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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 19:18
Mésange charbonnière et nid de Frelon asiatique
Mésange charbonnière et nid de Frelon asiatique

Une intéressante série signée Cyril Maurer : on y voit une Mésange charbonnière (Parus major) occupée à picorer dans un nid de Frelon asiatique (Vespa velutina) déjà presque à moitié détruit.

La scène se passe à Jargeau au début décembre. A première vue, on peut penser à une prédation du Paridé sur les larves, voire sur les insectes eux-mêmes : l'espèce s'attaque de façon courante à d'autres passereaux ou à toutes sortes d'insectes.

Sauf qu'à cette saison, le nid n'est plus habité : la colonie meurt à la fin de l'automne. Les destructions du nid peuvent alors avoir été amorcées par des attaques de pies ou de pics sur les derniers adultes ou larves mourants.

La Mésange, elle, pourrait venir par la suite rechercher pour se nourrir des individus morts dans le nid, voire des femelles sexuées tardives qui sont restées bloquées par l’arrivée du froid.

Mésange charbonnière et nid de Frelon asiatique
Mésange charbonnière et nid de Frelon asiatique
Mésange charbonnière et nid de Frelon asiatique

Reste que cette observation contribue à confirmer, s'il en était besoin, la présence de plus en plus  fréquente du redoutable Hyménoptère dans le département. Une invasion inquiétante...

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 13:51
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé

Les naturalistes se sont beaucoup agités ces derniers temps devant Latingy, devant l'île des Baffaits, et plus généralement entre Saint-Denis-de-l'Hôtel et Bou...

Les ornithologues pouvaient en effet contacter des espèces de Hérons jamais observées sur la Loire, blanches avec le bas du corps agréablement garni de teintes brun foncé, entre caca soft et mazout dense.

Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé

A cette période, c'est à dire depuis la mi-décembre, le fleuve royal s'était paré de garnitures d'une grande élégance (et fortement parfumées) sombres sur la rive, mais merveilleusement irisées dans les flaques et autres courants faibles en cette période d'étiage extrême...

Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé

Mais certains "ayatollahs" de l'environnement, des "ultra-conservateurs", n'avaient pas apprécié ces décorations de Noël accrochées aux graviers et à la végétation. En l'absence des autorités parties fêter le foie gras et le chapon aux truffes, des bénévoles autoproclamés avaient même tenté de "nettoyer", selon eux, les grèves les mieux garnies.
 

A leur retour, les autorités institutionnelles se sont efforcées de "calmer le jeu"... :
 

Le Conseil départemental : « Ce déversement d’hydrocarbures (huiles de vidange ou assimilés) ne s’est effectué qu’en une seule fois et n’a pas eu de suite. Par contre du fait du faible niveau de la Loire (...) peut donner l’impression d’une pollution plus étendue qu’elle n’est.» et « le problème est circonscrit et les résidus de pollution devraient très prochainement être éliminés.»
 

La République du Centre, citant la préfecture : "Selon la préfecture,« C’est impressionnant car l’hydrocarbure irise l’eau, c’est une pollution qui se voit », mais aucune mortalité piscicole n’a été observée. La faune et la flore ne seraient - pour l’instant -  pas touchées."

 

Bigre, y aurait-il eu aussi des pollutions qui ne se seraient pas vues (ou senties) ? Bof, "pas vu, pas pris..."

A ce propos, qui est "responsable" de l'épisode (et du précédent "pas vu" au printemps 2015) ?

Introuvable (si on a mis les moyens nécessaires pour le chercher) depuis trois semaines. Tous les yeux sont tournés vers les deux rejets du bourg que nous ne dénoncerons pas : l'ancien rejet en rive nord et le nouvel émissaire qui depuis l'automne 2014 "noie le poison... non, le poisson". Mais de là à remonter les tuyaux à merde...

Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé

Le Grand Fleuve Sauvage, Patrimoine de l'Humanité, subissant au milieu de l'hiver un étiage aussi exceptionnellement bas qu'au mois d'août (qui sait en raison du changement climatique ?).

