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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 19:41
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?

Avec une météo hésitante entre le beau et le détestable ou entre le tiède et le gel; après un hiver qui n'en a pas vraiment été un ; après quelques gros flocons de neige disparus à peine posés... voici le printemps qui montre le bout de son nez !

Au milieu de ces conditions cahotiques, les austères paysages privés de verdure voient enfin éclore les fleurs les plus entreprenantes, les plus résistantes aux lambeaux d'hiver, .


 

 

La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?

Jusqu'au début janvier, la Loire était encore à sec. En février, elle est montée très haut : ses habitants ont dû trouver refuge à des endroits inhabituels.

Mais des oiseaux familiers défient le courant et reviennent  visiter leurs lieux familiers : Grandes aigrettes et Hérons cendrés ; Grèbe huppé et Grèbes castagneux ; Canards colverts et Mouettes rieuses ; et sur le coteau : Buse variable, Pics épeiche, Grives musiciennes, Etourneaux sansonnets...

 

Bref, il y a toujours des observations à faire dans nos beaux paysages !
 

La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?
La fin d'un non-hiver ?

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 19:45
Grande toilette du petit étang

Le petit étang est un pôle de biodiversité particulièrement important au sein du Grand Bois  de Latingy : outre la faune spécifique à la mare, ou celle qui utilise l'eau pour sa reproduction, des oiseaux prédateurs s'y rencontrent, ainsi que des mammifères qui viennent se désaltérer ou se bauger.
 

C'est aussi un endroit plein de lumière et de charme, où l'on a plaisir à s'attarder à l'occasion d'une promenade en forêt.

Nous lui avons consacré une jolie série d'articles, depuis le premier "Le petit étang du Grand bois, rendez-vous de biodiversité (1)" daté du 07/03/2012 jusqu'au sixième  "Le petit étang du Grand bois, rendez-vous de biodiversité (6)" du 02/03/14.

Mais la végétation dure revient inlassablement à la conquête des berges, et les petits cours d'eau qui alimentent l'étang en hiver ou lors des épisodes pluvieux peuvent alors se perdre dans les taillis... Bref, un gros nettoyage était nécessaire pour que la mare retrouve son bon fonctionnement , pour que les animaux y accèdent et que les naturalistes puissent y venir pour observer...

(photos de J.-N. Fourmont)
(photos de J.-N. Fourmont)
(photos de J.-N. Fourmont)

(photos de J.-N. Fourmont)

10 et 11/02/2016 - C'est l'équipe étant intervenue pour nettoyer une tache de Jussie au bord de la Loire (notre article "La Loire regardée, l'invasive arrachée" du 18/10/215) qui est revenue pendant deux jours pour réaliser ce travail.

Il s'agit de la deuxième opération concrétisant la convention de coopération passée entre La Maison Familiale Rurale de Chaingy et MARDIEVAL.

 

Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang

Le résultat est magnifique, et fait vraiment plaisir à voir : on retrouve une vision globale de la clairière, du plein d'eau et des ruisseaux qui l'alimentent.

Une Aigrette qui s'envole à notre arrivée témoigne que le système n'apas été trop dérangé.

Tous les bois coupés sont bien rangés par catégories : buches, branches, broyats.

 

Un très grand Merci à cette équipe efficace et pleine d'ardeur, et à Florent, son animateur.
 

Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang
Grande toilette du petit étang

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 11:27
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste

7/08/2015 - Cela commence par la poursuite d'un rapace par une Corneille noire : une scène relativement familière, ces corvidés ne craignent pas de défier des oiseaux a priori plus puissants qu'eux... surtout lorsqu'il s'agit de leur prendre leurs proies !


Il s'agit clairement d'une Bondrée apivore (Pernis apivorus) voir notre article "Portrait - La Bondrée apivore, grande discrète... trop méconnue" du 21/11/2012 . Mais à bien la regarder, il y a plusieurs choses curieuses qui interrogent : d'abord un énorme trou dans les rémiges tertiaires, trace probable d'un accident ; dans ce trou, comme une antenne ; et quelque chose entre les pattes : peut-être la proie convoitée par la Corneille ?

La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste

Il nous a fallu attendre de regarder les photos agrandies pour identifier, bloqués dans ses serres, des rayons d'un essaim d'hyménoptères.

