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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 18:03
Le gagnant est une gagnante !

"Est-ce une maman écureuil qui transporte son petit ?" propose la première Brigitte Boudard, pas certaine d'avoir la bonne réponse, mais bien avant Pierre-Emmanuel Ducommun.

Et c'est exact ! On le voit un peu mieux sur cette seconde photo où l'on distingue la queue et une patte du petit. Et encore mieux sur les photos suivantes empruntées à Internet.
 

Alban Larousse avait confirmé par anticipation : " Il transbahute un de ses petits, probablement pour le mettre hors de danger. Nid détruit ou repéré attaqué par une Pie ou une Corneille.... ".

Le gagnant est une gagnante !
Le gagnant est une gagnante !

Laissons la conclusion à la gagnante :
"J’ai toujours dit que dans une autre vie j’étais écureuil …"
 

Nous lui donnons rendez-vous à la BalbuFête, le dimanche 21mai après-midi, pour son cadeau...

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 13:44
Oups ! De quoi peut-il s'agir ?

Tous les matins, un Ecureuil roux (Sciurus vulgaris) traverse notre prairie en diagonale, probablement pour aller récupérer des noix volées à notre Noyer, et planquées dans le coin comme réserves pour l'hiver.
 

Ce jour là, surprise : il est méconnaissable !  Comme s'il avait été piqué au visage par un frelon et s'il avait attrapé une énorme fluxion...
 

Mais est-ce bien cela ? Donnez-nous vos possibles explications par courriel à l'adresse :

le-castor-enerve@orange.fr


Qui sait, le premier à donner la bonne réponse aura peut-être un cadeau lors de la BalbuFête, le dimanche 21 mai !

(Naturalistes chevronnés, prière de s'abstenir ;-)

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 22:49
Chouette, une Effraie au nichoir !

Elle s'appelle Effraie des clochers (Tyto alba), mais on pourrait aussi l'appeler Effraie des greniers ou Effraie des granges. Car ce rapace nocturne discret a pris l'habitude séculaire de squatter les constructions humaines en s'y introduisant par les ouvertures "libres". Comme elles rendaient des services avérés aux paysans en se nourrissant principalement de petits rongeurs, on ne leur disait rien.


Mais notre société moderne n'aime pas beaucoup ce genre de libertés, les pesticides empoisonnent les musaraignes et les campagnols (et les céréales, et nous par la même occasion), et les braves gens n'aiment plus trouver des déjections - ou des réjections qu'ils confondent avec les précédentes - sur la vieille voiture casée dans la grange ou sur l'ancienne télé remisée au grenier. Alors ils ferment les ouvertures, et la Dame blanche doit ficher le camp ou disparaître de notre "civilisation" !

Chouette, une Effraie au nichoir !

C'est ce qui est arrivé tout près d'ici : interdite de grange par des héritiers, l'Effraie et sa famille s'était réfugiée dans le "Toit aux Furets", un grenier peu visité de leurs cousins voisins. Déclarées "non grata" en raison de saletés blanches sur l'antique plancher, leur accès fut identifié et condamné. Sans doute trouva-elle refuge un moment dans un bâtiment agricole ouvert, mais...

 

Mais les tristes histoires peuvent avoir un de ces beaux rebonds qui vous feraient croire à la providence. A ce moment là, une association de randonneurs pédestres de Boigny présidée par Françoise, une amie, fit justement un don à la LPO pour l'installation d'un... nichoir à Effraie ! Ayant repéré lors de leurs ballades un abri agricole ouvert à tous vents  au bord d'une petite route à Mardié, les marcheurs ont demandé l'autorisation d'y faire installer le nichoir. Et c'était... oui, vraiment : juste devant la grange obturée, le grenier interdit, le refuge précaire ! D'ailleurs, notre Effraie y faisait régulièrement des haltes discrètes dans un coin sombre...

Chouette, une Effraie au nichoir !