Plus un déversement "sauvage" d'hydrocarbures un peu trop visible pour qu'on ne puisse pas éviter des questions embarrassantes sur les rejets suspects et incontrôlés d'un gros bourg industrieux voisin dont nous tairons pudiquement le nom...

Pourquoi encore ne pas imaginer un barrage de béton et de goudron qui viendrait bientôt, avec la bénédiction des "autorités""responsables", aider ce bourg à se débarasser dans la nature, chez ses voisins de ses nuisances et autres pollutions automobiles et camionnesques ? Aider un camion-citerne lancé à 90 km/h à franchir le parapet et contribuer à restaurer l'espèce des Ardéidés hydrocarburés ?

 

Ce serait un comble, pensez-vous ?


Ce serait à pleurer, dites-vous ???



 

 

En attendant, les "responsables" nous disent, eux : "On déplore un tout petit rien... Un incident, une bêtise... Mais tout va très bien, Madame la Marquise..."

Les photos sont de J. Lamour,  C. Maurer, T. Soler, SDIS 45.

Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 18:54
Jeu du spicilège 2015 : prolongation :-)

Nous pouvons vous l'assurer : vous avez encore toutes vos chances !

Et comme vous n'avez pas encore eu le temps de répondre, nous prolongeons le délai de réponse jusqu'au samedi 16 janvier à 24 heures. A vos recherches !

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 18:37
Le nid des Mulots
Le nid des Mulots

En déplaçant une vieille souche pourrie déposée par la Loire au bord de la prairie, voici qu'apparaît un petit lieu de vie qui était bien caché. C'est un nid de Mulots bien conformé, dans lequel plusieurs nouveaux-nés encore aveugles et glabres se retournent, surpris par de brusques changements que probablement, ils perçoivent confusément : de la lumière, des bruits inhabituels, un vent frais inconnu...



La mère a eu le temps de disparaître, elle. Vraisemblablement, elle appartient à l'espèce Mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus), une espèce de rongeurs de la famille des Muridae.
Familière sur les lisières et dans les bois de feuillus, les haies,  les parcs et les jardins. Mais les Mulots peuvent être tentés de rentrer dans les maisons campagnardes, voire de s'y installer.

Ainsi le jeune spécimen photographié ci-dessous l'a été dans une véranda, où il était sans doute né !

 

Le nid des Mulots
Le nid des Mulots

Dans la vidéo qui suit, on voit l'un des petits, plus vif et plus entreprenant que ses compagnons, qui à force d'agitation en vient à escalader le bord du nid, à le franchir, et à tomber à l'extérieur.

La vidéo s'arrête lorsque l'observateur pose son appareil pour rattraper le fuyard  et le remettre avec ses frères et soeurs. Puis protéger le nid en reconstituant des éléments de protection équivalents à la souche retirée.

C'est la pérennisation de la vie, c'est la vie : on lui doit le respect.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 22:08
Des voeux... collaboratifs !

Les vœux du Castor pour 2016 seront... collaboratifs ! Pas particulièrement pour faire «tendance» ; ni pour justifier l’image choisie pour cette carte de voeux, habitée des nombreux volontaires qui ont travaillé pour un de nos projets emblématique, et de nombreux animaux particulièrement bienveillants qui les encouragent. Mais bien pour marquer le caractère de plus en plus collaboratif des actions que mène notre association MARDIEVAL dans le sens de la valorisation de la biodiversité de nos territoires, de l’intégrité des paysages et de l’éducation à l’environnement.
 

Des voeux... collaboratifs !
Des voeux... collaboratifs !
Des voeux... collaboratifs !
Des voeux... collaboratifs !

Entre humains : utilisation optimale des complémentarités des savoir-faire, partage de connaissances et de ressources, échanges directs entre personnes, synergies entre institutions... tous ces fonctionnements «horizontaux» se mettent en place et se multiplient en s’adossant à l’Internet et aux réseaux sociaux.

C’est particulièrement bienvenu à l’heure où les changements rapides des sociétés conduisent trop souvent aux replis sur soi, à l’heure où des processus démocratiques décridibilisés tardent à se convertir au participatif.

