedi soir, c'est un régal par moments. Les scènes de prises de poissons par les Balbuzards pêcheurs chez nous sont fabuleuses. Mais aussi le vol des Raies du diable, et bien d'autres scènes.

Dans les espèces connues, vous retrouverez aussi les Hirondelles dont nous vous avons parlé récemment, les grandes aigrettes, les Etourneaux etc.   

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                                                                                                © John Downer Productions/Robert Pilley


Décidemment, beaucoup de bons documentaires en ce moment : après "Le plus beau pays du monde" sur France 2 que nous vous avons signalé aulendemain de sa diffusion dans l'article précédent, voici un nouveau documentaire de qualité à regarder dans les heures qui viennent.

 

ARTE le présente ainsi :

«De l'Amérique du Nord à l'Europe en passant par l'Afrique de l'Est, l'Amazonie et le Grand Nord, ce documentaire nous embarque au plus près des oiseaux migrateurs lors de leurs traversées du monde. Une expérience époustouflante, qui célèbre la beauté et la cruauté de la nature.»

 

Critique de Télérama :

«Douze ans après Le Peuple migrateur, de Jacques Perrin, ce n'est certes pas le même ébahissement. Mais voler parmi les oies sauvages, planer avec les vautours et voleter avec les hirondelles demeurent des expériences euphorisantes. Etourdissantes même, du fait des progrès techniques, de l'utilisation toujours plus efficace de drones, d'ULM et de minicaméras fixées sur les volatiles. — Marc Belpois.»

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 10:00

Vautour fauve

Au cas où vous l'auriez manqué,il vous faut d'urgence regarder  en "replay" sur pluzz :

"Le plus beau pays du monde" qui est passé hier soir sur France 2.

C'est un magnifique documentaire, de très haute qualité, réalisé par Jacques Malaterre (L’Odyssée de l’espèce, Homo Sapiens, etc.), qui montre la beauté des paysages français, la richesse de sa faune sauvage et de sa flore... ainsi que la grandeur des gens qui aiment et servent la nature avec passion.

Parcourant différentes régions de montagne, de plaine ou côtières, le film présente des scènes très rarement vues et/ou filmées de la vie sauvage - par exemple l'émergence nocturne d'une libellule -.

 

Vous y verrez des espèces que nous ne connaissons pas dans le Val de Loire du Loiret, comme le Vautour fauve des Causses (ci-dessus). Le Chamois ou l'Aigle qui ne fréquentent que les hautes montagnes (plus bas)

 

Ou encore d'autres que l'on a pu voir chez nous et/ou dont nous vous avons parlé, comme le Blaireau, le Pic noir, la Cigogne blanche :

Blaireaux

Pic noir

nid de Cigogne

 

Alors, si vous n'avez pas prévu dans l'immédiat un tel tour de France, prenez le temps de regarder ce film sur votre ordinateur : il va rester disponible pendant cinq jours seulement. Après, vous devrez vous faire offrir le DVD !

Chamois

Aigle

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 09:00

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                                                                                                             (Dessin d'Alban Larousse, extrait)

 

Parmi les évolutions inquiétantes de la biodiversité dans notre région, le Livre rouge que nous vous avons présenté dans notre précédent article pointe notamment que les effectifs d’Hirondelles ont fortement chuté en trois ans. Or la dénomination d'Hirondelle recouvre sept espèces différentes, dont trois sont familières sur notre territoire : nous vous en avons parlé à plusieurs reprises cette année, pendant qu'elles séjournaient chez nous ou lors de leur passage, puisqu'elles sont migratrices et hivernent en Afrique.

 

Regardons-les de plus près pour apprendre à les distinguer les unes des autres :

 

L' Hirondelle de rivage (Riparia riparia)

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150, 250, jusqu'à 350 cavités creusées dans la falaise de sable de la rive sud de la Loire... et trop souvent détruites par les montées des eaux printanières : vous avez suivi d'année en année les vissicitudes des reproductions des Hirondelles de rivage (voir notre article "Que sont nos amies (hirondelles de rivage) devenues ?" du 19/05/2012).