L'installation faite, nous avons guetté des traces d'occupation. L'an dernier, rien de déterminant.
Mais cette année, tous les signes habituels  d'une présence de la chouette : sous la poutre-support côté accès au nichoir, quelques déjections, deux plumes appartenant à l'espèce, mais surtout une impressionnante collection de pelotes de réjection identifiant la Dame blanche...

Les pelotes de réjection, connaissez - vous ? Vous devriez, on apprend ça à l'école, non ?

Chouette, une Effraie au nichoir !

Les rapaces, comme tous les oiseaux d'ailleurs, avalent leurs proies sans les mâchouiller. Mais celles-ci sont pleines d'os et de poils, et leurs sucs digestifs plus ou moins puissants ne suffisent pas à les réduire : Il se forme donc un amas de poils et d'os qui est régurgité par le bec.

Pour les rapaces nocturnes uniquement, les os sont pratiquement intacts : mâchoires, fémurs... Comme on le voit sur le bas de la photo, chaque élément du bol alimentaire est là quand on disloque la pelote, et moyennant un petit "puzzle", on peut faire un inventaire précis des prises de l'oiseau correspondant.
 

Tous les rapaces ne rejettent pas des pelotes, et on ignore souvent que d'autres espèces familières le font. Ainsi, le Martin pêcheur accumule et rejette des minuscules pelotes constituée de résidus d'arêtes de petits poissons. Qui le sait ?

Chouette, une Effraie au nichoir !

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 10:54
Regards sur la Loire

05/04/2017 - Dans le décor enchanteur du Mont, une trentaine d'élèves de seconde de la Maison Familiale rurale de Chaingy ont "planché" pendant deux heures. Pour cela, des groupes de six sont constitués.
 

Sujet du jour : le paysage de Loire incomparable qui s'étale devant le coteau sur plusieurs kilomètres, entre Jargeau et Bou, et en profondeur jusqu'aux collines de Sologne.

D'abord les perceptions immédiates quand on aborde ce paysage très ouvert et grandiose.

Puis une analyse complète des composants de toute nature, fixes ou mobiles, et des diverses sensations reçues au long du temps passé sur place.

Enfin les dynamiques qui peuvent modifier ce paysage dans l'immédiat, à court terme ou à plus long terme , comme les intempéries, les saisons, les empreintes de l'homme...

Ces analyses s'accompagnent de la réalisation d'un dessin.

 

Regards sur la Loire

Le "débriefing"  commence par la présentation des travaux de groupe, thème par thème.

 

Puis l'animateur reprend tous ces thèmes en s'appuyant sur un magnifique texte de Maurice Genevoix : il y est décrit précisément ce paysage, vu par l'écrivain quand il découvrit "sa" maison à un kilomètre en amont sur le coteau, aux Vernelles.

 

Dans ce texte, on trouve, magnifiées par son langage poétique, toutes les réponses à l'exercice : les perceptions immédiates, les composants, les sensations et les dynamiques qui constituent ce paysage merveilleux - à juste raison classé Patrimoine Mondial.

Regards sur la Loire

 « D’abord, de l’est à l’ouest, deux lieues et demie de fleuve libre, une allée d’eau offerte au ciel, aux jeux et aux caprices du vent, large de trois cent cinquante mètres. Sur la rive opposée, tout le val, semé de métairies, diapré de blés en herbe, de sainfoins roses, de colzas en fleur, de labours roses aussi, de moissons fauves, poudré de neige aux ombres bleues.

 Et tout cela dans une même minute, aussi fluide, aussi changeant que le miroitement des eaux glauques, grises, bleues, rosies encore en transparence par l’af­fleurement des grèves sous les courants.

Et tout cela est donné, prodigué, jusqu'à suffoquer un peu à l’instant du premier assaut. » (…)

« Le monde est là, qui va sa vie : l'eau qui glisse, le nuage qui s'y reflète, les vols de migrateurs dans le haut vent des équinoxes.»

