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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 16:55

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Pendant l'année 2014 qui s'achève, trop d'autres sujets nous ont mobilisés, et nous avons un peu oublié les lépidoptères : ces papillons que nous avons toujours beaucoup de plaisir à voir voleter ou à admirer posés . Avec des formes, des dessins et des couleurs étonamment variés et surprenants, comme nous les offre le Paon du jour (Inachis io) qui pourtant vient d'une vilaine chenille noire nourrie d'Orties.

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Nous les admirons, mais de moins en moins puisque, selon certains évaluateurs, "en France comme en Europe, les papillons des prairies ont régressé de 50 % entre 1990 et 2011, principalement en raison de la dégradation progressive des écosystèmes, de l'agriculture intensive ou encore du réchauffement climatique". Le Demi-deuil (Melanargia galathea) (ci-dessus) dont l'élégance réside dans le quadrillage noir et blanc, est heureusement encore assez répandu dans toute la France.

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Pour participer à la protection de nos papillons, il faut bien les connaître. En commençant par les plus fréquemment rencontrés... mais dont les noms, souvent pittoresques, ne nous sont pas forcément aussi familiers que l'on pourrait le croire. Ainsi, celui-ci se nomme de façon inattendue Carte géographique (Araschnia levana) : référence au quadrillage du dessous des ailes qui peut évoquer le réseau routier dessiné sur une carte.

Particulièrement remarquable, le Machaon (Papilio machaon gorganus) est l'une de nos espèces les plus spectaculaires, notamment par sa taille.
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Pourtant, on peut réussire à le confondre avec le Flambé (Iphiclides podalirius) dont la taille et les couleurs sont assez voisines ; mais dont les dessins sont moins structurés, et qui possède une longue double queue.

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Les choses se compliquent avec certaines familles qui regroupent des dizaines, voire des centaines d'espèces ne se différenciant que par certains détails peu caractéristiques. C'est le cas des Lycaenidae et des Azurés qui en font partie. Le bel Azuré commun (Polyommatus icarus), connu aussi sous le nom d'Argus bleu, attire partout le regard avec le dessus des ailes bleu brillant  - pour ce qui est des mâles -. Il est au centre d'une constellation d'espèces voisines plus ou moins rares, qui ne se distinguent que par la largeur ou l'absence de bandes blanches en bordure du bleu, ou par la variation des taches au recto ou au verso des ailes.
Une identification précise nécessite donc en pratique de capturer l'insecte.
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Posé, celui-ci se laisse rarement voir sous toutes les coutures !


Encore les Azurés présentent-ils des couleurs chatoyantes. Chez les Nymphalidae Satyrinae, dont les teintes sont plus proches des feuilles d'automne, on doit souvent compter les ocelles, ces taches en forme d'yeux qui garnissent les bords des ailes, et des points qui traînent ici et là.
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On arrive ainsi à distinguer laborieusement, par exemple, le Myrtil (Maniola jurtina) de l'Amaryllis (Pyronia tithonus)... et de toute une série de Moirés.

Mais cette photo d'accouplement montre que mâle et femelle n'ont pas forcément le même habillage, ce qui complique encore notre affaire.
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Nous avons fait abstraction jusqu'ici des conditions climatiques. Pourtant, la rosée d'un matin frais...
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Toutes ces photos, et d'autres que vous ne connaissez peut-être pas, complètent notre Album 3 - Papillons que nous vous invitons à revisiter...

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 16:23

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Notre  Album 8 - Champignons a été mis en ligne le 11/11 dernier.
Depuis, combien avez-vous été à le visiter ?  11 !


11 seulement, alors que vous êtes 160 abonnés à avoir été automatiquement informés !

Pas très encourageant que ces 120 photos aient été ainsi boudées, alors que nous préparons la mise en ligne d'un album de 200 photos des Balbuzards pêcheurs de la reproduction 2014 !

 

Alors, SVP, un petit effort... Pour, je crois, un bon moment de plaisir !