 

Des voeux... collaboratifs !
Des voeux... collaboratifs !
Des voeux... collaboratifs !
Des voeux... collaboratifs !
Des voeux... collaboratifs !
Des voeux... collaboratifs !
Des voeux... collaboratifs !

Entre humains et nature : on progresse aussi. La conscience de l’ardente obligation que nous avons de ne plus détruire la nature si nous voulons survivre a commencé à se généraliser : elle se mondialise elle aussi, comme on l'a vu à l’occasion de la COP 21. La reconnaissance des sensibilités et des intelligences animales fait quelques avancées dans beaucoup de pays et en France.

Mieux encore, la recherche scientifique de pointe se tourne de plus en plus vers les modèles extraordinairement perfectionnés et inspirants que l’on trouve dans la nature : l’avenir aurait tout à gagner des enseignements du biomimétisme... ce qui suppose une préservation extrêmement plus attentive de toutes les richesses naturelles connues et inconnues, à l’antipode des destructions frénétiques de milieux et d’espèces que nos «civilisations» industrielles et urbaines ont imposé depuis des décennies.



 

Des voeux... collaboratifs !

vous souhaite une belle et bonne année 2016 pleine d'échanges fructueux et gratifiants avec l'humanité comme avec la nature. Meilleurs vœux à tous !

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 11:00

Le conseil : Si, comme cela a été le cas pour le premier envoi de notre article de vœux, vous ne voyez pas apparaître l'article attendu, cliquez sur l'image du Martin-pêcheur en haut à droite : vous retrouverez automatiquement l'article de tête du blog, en l'occurrence celui que vous attendiez.

Même commande si vous êtes partis en exploration sur le blog, et que, depuis une autre page vous souhaitez revenir au départ, c'est à dire au dernier article.

 

La recommandation : dans notre article du 11 décembre intitulé "Le pourpré et la grenouille : dur à avaler !", nous avons mis en ligne une vidéo inédite, avec une scène rare, particulièrement pittoresque.
 Malheureusement, seuls une cinquantaine de vous l'ont visionnée, alors que vous êtes cent cinquante abonnés.

Non seulement c'est très décevant pour nous, au regard du travail que cela nous a demandé ; mais c'est dommage pour vous, car vous n'avez probablement "jamais vu ça" !

Prenez donc les quatre minutes nécessaires, vous ne le regretterez pas !

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 20:16

Rituel à l'occasion des fêtes de fin d'année, revoici notre jeu du spicilège. Il vous amènera à "revisiter" l'année 2015 à travers les meilleurs des dizaines d'articles publiés depuis un an, des nouveaux albums mis en ligne ou complétés par des centaines de photos, ainsi que dans une des Balbu-infos qui vous ont conté la reproduction réussie sur l'aire de Balbuzards pêcheurs de Mardié.


Règle du jeu : chaque gros-plan figurant dans un des dix-huit carrés doit vous permettre d'identifier un article ou un album de ce blog.

Exemple à voir dans l'article "Les clés du spicilège".

Jeu : nouveau spicilège* de nos découvertes 2015
Jeu : nouveau spicilège* de nos découvertes 2015
Jeu : nouveau spicilège* de nos découvertes 2015

A gagner : Une photo A4  de J.-M. Salomon, encadrée 30x40 sous passe-partout, à choisir et à prendre (au printemps) à Mardié (valeur 25€).
Cette année encore, dix-huit photos à identifier... et un délai confortable.

 

Le gagnant sera, soit le premier à avoir donné les dix-huit bons résultats, soit celui qui aura envoyé les meilleurs résultats à la date du 7 janvier à minuit.

 

Vos résultats sont à envoyer par courriel à l'adresse le-castor-enerve@orange.fr  .

 

Les articles devront être repérés par leur titre et leur date.

Les albums par leurs noms.

 

Bonne chance !

* SPICILÈGE, subst. masc.
Rare. Recueil de notes, de documents, de textes.

(Le mot proche florilège, s'applique plutôt aux oeuvres littéraires.)