Comme les autres Hirundinidés, ce passereau aux ailes pointues, au bec petit et aux pattes courtes se nourrit en capturant en vol des insectes grâce à un large gosier et un vol rapide et habile. Mais à la différence des autres, vivant en colonies, il est inféodé aux milieux aquatiques, plans ou cours d'eau, et niche exclusivement dans les parois des sablières, les talus et les berges sableuses.

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L'Hirondelle de rivage est la plus petite de nos trois Hirondelles, avec une douzaine de centimètres de long. La tonalité brunâtre de ses ailes et de son dos la distingue de ses cousines plus noires. Un collier pectoral sombre sépare sa gorge blanche du ventre également blanc.

 

 

L'Hirondelle rustique (Hirunda rustica)

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Pour les plus âgés d'entre nous, et surtout pour ceux qui vivaient à la campagne, les Hirondelles rustiques étaient de loin les plus familières, quand elles n'étaient pas les seules connues. Certes, elles fréquentaient des dortoirs dans des roselières hors période de nidification. Mais comme les insectes du bétail ou des cultures leur servaient d'alimentation, elles installaient leurs nids en argile caractéristiques sous les plafonds des étables et des granges des fermes.

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Avec la disparition du bétail et l'abandon des cultures ou leur traitement par des pesticides mortels, nos amies, qui annonçaient par leur retour l'arrivée proche du printemps, se sont raréfiées. Mais leurs nids tiennent bon : celui-ci, chez nous dans une grange accessible, est réoccupé, depuis des années, pour la nidification d'un couple de Troglodytes nains.

Les Hirondelles rustiques montraient aussi l'approche de l'hiver en se rassemblant "sur les fils télégraphiques", comme le disait la chanson. On les remarque encore dès la fin de l'été sur les câbles électriques torsadés, mais en beaucoup plus petites compagnies.

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Nettement plus grosse, avec une longueur d'environ 20 cm, l'Hirondelle rustique se reconnait à son dessus et à sa bande pectorale noir à reflets bleutés, et surtout à sa gorge et son front rouge sang. La queue est profondément fourchue, prolongée par des filets, plus longs chez le mâle adulte.

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L'Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum)

Hirondelle de fenetre - Alban Larousse

Bien que présentant des similitudes avec la rustique, l'Hirondelle des fenêtres est plus urbaine et plus montagnarde, et préfère des dortoirs dans les arbres plutôt que dans les roselières. Presque aussi petite que sa cousine des rivages, elle n'a ni bande pectorale, ni couleur rouge, ni filets à l'extrêmité de la queue échancrée. On la perçoit nettement noir et blanc. Son vol est plus irrégulier, et les colonies qu'elle fréquente peuvent être bruyantes.

130427 (5) montage fenetres

 

Difficile de parler de nos Hirondelles domestiques sans parler aussi du Martinet noir. Du fait d'une certaine ressemblance, et sans doute aussi parce qu'il se mélange souvent en vol avec elles, la confusion est fréquente.

 

 

Le Martinet noir (Apus apus), que l'on voit surtout dans les villes et les villages où il trouve des trous pour nicher, est avant tout un fabuleux "marathonien" de l'air. En raison notamment de pattes si réduites qu'il lui est difficile de se poser, le Martinet est la plupart du temps au ciel : il va même jusqu'à dormir en vol pendant sa migration, il peut s'accoupler en vol etc.

130528 (3) Martinet noir a

Mesurant un peu moins de 20 cm de long, il se reconnait à son dessous uniformément sombre et à ses longues ailes pointues en forme de lame de faux.

Mais les Martinets ne sont pas des Hirundinidés : ce sont des Apodidés.

Espérons qu'ils continueront, pour notre plaisir nostalgique, à meubler en choeur les ciels des chaudes soirées d'été avec leurs cris stridents...

 

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Publié par Jim - dans Portrait
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