Cliquez sur Album 8 - Champignons , ou sur l'image du petit Cèpe dans la colonne de droite de votre bog.

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Publié par Jim - dans Actualité
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 11:05

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Les errances de Barbie (notre article Rose thomise barbie - suite 2 : les errances…du 05/11/14) se prolongent jusqu'au 20 août.

Notre Thomise enflée s'est éloignée progressivement du secteur où l'Ail des vignes est le plus dense, et est entrée dans une bande de courtes graminées sèches. C'est là que nous l'observons et la photographions en dernier.

Il faut dire que le petit massif est maintenant presque complètement défleuri...
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... en comparaison de ce qu'il était en juin et juillet :
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Le 21 août, nous avons beau scruter les graminées ; pius rechercher Barbie dans tout le massif, rien à faire. Il faut se résigner : la Thomise rose a disparu, elle s'est littéralement évaporée !

Dans les jours qui suivent, nous y retournons en variant les moments, en scrutant la végétation cm² par cm². Rien !

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Comme souvent des Pies bavardes viennent traîner pas loin sur la prairie, et même parfois rentrent dans le massif, nous en venons à soupçonner qu'une d'entre elles ait pu croquer notre Araignée.

 

Mais l'obstination est payante : huit jours après, devant les graminées où nous avions vu Barbie pour la dernière fois, notre attention est attirée par une boule blanche entremêlée aux herbes :
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Avec, sur le côté et vers l'arrière, une silhouette rose... familière !

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Miracle ! Non seulement Barbie est retrouvée, mais, confirmant ce que nous avions "deviné", elle portait bien des oeufs dans son opisthosome (abdomen) gonflé à bloc. La finalité de ses errances était donc de trouver un emplacement discret pour contruire et attacher un cocon - assez discret pour qu'il ait échappé à notre regard - et y déposer ses oeufs.

Vérification : sortant de sa "planque" à l'arrière du cocon pour on ne sait quelle inspection, Barbie expose son opisthosome complètement "dégonflé" et fripé :
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D'autant qu'après sa ponte, la mère ne quitte plus le cocon, cesse toute chasse et donc toute alimentation, et va se laisser mourir d'épuisement jusqu'au moment de la naissance de ses petits.

En attendant, pendant les huit jours suivants, Barbie réinsérée derrière son cocon est à nouveau invisible ou quasi-invisible...
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... à moins qu'on aille la traquer sur le côté !
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Curieusement, un jour, nous notons la présence dans les pattes de Barbie de ce qui ressemble à des Fourmis volantes. Une opportuniste rupture du jeûne ? 
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Le 4 août, la couleur rose se devine encore derrière le cocon.
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Mais le lendemain... Plus rien : ni cocon, ni petits, ni Barbie morte ou vivante...

Un nouveau mystère, mais qui, lui, n'aura jamais de solution.

 

Si, comme on peut l'espérer, l'éclosion a eu lieu, ça se sera passé à peu près comme c'est raconté sur le site "BALADES ENTOMOLOGIQUES". dont la photo ci-après est extraite.

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Voilà la jolie histoire de notre amie Barbie, la rose Thomise enflée, cruelle et maternelle à la fois. Et qui, nous l'espérons, aura réconcilié les arachnophobes avec une espèce non seulement très fréquentable, mais même pleine de charmes...

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 13:23

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Oui, à nouveau un peu (ou beaucoup) de patience : la Balbu-lettre N°12 (et dernière de la saison) est en préparation, et sera servie bientôt à ses abonnés.Oui, nous avons beaucoup de retard dans sa publication.


La fin de notre récit de cette reproduction parfaitement réussie des Balbuzards pêcheurs, en 2014, sur l'aire du Grand Bois à Mardié, va se situer pendant ce mois d'août où le nid est progressivement déserté, et le ciel de plus en plus fréquenté.

Car c'est dans ce court laps de temps que les trois jeunes doivent acquérir la puissance des adultes et tous les moyens d'être autonomes. Si Clem n'avait pas été un peu "à la traîne", on n'aurait plus vu grand chose en haut du Séquoia... ou dans sa proximité !