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 11:45
Un Pic mar en hiver

09/12/2015 : Un Pic mar (Dendrocopos medius) est en visite dans le parc de notre amie Sylvie David-Rousseau à Sully-sur-Loire. Elle nous en envoie cette très jolie photo... qui nous permet de pointer ce qui distingue cet oiseau de son cousin beaucoup plus familier, le Pic épeiche (photo ci-dessous) : calotte rouge, même chez l'adulte ; absence de "moustaches" noires ; et couleur rose du plumage abdominal s'accentuant vers la zone anale, avec des stries sur les côtés.

Un Pic mar en hiver

"L'aire du Pic mar est nettement plus réduite que celle du Pic épeiche, et même là où il vit, il demeure assez rare. Il peuple l'Europe Centrale, Occidentale et Méridionale avec une extension en Asie-Mineure, Irak et Iran. Sur tous ces territoires présentant pourtant des conditions climatiques aussi différentes, il est sédentaire. Le pic mar se nourrit très haut dans les frondaisons des vieux arbres, plutôt que sur les grosses branches et les troncs. Il suce souvent la sève et se perche en travers des branches comme un passereau plutôt que le long de celles-ci. Agité, il change souvent d'arbre pour se nourrir. Farouche, discret, il est moins enclin que l'épeiche à survoler les espaces ouverts, ce qui rend son observation difficile." (Oiseaux.net)

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 17:10
Le pourpré et la grenouille : dur à avaler !

1/08/2015 - 20h50 - Le jeune Héron pourpré que nous allons voir s'installer au pied du coteau du Mont pendant presque un mois est là pour le cinquième jour. L'heure est tardive, la nuit va commencer à tomber.

En chasse depuis un bon moment dans le mince canal d'eau que l'étiage sévère n'a pas encore asséché, il longe la végétation aquatique sur la pointe des pieds, si l'on peut dire... Car ses pieds surdimensionnés lui permettent de circuler à l'aise sur tous les fonds aquatiques même peu solides. Après des affûts dans une immobilité absolue, suivis de mouvements d'un incroyable ralenti, il frappe avec son bec l'amphibien qui aura eu l'imprudence de ne pas le voir ou de ne pas l'entendre venir.

Ce sont souvent des proies modestes, mais cette fois-ci, il attrape une grenouille de très gros calibre : plus longue que son long bec ! Il lui faut d'abord la neutraliser en la frappant, voire en tentant de l'étouffer sur le fond... Cela dure cinq longues minutes. Puis il doit l'avaler d'un seul morceau, non sans mal : passage spectaculaire dans le long cou étroit, où l'on peut suivre la progression du batracien, suivi de sortes de spasmes pour le faire descendre plus loin jusqu'à l'estomac !

Le pourpré et la grenouille : dur à avaler !
Le pourpré et la grenouille : dur à avaler !
Le pourpré et la grenouille : dur à avaler !
Le pourpré et la grenouille : dur à avaler !
Le pourpré et la grenouille : dur à avaler !
Le pourpré et la grenouille : dur à avaler !

Mais, souvenez-vous : nous vous avions promis l'histoire complète dans notre article "Un jeune Héron pourpré qui... kiffe Le Mont !" du 2/08/2015.

Alors la voici... dans une vidéo inédite de quatre minutes que nous vous recommandons particulièrement.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 19:05
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent

Récit détaillé et multiples photos de ce qu'on pourrait appeler l'"adolescence" de nos deux jeunes Balbuzards Cab et Mar sur l'aire du Grand Bois.
Retour en arrière un peu tardif, nous le reconnaissons... Mais si le temps nous a cruellement manqué, nous vous avons quand même tenu au courant des évènements les plus marquants dans nos articles "Cab... Vole !" du 18/07/15, "Ils sont grands ces petits !" du 20/08/15, et "Ils sont partis... Rendez-vous en mars 2016" du 12/09/15.

En cinq ou six semaines de croissance accélérée, les deux vilains poussins prostrés au fond du nid se sont mués en beaux oiseaux dotés de la plupart des attributs des adultes... et dotés surtout d'un appétit féroce : leur consommation quotidienne de poisson est environ le double de celle de leurs parents !

