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Loire & biodiversité

Loire & biodiversité

Pour vous, nous illustrons ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par un absurde projet de déviation routière datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, et nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !

Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité
Encore une coche au Mont : le Faucon pèlerin

Pour les ornithologues, une coche, c'est la concrétisation d'un premier contact avec un oiseau rare, prestigieux... et parfois recherché à l'occasion d'un voyage au bout du monde ! C'est donc aussi, assez souvent, un motif de fierté...

Notre seule fierté, à nous, c'est que cette nouvelle coche au Mont, à Mardié, nous rapproche de très près du chiffre de 150 espèces d'oiseaux sauvages contactées uniquement sur ce territoire... pourtant toujours menacé par un inepte et inutile projet de déviation routière vieux de 20 années !

Le Faucon pèlerin  (Falco peregrinus) n'est certes plus ce que l'on peut appeler un "oiseau rare" (1500 couples nicheurs en France en 2004), et son aire de répartition est très étendue. Cependant, autrefois stupidement classé "nuisible", exploité en fauconnerie, et parfois dépouillé de ses oeufs ; en raison aussi de l'utilisation effrénée des pesticides organochlorés (DDT), il a un peu partout frôlé l'extermination. En France, il ne subsistait pratiquement que dans les montagnes, où il nidifiait dans les falaises.
 

Et ce beau rapace de taille moyenne, prédateur d'autres espèces aviaires, est réputé détenteur d'un record : celui de l'oiseau le plus rapide du monde en piqué !

Encore une coche au Mont : le Faucon pèlerin

Dans la famille "Faucon", nous observons ici de façon très courante le Faucon crécerelle - un couple a séjourné longuement au printemps dans le même grand peuplier, nous y reviendrons - ; et nous avons observé, toujours sur le même théâtre, un Faucon hobereau en août 2011 (voir notre article "Juvéniles, migrants, promeneurs : ouvrez l'oeil !" du 13/08/2011).

Le hobereau ressemble beaucoup au pèlerin, mais en plus petit.


Plus de détails sur oiseaux.net

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs

Le "spot" du Mont confirme de semaine en semaine qu'il est un des plus riches en biodiversité de la Loire moyenne...

Après les trois Échasses blanches qui ont séjourné plus d'une semaine devant le Mont ; après le Héron pourpré qui est resté un mois devant notre Belvédère Genevoix, il y a eu l'observation d'une Marouette ponctuée découverte par Alban Larousse, puis vendredi dernier un ensemble de Limicoles parmi lesquels un rare Chevalier arlequin juvénile.

Par ailleurs des Castors d'Europe sont toujours visibles devant l'île des Baffaits à la tombée du jour... lorsqu'ils ne sont pas dérangés par les chasseurs ou par les kayakistes du dimanche qui squattent l'île indument.

Cette fois-ci, c'est un Héron garde-boeufs qui séjourne depuis près d'une semaine, seul ou parmi des groupes d'autres Ardéidés, si nombreux en ce moment qu'on pourrait se croire dans une réserve ornithologique : Aigrettes garzettes, Hérons cendrés, et de plus en plus de Grandes aigrettes de retour de leurs zones d'estivage.

Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs

Le Héron garde-boeufs (Bubulcus ibis) peut se confondre de loin avec une Aigrette garzette. Mais il s'en distingue par une forme plus compacte, un bec court de couleur orange et des pattes verdâtres et sombres en tenue d'hiver, Le plumage, entièrement blanc à cette saison, se pare de zones orangées sur la tête, le dos et la poitrine en configuration nuptiale. Le bec jaunit alors, et les pattes deviennent rougeâtres.

Néanmoins, des traces orangées sont actuellement visibles sur l'avant de la calotte crânienne comme on peut le constater sur certaines photos.


Ce petit Héron, particulièrement familier en Afrique, où il vit souvent en colonies importantes, est en expansion en Europe ; il est nicheur dans le Loiret depuis quelques années.

Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs

Ici, il est souvent mélangé aux garzettes et aux cendrés sur les bancs d'alluvions. Ce qui permet de comparer sa taille et sa silhouette à celles de nos hérons familiers.

Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs



Mais il reste beaucoup plus farouche que ses cousins, et s'envole à la moindre alerte... ou à toute tentative de rapprochement.

Nouvel invité : le Héron garde-boeufs

Cependant, il revient en place assez rapidement. On peut donc observer à loisir ses différents comportements.

Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
Nouvel invité : le Héron garde-boeufs
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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité
Ils sont partis... Rendez-vous en mars 2016
Ils sont partis... Rendez-vous en mars 2016
Ils sont partis... Rendez-vous en mars 2016

Cab et Mar n'ont plus été vus sur notre aire de Balbuzards pêcheurs depuis le 31 août, date à laquelle nous avons fait un dernier affût dans la tente. Au lever du jour, Cab consommait un poisson dont nous ne pouvons que présumer qu'il l'avait pêché lui-même.

Aucun des adultes n'est passé pendant les deux heures de notre observation.


Par contre, lors de toutes nos observations les jours suivants, il n'y avait que Sylva seule, ou avec Titom le 7 septembre vers 8h du matin. Depuis, nous n'avons constaté que quelques apports de bois ayant modifié la silhouette du nid, mais l'aire était toujours vide.

Ils sont partis... Rendez-vous en mars 2016

Encore quelques passages de Balbuzards en maraude sur la Loire, mais sans que l'on ait pu identifier s'il s'agit de l'un ou l'autre de nos deux adultes.

Ils sont partis... Rendez-vous en mars 2016

A ce jour, nous pouvons donc considérer que les quatre Balbuzards de l'aire du Grand Bois sont en vol sur leur long parcours vers l'Afrique. Bon voyage à eux !


Nous manquons toujours de temps pour vous raconter en détail cette dernière phase de la reproduction. Mais patience : une "Balbu-info" vous arrivera un jour...
 

 

Et sinon, préparez-vous pour la fin mars 2016 : il devrait y avoir un boulversement radical dans notre offre pour le suivi de cette nouvelle saison... avec une visibilité sans précédent !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Observations
Hirondelle des villes, Hirondelle des champs

Quelques belles images d'Hirondelles offertes par notre ami Jacques Thomas , prises dans sa rue à Mardié, En cette période de départs en migration, elles peuvent aider à nous rappeler les caractères qui permettent de distinguer entre deux espèces "cousines"... parfois mélangées :
 

L'Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) ci-dessous à gauche


et

L'Hirondelle rustique (Hirunda rustica) ci-dessous à droite.

Celle-ci se reconnait facilement à sa bande pectorale noire à reflets bleutés, et surtout à sa gorge et son front rouge sang.


Revoir à cette occasion notre article "Portrait : Trois hirondelles (et un Martinet)" du 15/12/2013.

Hirondelle des villes, Hirondelle des champs
Hirondelle des villes, Hirondelle des champs
Hirondelle des villes, Hirondelle des champs

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité
Le mystère du Butome en ombelle

Retour sur le Butome en ombelle (Butellus umbellatus) - ou Jonc fleuri - dont nous avions parlé dans notre article "Fleur du jour : le Butome en ombelle" du 17/07/2012. "Normalement", cette plante commence à fleurir au milieu de toute la végétation semi-aquatique des rives de la Loire dès le début du mois de juillet, voire fin juin, pour peu que l'eau se soit retirée dans le lit mineur du fleuve.

 

Cependant cette saison 2015 a été particulière : nous avons subi deux épisodes presque successifs de canicule avec des montées de température diurne dépassant les 36° C. La Loire a subi dès le début juillet un étiage exceptionnellement sévère : la baisse du niveau des eaux a mis à découvert non seulement les rives garnies généralement de Carex, mais les îlots de sable et de graviers, puis, progressivement, tous les bras qui séparaient ces îlots des rives ou des îles. Bref, des parties du lit mineur qui en étiage normal étaient couvertes de quelques dizaines de centimètres d'eau se sont retrouvées à sec ou recouvertes de minces flaques d'eau qui n'en finissent pas de se rétracter...
Simultanément, la sécheresse prolongée et la chaleur élevée empêchaient ou pour le moins retardaient le développement des floraisons habituelles, notamment celles des Butomes.

Et c'est là que la surprise arrive : nous avons vu apparaître en Août de nombreuses touffes de Butomes. Pas sur les rives, mais bel et bien au milieu de ces couloirs asséchés où "normalement" il y a toujours de l'eau !

 

Le mystère du Butome en ombelle
Le mystère du Butome en ombelle
Le mystère du Butome en ombelle

Après quelques averses orageuses qui ont enfin ranimé une végétation desséchée par la canicule, et après une petite remontée du niveau d'eau  qui a mouillé brièvement ces canaux, de jolies floraisons sont revenues sur les pieds de Butomes.