 

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Quand septembre arrive, à part des passages imprévisibles de l'un de nos amis ou plus rarement de plusieurs groupés, ça sent la dispersion...

Vous verrez cette dernière photo de Clem encore sur la Loire : elle est datée du 10 septembre.

 

Au 15 septembre, nos trois jeunes et leurs deux parents reproducteurs sont certainement tous partis en migration vers le grand sud.

Retour de Sylva et Titom : vers la mi-mars 2015, sur "leur" aire.

Retour de leurs jeunes : pas avant 2016 ou 2017, dans le secteur... mais avec la préoccupation d'avoir à construire ou trouver un nid.

 

Ce n'est qu'un "Au revoir"...

 

Bref, notre "saga" est loin d'être finie.

D'autant que nous avons des projets pour vous en offrir plus de visibilité...

 

A suivre...

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:54

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L'automne est la grande saison des champignons. Avant qu'il ne s'efface devant l'hiver, nous voulions par quelques images vous rappeller la richesse du règne fongique (évoquée dans notre article  A l'automne, le règne fongique du 03/12/2011) : formes, couleurs, odeurs, goûts ; variété des modes de développement et de reproduction ; et bien sûr, nombre d'espèces : 1,5 millions sur la planète, 15 000 espèces connues en France... et plus modestement au moins 150 espèces identifiables dans nos bois.


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Mais voilà : faute d'être un grand mycologue, et faute de temps suffisant à consacrer à l'identification des moins connues, nous vous offrons cette petite galerie sans identification des espèces.

Si l'un d'entre vous voulait bien nous faire ce travail, il recevrait certainement une petite récompense...

 

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Mais cette galerie est là aussi pour vous annoncer la mise en ligne de notre Album 8 - Champignons, avec pour le moment plus de 120 photos.
Belle promenade dans nos sous-bois et sur nos prairies...

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Mais voilà : faute d'être un grand mycologue, et faute de temps suffisant à consacrer à l'identification des moins connues, nous vous offrons cet album sans identification complète des espèces.

Si l'un d'entre vous voulait bien nous finaliser ce travail, il recevrait certainement une jolie récompense ;-)

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D'ailleurs, toutes les informations sont disponibles sur d'excellents sites dédiés au règne fongique sur Internet, comme : Mycorance, ou Mycologia34, ou Identifier les champignons...

 

Bonne chance !

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 18:00

Pendant la première semaine de nos observations, Barbie était toujours au même endroit, à l'affût sur "sa" fleur d'Aïl des vignes. Mais voilà : la météo s'est dégradée, et progressivement, sous la pluie et avec les rafales de vent, les insectes pollinisateurs qui venaient butiner sur la prairie fleurie se sont singulièrement raréfiés.

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Alors notre Thomise enflée a entrepris des déplacements erratiques, allant même s'installer sur des végétaux lui faisant perdre la vertu piègeuse que lui procurait jusque là son homochromie.

 

En plus, les fleurs d'Aïl des vignes étaient pour la plupart en fin de course : en se désséchant, elles avaient perdu leur jolie couleur rose.
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L'installation passagère sur un Pissenlit nous a fait espérer un moment un changement de couleur (voir notre article Rose thomise barbie - suite 1 : une reine du mimétisme du 12/10/14).
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Malheureusement, il n'en a rien été. Barbie est partie plus loin. Sur un autre Pissenlit, mais déjà en graines.
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Au bout de quelques jours, Barbie n'avait toujours rien capturé. Apitoyés et/ou inquiets, nous avons pris l'initiative - déconseillée - d'intervenir pour replacer l'araignée sur une fleur d'Aïl encore un peu rose...

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Reprise des affûts...

 

... et bingo, capture d'une proie, une Abeille domestique !

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Mais c'est la dernière prise de nourriture constatée.

 

Le vent s'étant levé, Barbie entreprend de nouer avec ses fils de soie plusieurs fleurs :

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Ainsi son support est-il parfaitement stabilisé malgré les bourrasques.