 

Les jours à venir s'annoncent sous les meilleurs auspices, la végétation explose avec des floraisons magiques : c'est le moment de venir se promener avec les enfants sur les rives de notre beau fleuve, et de profiter de longs regards sur sa beauté, sur sa faune, sur sa ripisylve....

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 17:09
Coucou, nous voilà !

Premier "coucou" entendu aux environs, premier Coucou gris (Cuculus canorus) de retour pour la saison.

Coucou, nous voilà !

Et premières Sternes pierregarin (Sterna hirundo) en vol sur la Loire.

Coucou, nous voilà !

Le printemps est là, plus aucun doute !

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 16:55
Matin des brumes

29/03/2017 - 7h 45 - Des bancs de brumes découpent horizontalement le paysage du Val, lui donnant un aspect tout à fait inhabituel, même si c'est très souvent qu'on le voit changer de lumières et de couleurs.

Matin des brumes
Matin des brumes
Matin des brumes
Matin des brumes
Matin des brumes
Matin des brumes
Matin des brumes

Progressivement, le soleil vient caresser les feuillages naissants de la végétation sur les îles et les berges, faisant éclater leurs couleurs tendres.

Un moment de poésie, aussi fugace que magique, qui ouvre le printemps et marque l'explosion de millions de bourgeons comme l'ouverture de floraisons spectaculaires...

Matin des brumes
Matin des brumes
Matin des brumes
Matin des brumes
Matin des brumes
Matin des brumes

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 05:34

chatonchaton1.jpg

(Reprise d'un article du 18/03/11)

- Poisson d'avril ! (On s'en rapproche à grande vitesse !). Si vous espériez une collection d'images de ces adorables animaux familiers comme les postiers vous en proposent tous les ans  en décembre sur leurs calendriers, vous allez être déçus. Enfin, nous vous en avons mis quand même ici deux spécimens particulièrement craquants !
 

Non, nous allons parler de chatons... végétaux. Vous savez, ces petites grappes souples qui pendent sur  les branches de certains arbres (les amentifères) à la fin de l'hiver, alors que ceux-ci n'ont pas encore de feuilles ; quand ce ne sont pas ces épis duveteux qui s'érigent ... Il y en a des fins sur les Bouleaux ou les Noisetiers, des plus gros sur les Peupliers  ou les Châtaigniers ; certains paraissent "secs" ; d'autres, comme ceux des Saules, sont doux, comme du velours, et se couvrent de plein de petites antennes jaunes ; leurs couleurs sont variées, et parfois une même espèce d'arbre peut avoir des chatons de deux couleurs différentes ! Voici quatre  exemples de chatons  :

 

110318--70--montage-chatons.jpg

De gauche à droite  : Peuplier tremble, Peuplier noir (mâle), Noisetier. Au fond : Saule marsault

Alors, que sont ces chatons... végétaux ? Ce sont les fleurs de ces arbres, tout simplement. Des grappes d'inflorescences  d'une organisation particulière, où nous avons du mal à reconnaître "la" fleur traditionnelle.  Ainsi, sur le chaton de Saule, les petites antennes jaunes ne sont que... des étamines.

05050843-montage-chaton-noyer-r.jpg

 

Le cas le plus intéressant est peut-être celui de cet arbre qui en voit de toutes les couleurs : le Peuplier noir (Populus nigra)Cette espèce emblématique de la ripisylve du Val de Loire, qui peut arriver à un énorme développement, est "dioïque" : les fleurs mâles et femelles sont portées par des arbres distincts.

Noir ?  Son écorce, oui. Car l'arbre, lui, à la fin de l'hiver, peut être d'un somptueux rouge cramoisi (ce sont les chatons mâles...). Ou vert clair (les chatons femelles), avant même les feuilles. Quelques semaines après, les fruits - capsules lâchent une sorte de ouate blanche contenant les graines. Avec une telle densité que les arbres sont blancs et que l'on croirait avoir à faire à des chutes de neige ! Après un été tranquillement vert, le Peuplier noir prend à l'automne une manifique teinte mordorée qui évolue vers les bruns des feuilles mortes. Mais nous serons amenés à en reparler plus spécifiquement...