Le mystère du Butome en ombelle
Le mystère du Butome en ombelle

Mais qu'est-ce qui explique la présence soudaine de ces grosses touffes végétales sur ces emplacements si rarement exondés ? Certes, le Jonc fleuri est une plante vivace à rhizomes  (photo ci-dessous) qui supporte sans problèmes d'avoir les pieds dans l'eau. En Italie ou au Portugal, le Butome est souvent considéré comme une adventice nuisible dont on cherche à se débarrasser quand elle pousse... dans les rizières !

Cependant, à notre connaissance, il n'en était jamais sorti sous l'eau à ces endroits, au moins depuis des années, ou plutôt depuis des dizaines d'années... Et cette vivace n'a pas pu s'implanter en quelques dizaines de jours !


 

Le mystère du Butome en ombelle

La nature nous réserve fréquemment des surprises, voire des mystères...

C'est justement aux mêmes endroits que, pendant tout le mois d'août, nous avons bénéficié de la présence quotidienne, mais très inhabituelle et gratifiante, d'un Héron pourpré (Nous y reviendrons...). Et c'est là aussi que nous avons pu observer (furtivement) une Marouette ponctuée découverte par Alban Larousse ! (Nous y reviendrons...)

Bref, à situation exceptionnelle et à lieu exceptionnel, observations exceptionnelles !

Le mystère du Butome en ombelle
Le mystère du Butome en ombelle

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Publié le par Jim
Des Frelons asiatiques, Bondrée de Bondrée !

Ayant dérangé une colonie établie dans une cavité au sol à l'occasion d'un débroussaillage, un de nos proches est cruellement piqué à un doigt par un Frelon asiatique aussi appelé Frelon à pattes jaunes (Vespa velutina).

Cet hyménoptère à l'aspect sombre malgré quelques plages rousses, de taille intermédiaire entre la Guêpe et le Frelon européen, a été introduit au sud de la France au début des années 2000. Mais il est maintenant présent dans le Loiret.

La grande dangerosité de ses piqures sur les humains n'est pas ce qui est le plus à craindre de cet invasif. Car celui-ci, pour nourrir ses larves, capture des mouches, des guêpes, et surtout des abeilles, essentiellement  domestiques. Il les attrape en se positionnant en vol stationnaire à l'entrée d'une ruche ou sur leurs lieux de récolte : les dégâts sur l'apiculture peuvent être considérables.

Une des plus grandes difficultés avec les espèces invasives, c'est que loin de leur milieu d'origine, elles n'ont pas de prédateurs attitrés pour limiter leur expansion.

L'élimination complète  par l'homme d'une colonie de Frelons asiatiques nécessite l'utilisation de produits chimiques plus ou moins toxiques. Lesquels risquent de se retrouver dans la chaîne alimentaire de certains prédateurs naturels... car il en existe quand même !

Des Frelons asiatiques, Bondrée de Bondrée !
Des Frelons asiatiques, Bondrée de Bondrée !

Il semble d'abord que le Frelon européen soit un prédateur efficace de son cousin aux yeux bridés. Certains apiculteurs récusent donc l'utilisation de pièges qui pourraient aussi affaiblir les populations des frelons domestiques.

 

Concernant les oiseaux, on ne peut pas encore compter sur la Pie grièche, dont il faudrait restaurer la présence et les milieux, ou sur le Guépier d'Europe, qui monte progressivement du sud avec le réchauffement climatique.

Mais la Bondrée apivore  (photos ci-dessus), le rapace spécialisé qui se nourrit de différents hyménoptères et de leurs larves, est régulièrement présent et nidificateur sur notre territoire. Des prédations de colonies de Frelons asiatiques par la Bondrée auraient déjà été observées.

 

Reste enfin la prédation possible par nos amies les Thomises : souvenons-nous de Barbie, notre Thomise enflée rose de l'été 2014 !

 

Inconvénient de tous ces prédateurs : ils peuvent aussi mettre les abeilles domestiques à leur menu !

Et quantitativement, on peut douter qu'ils puissent suffire à rejeter l'envahisseur...

 

Des Frelons asiatiques, Bondrée de Bondrée !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val

Depuis le vendredi 21, de 6h à 9h, puis de 18h30 à 22 h, c'est à dire aux plus belles heures de la journée, celles de l'aube et celles du couchant, des milliers d'oiseaux doivent fuir le Val de Loire pour se mettre à l'abri... ou risquer de mourir sous les tirs qui crèvent bruyamment le silence du fleuve, quand quelque chose bouge dans le ciel qui pourrait ressembler de près ou de loin à un Canard ou à un Limicole, même très rare et ultra-protégé.