 

Mais Barbie, visiblement, ne tient plus en place.  Elle déménage encore...
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Sur son thorax qui semble de plus en plus... enflé, on orifice très visible d'où semblent poindre des sortes de grains jaunes...

Y aurait-il un rapport avec ces errances répétées ?

 

A suivre

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 21:12

141026 Tadorne casarca - Alban Larousse

26/10/2014 - De passage au bord de la Loire à Mardié, Alban Larousse a observé et "croqué" sur le terrain un Tadorne casarca (Tadorna ferruginea).

Ce gros canard, qui se reconnait à un plumage fauve orangé et à des ailes noires avec un miroir vert, est très rare en Europe de l'ouest.  Car son aire naturelle se situe beaucoup plus à l'est, depuis la Roumanie et l'Ukraine jusqu'à la Chine et la Mongolie.

 

La population nicheuse dans l'Union Européenne ne dépasse pas les 50 couples. C'est une population férale, c'est à dire composée d'oiseaux retournés à la nature après une captivité et/ou une introduction artificielle.

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Quelques couples nidifient en Ile-de-France. Ainsi cet individu a été photographié en forêt de Fontainebleau (Photo empruntée au blog "http://foret-fontainebleau.over-blog.net")

 

Nous avions déjà observé à plusieurs reprises un Tadorne casarca au bord de l'île des Baffaits en février 2008 (Notre article 2008 dans vos jumelles du 09/10/08):

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Selon toute probabilité, il avait été introduit dans les années 2000, avec un troupeau d'oies et quelques autres espèces de Canards exotiques et de Bernaches, par "le fada" qui avait prétendu créer un "parc animalier naturel" sur les rives de la Loire plus en amont.

 

Plus de détails sur oiseaux.net ou sur Wikipedia

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 08:53

A l'automne, pendant un bon moment, nos amis les oiseaux sont particulièrement visibles. Les reproductions menées à bien, les jeunes de l'année s'ajoutent aux adultes qui n'ont plus la préoccupation des nourrissages. Des migrateurs peuvent se mêler aux sédentaires, et la végétation qui perd ses feuilles facilite les observations. Profitons en pour observer quelques petits Passereaux, familiers ou non, qui ne craignent pas de s'approcher de nos maisons.

 

Ici, un Accenteur mouchet (Prunella modularis) s'est posté en haut d'une branche pour nous offrir un petit concert. Migrateur ou pas ? L'Accenteur est un migrateur partiel, il peut venir des régions froides ou rester sédentaire plus à l'ouest et au sud.

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D'une taille d'environ 14–15 cm, l'Accenteur mouchet est un oiseau discret, très homochromique, avec le dos brun foncé rayé de noir et la tête de couleur gris bleuté. Son aspect terne quand on le voit à une certaine distance, peut éventuellement le faire confondre avec une femelle de Moineau, mais ses flancs sont rayés de noir et le bec est sombre et beaucoup plus fin, le comportement est également différent. Celui que Buffon avait surnommé le « traîne-buisson » se tient souvent à ras du sol, caché dans les buissons et fourrés, où son camouflage est très efficace. C'est souvent sa posture de chant, droit au sommet d'un arbre, qui permet de le repérer le plus facilement. Son chant rappelle celui du Troglodyte mignon, mais sans les trilles caractéristiques. Il se compose de phrases courtes, claires, aiguës, débitées très rapidement, ( Wikipedia)

 

Ce Gobemouche gris (Muscicapa striata) qui se pose sur un faîtage est un jeune de l'année en migration... tardive. Comme son nom l'indique, il se nourrit d'insectes, ce qui lui impose la migration.