C'est dire que Titom, le mâle préposé à l'intendance, doit multiplier par trois les apports de poisson par rapport à la période d'incubation où il n'avait que Sylva à alimenter, en plus de lui-même. Et que, sur le nid, les moments attendus de la journée sont les arrivages de la "marée", comme en attestent les manifestations de plus en plus bruyantes de nos héros...

Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent

... qui, de fait, ne se calment que lorsque Sylva entame la distribution tant attendue.

Bientôt, tout cela va changer progressivement : d'abord, les jeunes vont apprendre à grappiller quelques morceaux direct
ement sur le poisson pendant cette distribution. Puis, le jour où Sylva les jugera capables de pratiquer le "self-service", elle va s'éloigner pour les forcer à se débrouiller seuls.

Ce qui donne lieu à quelques scènes inhabituelles. Ainsi, au moment de cette transition, on peut voir Titom revenir sur l'aire, et reprendre un poisson qu'il avait déposé auparavant sans en avoir retiré la tête... considérant probablement que Cab est bien maladroit et ne va pas s'en sortir.

Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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A la fin de juillet et en août, tant que les jeunes n'ont pas encore appris à se nourrir seuls, c'est toujours Titom qui livre les repas... sans vraiment de régularité, d'ailleurs.
Tandis que Sylva, comme en 14, s'est installée au sommet du grand Epicéa, d'où elle peut surveiller à la fois le nid et les survols de la Loire par son mâle et ses jeunes.


 

Accessoirement, elle peut contrôler également nos aller-retours vers les bois, voire nos sorties sur la prairie du Mont. Et comme l'an dernier, elle vient assez souvent nous survoler avec des manifestations - sifflements, vols festonnés etc. - que nous ne pouvons interpréter que comme totalement amicales...

Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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Mais revenons en arrière. Entre deux nourrissages (ou deux défécations...), plus question pour nos jeunes de somnoler comme des bébés. Alors on commence à voir des ailes s'étirer... bouger, esquisser des battements. Pour le moment, c'est sur place. Mais cela contribue à la musculation d'organes qui vont bientôt devenir essentiels.

Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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Inné ou acquis ? Eternel débat concernant la reproduction ! En ce qui concerne la capacité à s'envoler, la vue des adultes en liberté dans l'immensité du ciel est certainement une forte incitation pour les jeunes rapaces confinés dans un espace inférieur au mètre carré. Mais l'inné, à travers les gênes, compte certainement. Et ne pourra pas être contesté quand il s'agira de tracer les chemins de la migration aller, puis retour, en solitaire...

En attendant, les exercices se multiplient, et bientôt, le plus avancé des deux oiseaux se soulève pour traverser le nid d'un bord à l'autre... tandis que ses congénères présents sur l'aire ont tout intérêt à se mettre à l'abri des battements d'ailes du maladroit !

Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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Nous avons daté le premier vol de Cab que nous avons pu observer du 18 juillet. Celui de Mar a dû suivre quelquesjours après. Le 23 juillet, dans la grisaille, nous observons ses vols encore maladroits, ceux de Cab déjà plus assurés, et même parfois leurs envols simultanés... le tout, sous le regard attentif de leur mère Sylva.

Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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A partir de ce moment, évidemment, tout devient différent : nos deux bizuths vont commencer à explorer leur environnement. Ils vont aussi se trouver des perchoirs dans les alentours du nid... pas trop loin, au début, car ils ne sont toujours pas capables de se nourrir eux-mêmes.


Mais il va leur falloir très rapidement s'éloigner de leur proche environnement ; survoler la Loire et apprendre le contact brutal de l'eau ; savoir prendre les ascendants pour conquérir l'altitude sans épuiser leur énergie.
 

 

Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent
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Et se rendre prêts pour qu'à la fin août ou au début septembre, ils puissent défier les longs-courriers en partant, seuls, pour l'Afrique centrale, via Gibraltar et via le Sahara...

Balbu-infos N°4 : Deux nouveaux jeunes dans le vent

Fin
de la saison 2015

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  • : Loire & biodiversité
  • Loire & biodiversité
  • : Pour vous, nous voulons illustrer ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par des absurdes projets de déviations routières datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, alors nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !
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