Les Castors qui sortaient tous les jours devant l'île des Baffaits une heure avant la tombée du jour restent terrés. Et les riverains subissent des nuisances sonores qui seraient jugées scandaleuses partout ailleurs... voire parfois des retombées de "plombs" sans plomb tirés par les matamores...


Lesquels, équipés et camouflés comme des terroristes, sont planqués dans un solide fortin construit en pierres au milieu du fleuve presque à sec, puis dissimulé sous une forêt de branchages.

Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val

Quand on s'est levé à cinq heures du matin ; qu'on a fait l'approche en croulant sous les ballots de canards en plastique, tabourets, fusils etc. ; qu'on a passé trois heures interminables à scruter un ciel vide et (pour autant qu'on puisse le voir) un fleuve déserté, et tiré en tout et pour tout deux coups de fusil ; et qu'on repart comme ce matin avec, en plus du barda, deux malheureux Vanneaux huppés sanguinolents qui ont eu l'imprudence de traverser au mauvais endroit au mauvais moment ; on doit se sentir particulièrement fier d'avoir commis, au nom d'une soi-disant "tradition" ancestrale, un acte parmi les plus stupides qui soit  : tuer un petit animal sauvage avec des moyens parfaitement démesurés... et à cette occasion avoir lourdement perturbé une biodiversité riche mais fragile - sans compter le voisinage humain qui pourrait lui aussi mériter un peu de respect -.

Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val

Car si le petit Martin pêcheur vit sa vie en se perchant longuement sous le nez des dangereux nemrods, tous les autres oiseaux ont dû fuir au premier coup de feu. Dont certains particulièrement intéressants, que ces tartarins n'ont peut-être jamais admiré de leur vie (photos ci-après dans l'ordre) :

- Le beau, précieux et rare Héron pourpré, présent depuis plus de trois semaines ; une dizaine de Hérons cendrés, une trentaine d'Aigrettes garzettes.

- Deux spécimens de Chevalier sylvain, présents depuis plusieurs jours : des migrateurs peu fréquents ici, en voie de régression.

- Deux Bécassines des Marais, présentes depuis plus d'une semaine.

Plus le cortège habituel de Vanneaux ; de Mouettes ; de Goélands ; de Chevaliers guignette, culblanc, aboyeur...; Hirondelles de rivage ; Bergeronettes grises ;

Etc.
Etc.

Pas fous, les Canards, eux, ont bel et bien disparu...

Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val
Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val

Mais la routine pépère des chasseurs peut aussi complètement dérailler : ils n'ont pas réussi à vider complètement l'espace du Val. Un jeune photographe naturaliste s'est invité ce soir près du fortin et de ses canards appellants... Les chasseurs ont  certes payé le droit de chasser, mais pour autant ils n'ont pas retiré le droit au chasseur d'images de pratiquer son art inoffensif...  et même valorisant pour l'avifaune !

De 20 h à 22h 15, heure du départ nocturne des canardeurs (sic), assis, il attend patiemment devant le Mont le retour de ses chers oiseaux...

Pas un seul coup de feu dans le soir tombant : la paix est enfin revenue sur le grand fleuve sauvage protégé par un de ses amoureux !

Les c*** de canardeurs font (presque) le vide dans le Val

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité
Ils sont grands ces petits !
Ils sont grands ces petits !

Le temps passe, et vous êtes sans nouvelles de notre petite famille de Balbuzards pêcheurs. Tout va à la perfection pour elle : quelques jours après Cab, Mar a pris son envol du nid à son tour. Mais le "petit dernier" reste longtemps sous le regard bienveillant de Sylva, qui à l'occasion, il y a encore quelques jours, lui passait encore des filets de poisson de bec à bec !

Ils sont grands ces petits !

La grande plateforme accueille parfois nos quatre amis simultanément. Mais ce plus en plus rarement : si Cab et Mar, qui ne sont pas encore autonomes pour la nourriture à la mi-août, viennent réclamer bruyamment leur pitance sur l'aire, ils sont souvent soutenus par Sylva qui rajoute ses sifflements au concert.

Mais quand Titom arrive chargé, il se contente généralement de se débarrasser du poisson et de disparaître, laissant le jeune dominant s'en emparer pour se servir avant l'autre jeune. La Maman attend patiemment son tour... s'il en reste !

 

 

Ils sont grands ces petits !
Ils sont grands ces petits !

En compensation, les deux jeunes sont de plus en plus visibles dans le ciel. Soit jouant avec les ascendants pour grimper au ciel, soit survolant la Loire, et tentant des simulacres de plongeons... le choc avec l'eau étant esquivé au dernier moment !