Pas surprenant : "Ses proies principales sont les larves, les pupes et les adultes d'hyménoptères sociaux (principalement des guêpes, mais aussi des abeilles, des bourdons et des frelons, y compris les frelons asiatiques5), ainsi que la cire et le miel éventuellement trouvés dans les rayons de l'essaim. Le nid des insectes est détecté en suivant les adultes en vol jusqu'à l'emplacement de l'essaim. " (Wikipedia)

En l'occurrence, il s'agit vraisemblablement de rayons de Guêpes polistes (Polistes dominula), dont les nids sont formés de fibres végétales, et parfois fixés sur des branches : le prédateur en a sans doute emporté un morceau trop solidement rattaché aux rayons.

La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste
La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste

L'inventaire d'une certaine Étude d'impact prétend n'avoir pas trouvé de trace de nidifications de Bondrée apivore dans les bois de Latingy : dommage pour eux, puisque pourtant, depuis de très longues année et de façon récurrente, nous voyons dans le ciel , nous rencontrons dans les allées de ces bois, et nous prenons en photos très fréquentes des Bondrées apivores dans des circonstances qui attestent de situations de reproduction à proximité immédiate. Cet été encore, d'autres individus ont été contactés, souvent en couple.
 

Et, comme celui qui suit, ils n'avaient pas l'aile droite déplumée qui aurait permis d'identifier la Bondrée aux rayons de Guêpes...

La Bondrée et les rayons de Guêpe poliste

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 19:07
Les renardeaux de Courpain

Retour à l'été dernier :

4/08/2015 : dans la Réserve de Courpain à Ouvrouer-les-Champs gérée par la Maison de la Loire de Jargeau, Cyril Maurer observe longuement une jolie scène naturelle : quatre jeunes Renards roux (Vulpes vulpes) sur la grève du plan d'eau, occupés à la promenade, à des jeux de combats, à bailler aux corneilles...

 

Merci à lui de nous avoir confié cette série pleine de charme.

Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain

Puisque nous reparlons du Renard roux (Vulpes vulpes), je vous proose de regarder (pour la première fois ou à nouveau) le remarquable documentaire sur les Renards de Franck Vigna,  L'odeur de l'herbe coupée : 53 300 vues sur internet depuis sa mise en ligne en décembre 2014 !


Et retournons aussi voir les magnifiques dessins d'Alban Larousse dans notre article "Parmi les mal-aimés : Goupil, le rouquin malin" du 28/12/11.
 

Les renardeaux de Courpain
Les renardeaux de Courpain

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 07:11

Parlons de la page facebook "La Loire vivra"

Construire un vilain pont à sept piles pour faire passer 10 000 véhicules par jour, dont un max de camions, dans ce paysage du Patrimoine Mondial : telle est la grande ambition de petits élus dont le cerveau s'est figé en 1996.
A deux kilomètres d'un pont qu'ils ont inauguré... en 1988, mais prévu un peu trop radchou : pas de piste cyclable, trottoirs à l'économie. Et des feux mal fichus à la sortie pour fabriquer des ralentissements matin et soir, aux heures d'entrée/sortie des usines de Saint-Denis-de-l'Hôtel qui ne connaissent pas encore les "horaires variables" !

Pour que notre Loire reste intacte ; pour que nos petits-enfants puissent encore en admirer les paysages et la biodiversité exceptionnelle, celle que vous connaissez bien en allant sur place comme en fréquentant ce blog ; pour arrêter de sacrifier notre nature et notre climat à des prétendues exigences économiques et automobiles : il faut se battre contre ce projet du siècle dernier !

 

La lutte s'organise autour de la Coordination "La Loire vivra".
Participez-y pleinement, et d'abord suivez-la sur la page facebook "La Loire vivra" :
https://www.facebook.com/La-Loire-vivra-947381875342826/?fref=ts

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 17:40
Les clés du spicilège 2015 (2)

Chaleur, sécheresse, voire canicule : nos prairies n'ont pas été gâtées cet été en ce qui concerne les "fleurs des champs". Pour trouver un peu de couleur dans le paysage, il fallait plutôt chercher sur les rives de la Loire où subsistaient des rosées le matin. La Saponaire officinale, par exemple, y a bien résisté à ces épisodes climatiques difficiles (notre article Fleur du jour : la Saponaire officinale du 29/07/15).