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Chasseur d'insectes infatigable. Le gobemouche gris a une attitude typique, dressé sur un perchoir (branche, fil...). Il reste souvent immobile sur une branche dégagée,  puis s'élance subitement, d'un vol rapide, pour capturer un insecte, en l'air, dans un arbre ou à terre. Il agite souvent la queue et les ailes. ( oiseaux.net)

 

Sous notre climat, le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) est sédentaire. Celui-ci nous accompagne de ses trilles en nous suivant de manière rapprochée, dès que nous sortons de la maison ! Certaines années, il a niché dans un trou du mur de notre maison.
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Sa nature peu farouche et son plumage attractif l'ont rendu populaire chez des générations de jardiniers. Le rouge-gorge fait partie d'une espèce d'oiseau très active, dont les adultes patrouillent et défendent vivement leur territoire. Présent dans presque chaque jardin, c'est l'un des oiseaux les plus familiers, cherchant sa nourriture à proximité des humains en train de jardiner. Il ira jusqu'à venir se nourrir de proies vivantes, comme des vers de terre ou des vers de farine, présentés à la main. Si l'hiver est rude, il deviendra encore plus familier, car vu son métabolisme, le manque de nourriture dû au froid le rend très vulnérable et la mortalité est alors importante, l'espèce étant casanière et rechignant à migrer.( Wikipedia)

 

Très commun aussi dans nos jardins, le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) est aussi exhibitionniste que son cousin Rougegorge : nidifiant aussi dans un trou de mur, il se montre en permanence sur les faîtages des toits.

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La présence humaine l'importune quelque peu, c'est pour ça qu'il ne faut pas tenir compte de sa présence pour qu'il se sente à l'aise. Souvent le rougequeue est dressé sur un fil un toit ou un rocher bien en évidence et il se met à chanter en gonflant les plumes de sa poitrine et en basculant la tête en arrière lors de la note finale. Un autre congénère plus loin lui répond alors aussitôt. Lorsqu'il se tient perché il agite sa queue d'une façon très saccadée. À terre il se déplace en sautillant, et il bouge en permanence.

Lors de la période nuptiale le rougequeue chante en quasi-permanence, et cela de plus en plus avec l'arrivée du printemps. (...) Il défend beaucoup son territoire et en chasse les intrus, y compris les individus de sa propre espèce. (Wikipedia)

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 21:35

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19/10/2014 - 7h 30 - Belvédère des Caillettes -

Avec le temps dégagé et chaud qui s'annonce, le flux des migrations post-nuptiales a toutes les chances d'être important ce matin. A l'initiative de notre Maître-ornithologue - et néanmoins ami - Alban Larousse, nous nous rendons avant l'aube au meilleur point d'observation qui soit dans le Loiret, puisqu'il domine toute la forêt d'Orléans,  et permet de voir, par temps clair, de la Loire à Pithiviers, et de la grandiose cathédrale d'Orléans à la superbe centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly...

 

Le jour se lève sur le paysage forestier ourlé de brumes légères. A l'orient, le ciel se teinte de rouge, puis d'or... et brusquement, émergeant de l'horizon, le disque solaire nous éblouit et commence à illuminer la cime des arbres...

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... puis toute la forêt.

 

Depuis le lever du jour, les passages d'oiseaux se multiplient. Les passereaux volent en groupes, généralement de quelques individus jusqu'à  plusieurs dizaines.  Ces passages sont rapides, bruyants ou silencieux suivant les espèces, proches ou lointains... trop difficiles à photographier, en tout cas, pour que nous puissions valablement vous les montrer... si ce n'est à travers ce petit montage où l'on devine, au fond du très vaste paysage, les tours de la cathédrale.
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Pour ne pas "passer à côté" du flux de migration, déjà, il faut être équipés d'optiques : jumelles performantes et lunettes ornithos ; il faut repérer les groupes dans les lointains ; les dénombrer sommairement ; et identifier les espèces par le son ou par la vue... à condition que la lumière soit bonne et le passage suffisamment proche.

 

Au total, Alban estime que dans la matinée, nous aurons vu défiler plus de 5000 migrateurs.

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- Pour près de la moitié, ce sont des Pinsons des arbres (2500).

- Viennent ensuite les Alouettes des champs (1000).

- Les Pigeons ramiers (600).