Les minuscules fleurs mâles du chaton sont organisées en spirales caractéristiques. Si vous doutiez encore que ce sont des fleurs, le "lâcher de pollen" jaune qui précède la dégénérescence de ces beaux chatons vous le confirmerait. Allergiques, s'abstenir ! En dessous, les capsules de la fleur femelle qui seront fécondées par ce pollen.

 

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110319 mont chat peup fem)

 

Les peupliers noirs sur : http://terresdeloire.net ou http://peupliernoir.orleans.inra.fr/reproduction.html

Et ci-après, les magnifiques bouquets de Peupliers noirs sur les rives de la Loire en bas du coteau du Mont à Mardié.

Des chatons ? Oh, que c'est mignon !
Des chatons ? Oh, que c'est mignon !
Des chatons ? Oh, que c'est mignon !
Des chatons ? Oh, que c'est mignon !
Des chatons ? Oh, que c'est mignon !

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 12:11
Balbus en vue... Et Balbu sur nid

15/03/2017 - Alerte ! Deux Balbuzards viennent de se poser sur les grands peupliers, au bord du coteau de Loire ! Oh, assez furtivement : l'un s'envole, revient sur l'autre qui décolle à son tour. Dans une atmosphère grisouilleuse, celui que je photographie part sur la Loire vers l'est, et je perds l'autre de vue.


Émotion : Sylva et Titom sont déjà de retour ! Et "panique à bord" : techniquement, tout est prêt, mais il faut encore activer le système, et la diffusion des informations n'était pas envisagée dans l'immédiat...

Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid

L'équipe alertée, j'en viens à l'examen des photos sur écran.

Et là, bonne surprise ou déception ?
Ce ne sont ni le mâle, ni la femelle de notre couple titulaire : les deux migrateurs sont bagués orange, l'un au tarse droit, l'autre au tarse gauche ; et ce dernier, au vu de son bandeau oculaire, n'est visiblement pas Titom !
 

Les oiseaux sont partis vers la Loire à l'est. Ils n'y sont plus. Reste donc à aller voir s'ils ne se sont pas posés sur le nid.

Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid

Il est midi, et c'est le cas. Enfin, un seul des deux oiseaux est posé sur le nid.

Dans l'après-midi, il fera quelques séjours là haut, selon nos observations depuis le sol.


L'équipe BalbuCam décide d'anticiper le lancement du "En direct" (http://www.balbucam.fr/fr/en-direct/), prévue à l'origine pour le vendredi. Le 16, tout le monde peut donc observer les passages de ce Balbuzard, et même plusieurs consommations de poissons sur l'aire.
 

Ces observations permettent également de lire la bague orange délavée qu'il porte au tarse gauche, et donc de vérifier qu'il ne s'agit pas de Titom.

Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid

Le 17, au milieu de la matinée, la caméra enregistre le passage furtif d'un Balbuzard qui ne se pose pas.


Mais vers midi, ce sont à nouveau deux Balbus qui tournent sur le grand Bois au dessus de l'aire. Puis l'un d'entre eux se pose sur la cime de l'Epicéa, où il restera quelques minutes.

Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid
Balbus en vue... Et Balbu sur nid

Depuis cette scène, plus aucune observation. Nul doute que ces "étrangers" ont dû aller chercher meilleure fortune ailleurs !


Alors l'insoutenable attente reprend. L'an dernier, Sylva était là le 21, et Titom le 23... C'est demain, quasiment !

Qui les verra le premier ?

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 13:43
Photo de Pierre-Mary Fontaine - Cliquez dessus pour l'agrandir.

Photo de Pierre-Mary Fontaine - Cliquez dessus pour l'agrandir.