Beaucoup d'insectes sont aussi dépendants de ces floraisons. Toujours près du fleuve, nous avons retrouvé la Hoplie bleue sur la Jussie, cette plante invasive qui semble hélas increvable, qu'il gèle, qu'il fasse trop chaud ou qu'elle reste plusieurs mois sous l'eau (notre article La Hoplie bleue, scarabée bijou du 07/08/15).


Enfin, ce sont les champignons qui ont, chez nous, le plus souffert  de ces épisodes. Parmi les espèces comestibles les plus estimées, seules les Coulemelles sont sorties en nombre à la fin de l'été
(notre article Champignons : où sont-ils ? du 09/10/15).
 

Le changement de régime de la Loire nous a quand même probablement valu quelques bonnes surprises. La chasse des batraciens nombreux dans la Jussie a  probablement motivé le séjour d'une exceptionnelle durée du Héron pourpré au pied du coteau du Mont (notre article Un jeune Héron pourpré qui... kiffe Le Mont ! du 02/08/15).
 

Les clés du spicilège 2015 (2)
Les clés du spicilège 2015 (2)

Fin septembre, nous avons vu revenir notre Circaète Jean-le-Blanc à l'affût en haut d'un des grands peupliers : comme tous les ans, après la reproduction (notre article "Notre" Circaète Jean-le-blanc revient au Mont du 26/09/15). Les rapaces migrateurs, habitués des climats africains, résistent bien aux fortes chaleurs. Pas sûr qu'il en soit de même pour leurs fragiles rejetons après leurs éclosions.
 

Quant au Crapaud commun, nous l'avions surtout rencontré au fond des bois dans des endroits frais. L'un d'entre eux était cet été à notre Belvédère Genevoix.  (notre article Un mal-aimé discret : le Crapaud commun du 13/11/15).

 

D'évidence, même à un niveau exceptionnellement bas, la Loire reste avec ce réchauffement inquiétant un lieu favorisé, un refuge privilégié pour la biodiversité. Certains "responsables" devraient en prendre conscience !

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 15:34

2015 l’année la plus chaude jamais enregistrée ? Les experts en sont maintenant convaincus, et nous en avons subi ici, au bord de la Loire des preuves répétées. Le ciel bleu a obstinément régné pendant la majeure partie des "belles" saisons, printemps et été.

Avec des avantages : une visibilité particulière sur l'avifaune avec plusieurs "coches" nouvelles (Faucon pèlerin, Marouette ponctuée, Héron garde-bœufs, Oenicdème criard) ; des observations exceptionnelles comme celles d'un Héron pourpré présent  pendant presque un mois devant le Mont ; et des photos de qualité car bénéficiant de conditions de lumière souvent optimales. Ainsi celle de Jacques Thomas où des Hirondelles sont posées comme des notes sur une portée musicale (notre article Hirondelle des villes, Hirondelle des champs du 7/09/15) ; ou celle qui rapproche de façon saisissante le vol pur d'un Balbuzard pêcheur avec celui d'un Airbus laissant derrière lui les traces de sa consommation d'hydrocarbures (notre article Monter au ciel : qui montre l'exemple ? du 24/09/15).

Les clés du spicilège 2015 (1)
Les clés du spicilège 2015 (1)

En revanche, cette anomalie climatique n'a pas servi le paysage. Les épisodes de canicule ont "grillé" les feuillages de nombreuses espèces végétales terrestres, tandis que les rejets envahissants trouvaient sur les îlots et les grèves des conditions d'implantation et de croissance particulièrement favorables. L'étiage a provoqué une baisse de niveaux sans précédent,  découvrant de larges secteurs au détriment des courants de faible hauteur qui attirent habituellement dans notre secteur de nombreuses espèces. Quant aux ciels, ils ont été largement privés des symphonies de couleurs qui enchantent les autres années les petits matins et les couchers du soleil. Il a fallu attendre l'automne pour voir revenir ce type de rouge matinal (notre article Intermède automnal du 25/10/15).

Matinal, mais aussi exceptionnellement nocturne : la lune a subi une magnifique éclipse... par la terre  (notre article Lune rouge sang : le ciel est aussi un paysage ! du 29/09/15). qui a permis de l'observer à la lunette avec un relief étonnant.