- Les Bergeronnettes grises (400) et les Pipit farlouse (250).

- Les Grands cormorans (180).

- Les Chardonnerets élégants (150).
- Les Bruants des roseaux (60).

- Les Vanneaux huppés (50 au moins)
- Les Pigeons colombins (40 au moins).
- Les Tarins des Aulnes (30).
- Les Choucas des tours (20).


18 autres espèces migratrices ont été vues (ou entendues) avec des effectifs de moins de 10 individus :

- La plupart des Rapaces étant déjà partis, seuls deux Autours des Palombes, deux Eperviers d'Europe et deux Faucons crécerelles sont passés ce matin près du Belvédère.

- Six Hirondelles rustiques retardataires, deux Pluviers dorés, un Bouvreuil pivoine, huit Grosbecs casse-noyaux et un Bruant proyer ont été remarqués.

- Plus un ou quelques spécimens des espèces suivantes : Alouette lulu,  Verdier, Linotte mélodieuse, Grive draine, Grive musicienne, Bruant jaune, Merle noir, Corneille, Héron cendré, Grande aigrette.

Au total, 40 espèces différentes identifiées dans ce grand mouvement migratoire. Dont plusieurs que vous pourriez aisément reconnaître.


Nous avons guetté des Grues cendrées, sachant que beaucoup sont déjà sur leur parcours migratoire. En vain.

Alors, levons souvent les yeux au ciel et/ou écoutons bien, c'est pour bientôt !



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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 19:00

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Il y a deux mois, nous avons laissé Barbie, la magnifique Thomise enflée (Thomisus onustus), alors qu'elle attrapait des proies, cachée à l'affût sous des fleurs d'Ail des vignes (voir nos articles du 30/07 et du 8/08).

A cette époque, elle jouait à plein de la ruse du mimétisme par homochromie. Nous y reviendrons dans cet article.

Puis les intempéries ont raréfié les visites des insectes volants qui constituaient ses proies. Alors elle a changé de fleurs, elle s'est déplacée un peu, puis de quelques mètres. Dans un prochain article, nous vous illustrerons cette séquence d'errances.

Son abdomen était alors particulièrement gonflé, et très ressemblant à un gros berlingot rose... Un signe... ?

Puis elle est partie vers un secteur de graminées, et là... Elle a disparu !
Cette séquence... et la suite, et la fin, nous vous les conterons également dans un épisode ultérieur. Patience !

 

En attendant, revenons au piège tendu par notre vedette. Contrairement à de nombreuses autres espèces d'Araignées, il ne comporte aucune toile : il est totalement fondé sur le mimétisme, c'est à dire la capacité à ne pas se différencier  de son support. Ici, le mimétisme est fondé principalement sur l'homochromie, c'est à dire l'identité de couleur. Pattes repliées, peut-on distinguer Barbie d'un groupe de boutons floraux ?
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Pour prendre sa couleur rose, il faut environ trois jours à la Thomise en partant du blanc.
"Le changement de couleur est rendu possible par la sécrétion d'un pigment liquide (...) dans les couches de cellules extérieures du corps. Lorsque l'araignée est sur un fond blanc, ce pigment est transporté dans les couches profondes laissant apparaître les glandes de guanine blanche." (Wikipedia). Grâce à un autre pigment, notre Thomise peut aussi prendre la couleur jaune sur une fleur jaune... en y mettant le temps.

Mais le mimétisme peut concerner d'autres éléments. Ainsi l'Ail des vignes dispose de fines sépales situées à la base du capitule. Les pattes étendues peuvent se confondre avec elles.
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Concentrés sur leur tâche, les butineurs passent d'une fleur à l'autre rapidement, sans prendre le temps de faire un examen scrupuleux de l'environnement. Avouons-le, le danger qui les guette n'est pas évident.

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Alors voilà : sanction immédiate pour ces imprudents  !
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A suivre...

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  • : Pour vous, nous voulons illustrer ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par des absurdes projets de déviations routières datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, alors nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !
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