Ils sont grands ces petits !
Ils sont grands ces petits !

Patience : récit complet à venir dès que possible dans un Balbu-infos N°4 !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité
La grande traversée du Cervidé

12/08/2015 - 7h 30 - Le jour s'est levé avec le passage d'un Renard roux descendant la Loire en passant d'îlot en îlot... plus ou moins à pied sec, compte tenu de l'étiage. Dans la semi-obscurité, il traversait les colonies de Mouettes et serpentait parmi les nombreuses Poules d'eau sorties à découvert. Dire que les Renards sont réputés s'attaquer aux poulaillers !

Puis nous avons localisé en dessous du Belvédère le Héron pourpré qui s'est installé dans le secteur depuis quinze jours ; et commencé à le photographier en digiscopie, tout en restant planqué derrière un arbre.


C'est alors qu'au loin, partant de la rive de Jargeau, une tache noire, qui devient une grande ombre noire, se déplace de droite à gauche face à Saint-Aignan. Qui, à cette heure, a pu entreprendre la traversée du fleuve ?

La grande traversée du Cervidé

Aux jumelles, à ses bois, nous pensons identifier un Cerf élaphe (Cervus elaphus)... A moins que ce ne soit un beau Brocard (Chevreuil âgé).

D'abord à la nage pour traverser le courant principal. Puis, ayant atteint les basses eaux,  à la course... avec force bonds soulevant des gerbes d'eau lumineuses dans le contre-jour de l'aube.

La grande traversée du Cervidé
La grande traversée du Cervidé
La grande traversée du Cervidé
La grande traversée du Cervidé
La grande traversée du Cervidé
La grande traversée du Cervidé
La grande traversée du Cervidé
La grande traversée du Cervidé
La grande traversée du Cervidé
La grande traversée du Cervidé
La grande traversée du Cervidé

Le cervidé a dû rejoindre la rive nord au pied du raide coteau de Saint-Aignan. Nous avions donc une chance de le voir apparaître sur le chemin de rive quelques minutes plus tard. Hélas non : aura-t-il escaladé le coteau, ou pris le chemin vers l'est ? Mystère !

En septembre 2007, nous avions vu une femelle adulte de Cerf effectuer le même genre de traversée... mais avec beaucoup plus d'eau !

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Publié le par Jim
Publié dans : #Portrait
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches

En février et mars dernier, nous vous avions proposé une série de sept articles pour brosser les portraits des quinze Limicoles que l'on a pu observer ici (depuis, à ajouter à la liste, un seizième : nous avons photographié deux Oenicdèmes criards que nous vous présenterons prochainement). Cette série se terminait sur l'Échasse blanche (Himantopus himantopus) qui n'avait été vue furtivement et une seule fois en 2012 (Notre article "Limicoles (7 et dernier) : Le Vanneau huppé, le Vanneau sociable et l'Echasse blanche" du 17/03/2015).

Sans doute en raison de l'étiage exceptionnellement bas de la Loire, nous avons eu cet été la chance d'en observer trois ; qui sont restées juste en bas du Mont du 28 juillet au 5 août : un couple adulte et un jeune de l'année.

Ces charmants migrateurs ont été sous nos yeux quotidiennement, et nous avons pu les photographier abondamment en digiscopie, tout en gardant nos distances pour ne pas les faire fuir.

Pendant une bonne partie de la journée, les Échasses sont à la recherche d'une nourriture composée d'insectes aquatiques, de vers, de têtards et de larves de mouches, mais aussi de crustacés et de mollusques. Pour cela, leurs longues pattes leur permettent d'opérer en eau peu profonde aussi bien que sous des niveaux plus importants.

 

Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches

Leur vol rapide, avec les longues pattes serrées à l'arrière, est lui aussi remarquablement élégant. Les changements d'emplacements, généralement forcés par un dérangement, sont souvent accompagnés de cris secs et bruyants.

Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches

Puis il y a des périodes de repos où nos Échasses se mêlent aux oiseaux habituels des îlots de Loire. Sommeil, toilette, gymnastique etc. Le tout, sur un seul pied : bien suffisant !


Et la ronde reprend, infatigable : on picore, on patauge dans tous les sens.

 

Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches
Trois Echasses blanches

Les reflets dans les eaux calmes mettent en valeur les belles géométries que dessinent les longues pattes rouges. Plus tard, nous vous en donnerons un aperçu pittoresque.

 

 

                                                                                                     (Dessin d'Alban Larousse :-)

Trois Echasses blanches

Plus de détails concernant l'Échasse blanche sur oiseaux.net

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