Le faible niveau de l'eau sur le bras nord de la Loire devant Mardié nous a aussi largement privé de beaux spectacles habituels en juillet/août : celui des plongeons des Balbuzards pêcheurs, de leurs envols "récompensés", de leurs montées en spirale avec les courants ascendants.

Leur pêche a dû se reporter plus en aval devant Latingy ou dans le virage de Bou, ou sur les étangs.

En quête d'une nourriture raréfiée, certains passereaux ont franchi des barrières dangereuses en rentrant dans les maisons. Ce Rougegorge familier entré dans notre véranda a eu beaucoup de mal à en sortir, même avec notre bienveillante assistance !  (Notre article L'ami Rougegorge ! du 02/11/15).

Les clés du spicilège 2015 (1)
Les clés du spicilège 2015 (1)

Alors, le dérèglement climatique est-il en cause ? Tout le laisse à penser !

Depuis plusieurs années, on voit arriver discrètement, puis s'installer dans le paysage des espèces d'oiseaux considérées jusque là comme plutôt "méridionales" Ainsi, à l'automne, plusieurs petits groupes de Hérons garde-bœufsse sont mêlés aux Aigrettes garzettes sur les grèves ou les îlots des jours durant. (Notre article Nouvel invité : le Héron garde-boeufs du 15/09/15). On les avait vues jusque là surtout dans des documentaires sur l'Afrique.

Et les trois Echasses blanches qui ont séjourné au pied du coteau du Mont au mois d'août étaient peut-être celles que nous avions vues antérieurement... sur le canal du Midi ! (Notre article Trois Echasses blanches du 11/08/15).


 

Est-ce aussi lié à spécificités du climat de 2015 ? Nous n'avions jamais eu une telle visibilité sur les Castors d'Europe qui à partir du mois de mai sont sortis tous les soirs en face du Mont, une heure avant la tombée de la nuit, sur la rive nord de l'île des Baffaits (Nos articles Le soir des Castors du 24/06/15 et du 29/06/15). 

Nous pourrions aussi voir dans quelques années apparaître de nouvelles espèces d'Odonates plus méridionales. Les "coups de chaud" auraient pu cette saison favoriser les émergences, mais la mise à sec de milieux de reproduction a pu jouer en sens inverse, puisque les observations n'ont pas été extraordinaires sur la rive de Loire.
Par contre, la situation aurait pu être meilleure dans les bois. A la mi-juin, une Aeschne mixte est venue quotidiennement nous tenir compagnie dans une allée du Grand-Bois d'où nous observions les Balbuzards. (Notre article Libellules : derniers contacts du 15/07/15.)

 

Les clés du spicilège 2015 (1)

A suivre...

Les clés du spicilège 2015 (1)

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 09:38
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"

Ce matin, mardi 19 janvier, Nathalie Fontrel a consacré sa (trop) courte chronique "Planète Environnement" dans le 7/9 de France Inter, à 7h 20, au projet de franchissement de la Loire entre Mardié et Darvoy qui va être mis à l'enquête le 8 février prochain.

Dans les trois minutes imparties, elle a fait une remarquable synthèse, pleine de reliefs et de couleurs, fondée sur des arguments frappants, d'une affaire trop peu médiatisée jusqu'ici... alors qu'elle est on ne peut plus symptomatique des contradictions de notre société en ce qui concerne la préservation de milieux naturels et d'espèces sauvages protégées..

 

Vous pouvez réécouter la chronique sur le site de France Inter :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1223097

 

Ou relire le texte intégral ci-après  - disponible aussi à l'adresse :
http://www.franceinter.fr/emission-planete-environnement-une-nouvelle-zad-sur-la-loire

Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"

Un projet de pont sur la Loire. Est-ce bien raisonnable au moment où le parlement s'empare de la loi sur la biodiversité ?

 

Quel rapport entre l’andouille de Jargeau et le Balbuzard pêcheur ?

Cette spécialité culinaire du Loiret  -c’est bon-  et l’oiseau  -si beau-  sont bercés par la Loire.

En 1996, un projet de doublement du pont de Jargeau sort des cartons. A l’époque on prévoit une croissance du trafic routier de deux pour cent par an. D’où la nécessité de soulager le trafic et de construire une nouvelle voie pour enjamber le fleuve.