12/03/2017 - Encore un petit exploit photographique de notre ami Pierre-Mary Fontaine : sur la rive sud de la Loire, à la hauteur de l'Ile des Baffaits, il réussit à s'approcher à une dizaine de mètres seulement, face à un Castor d'Europe... occupé en plein jour à déguster des écorces de saules dans un petit "réfectoire" au bord de l'eau. Et avec son 400 mm, à prendre des gros-plans remarquables du mammifère aquatique.

Un Castor peu farouche
Un Castor peu farouche
Un Castor peu farouche
Un Castor peu farouche
Un Castor peu farouche
Un Castor peu farouche
Un Castor peu farouche

Pourtant, "normalement", le Castor est plutôt nocturne. Et très prudent : s'il ne s'éloigne jamais à plus de 30 mètres du bord, et si il mange les pieds dans l'eau, c'est pour pouvoir plonger à la plus petite alerte !

Un Castor peu farouche
Un Castor peu farouche
Un Castor peu farouche

A un moment, le Castor se retourne et laisse voir sa queue, appendice mythique qui l'a rendu si populaire.

On entrevoit aussi une de ses longues dents orange qui lui permettent de tailler des gros copeaux, puis de couper "en crayon" des arbres dont les feuillages et les écorces vont nourrir sa petite tribu.

Un Castor peu farouche
Un Castor peu farouche

Merci et bravo à Pierre-Mary...

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 08:06
Les Grues de passage

03/03/2017 - C'est déjà la migration-retour des Grues cendrées (Grus grus).

Alors que des passages étaient encore observés fin novembre vers le sud, les remontées commencent en février. Si ces oiseaux hivernaient en Afrique centrale ou du sud, avec des milliers de kilomètres à parcourir, ça ne serait pas très raisonnable. Mais ceux qui traversent la France en diagonale trouvent leur bonheur hivernal dans le sud de l'Espagne, en particulier dans le vaste delta du Guadalquivir, non loin de Séville et de Cadix.


Un premier vol d'une centaine de Grues traverse la Loire vers 18h au droit de Latingy et survolent bruyamment le Grand Bois où nous sommes. Difficile de les photographier à travers les branches des arbres... même dépourvues de feuillages !

Les Grues de passage
Les Grues de passage
Les Grues de passage
Les Grues de passage
Les Grues de passage
Les Grues de passage
Les Grues de passage

Second passage, numériquement équivalent, trois quarts d'heure plus tard, à la tombée du jour. Le groupe vient du sud-ouest, mais après le survol de la Loire, il semble hésiter, vire vers l'est et se disloque en plusieurs sous-groupes dont certains semblent tentés de descendre au fleuve. 

Mais la Loire est haute et tumultueuse, peu accueillante : les oiseaux repartent, reprennent de l'altitude ; le vol se reforme en un très large V, reprend son parcours ; et les cris des Grues s'atténuent en direction du nord-est.

Les Grues de passage

Tout cela n'est pas surprenant : le 3 mars semble avoir été une journée record, comme en atteste le compte-rendu du jour sur le site de la LPO Ardennes qui assure le suivi national ses flux de l'espèce :

"3/03/2017 -  Très grosse journée de migration. Les vols sont très nombreux en particulier en Gironde, dans la Vienne et en Champagne-Ardenne. Certains observateurs bien placés sur le parcours des grues ont pris le temps d'estimer ou de compter les oiseaux en migration. Un observateur a ainsi compté à lui seul plus de 8 000 grues en Gironde, un autre plus de 15 000 dans la Vienne et un autre près de 10 000 en Argonne (Marne).
A noter un léger décalage vers l'ouest du couloir habituellement emprunté par les grues.
"

 

Ce "décalage vers l'ouest" explique sans doute la multiplication des observations dans notre région (Loiret, Sologne).

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  • : Loire & biodiversité
  • Loire & biodiversité
  • : Pour vous, nous voulons illustrer ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par des absurdes projets de déviations routières datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, alors nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !
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