 

Comme  souvent les prévisions de trafic se sont révélées fausses.

 

La circulation diminue  de un pour cent par an depuis l’an 2000.  Ce pont sacrifierait une zone naturelle au tout routier,  en contradiction avec les impératifs de la COP 21, vous savez ce grand succès diplomatique qui exige la diminution des émissions de gaz à effet de serre.

Le pont devrait se planter au milieu d’un écrin de verdure ; classé patrimoine mondial de l’UNESCO  et NATURA 2000 pour la richesse de sa faune et de sa flore. Si vous voulez observer un ballet aérien sans le rugissement des réacteurs d’avion, asseyez-vous sur la berge : la zone est survolée par 150 espèces d’oiseaux. Le balbuzard pêcheur, les sternes,  le martin pêcheur,  les hirondelles de rivages qui creusent leur nid dans les falaises et foncent dedans à toute vitesse au point qu’on redoute qu’elle ne s’écrase dessus. Mais non elles entrent dans leur nid sans dommage et nourrissent les petits. Les libellules, les espèces végétales, bref… c’est un joyau.

 

Ce pont ne serait pas sans danger sur le milieu fluvial.

 

Et notamment sur la rivière Loiret qui coule un peu plus loin, elle est alimentée par la Loire : le fleuve circule sur des bancs de calcaire. Quand le sable se déplace, il peut les faire craquer. On appelle ça des bîmes. Un trou qui avale l’eau et le nageur si par malheur il a enfreint l’interdiction de baignade. Ce phénomène a créé  une Loire souterraine qui serpente sous la Loire. Elle alimente la rivière Loiret. La construction des piliers d’un pont dans le lit de la Loire  risque de compromettre cette alimentation.

 

Ce pourrait être  la naissance d’une nouvelle zone à défendre.

 

Une ZAD. Au nom de la défense de la biodiversité et de l’inutilité du projet.

L’enquête publique doit démarrer à la fin du mois. « Le rapport de 600 pages n’a toujours pas été communiqué aux habitants » regrette Jean-Marie Salomon de la coordination d'associations « La Loire Vivra ».

Il ne se voit pas jouer les Zadistes, « je suis très respectueux des procédures » dit-il.

Il ne se voit pas imiter cette forme d’opposition qui existe à Notre Dame des Landes, Sivens, Roybon.  Là un aéroport, là un barrage, là un complexe touristique…

Mais si les bulldozers envisagent de s’attaquer au plus long  fleuve sauvage de France, il se battra. Pour défendre et célébrer avec l’écrivain Maurice Genevoix, Prix Goncourt en 1925, la beauté de ce lieu. Maurice Genevoix a raconté comment il a rencontré sa maison sur la Loire située à quelques kilomètres* de ce  projet de pont qu’à l’époque il ne pouvait pas imaginer. Il écrit pourquoi il a décidé de poser ses papiers et sa plume devant la Loire.

 

« Le monde est là, qui va sa vie : l'eau qui glisse, le nuage qui s'y reflète, les vols de migrateurs dans le haut vent des équinoxes. »

 

Le monde est là !  Serait-il possible de pas tout engluer sous le béton et le bitume ?
 


* 1,5 km seulement !
 

Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"
Planète environnement :  "Une nouvelle ZAD sur la Loire ?"

Merci à Nathalie Fontrel.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 19:18
Mésange charbonnière et nid de Frelon asiatique
Mésange charbonnière et nid de Frelon asiatique

Une intéressante série signée Cyril Maurer : on y voit une Mésange charbonnière (Parus major) occupée à picorer dans un nid de Frelon asiatique (Vespa velutina) déjà presque à moitié détruit.

La scène se passe à Jargeau au début décembre. A première vue, on peut penser à une prédation du Paridé sur les larves, voire sur les insectes eux-mêmes : l'espèce s'attaque de façon courante à d'autres passereaux ou à toutes sortes d'insectes.

Sauf qu'à cette saison, le nid n'est plus habité : la colonie meurt à la fin de l'automne. Les destructions du nid peuvent alors avoir été amorcées par des attaques de pies ou de pics sur les derniers adultes ou larves mourants.

La Mésange, elle, pourrait venir par la suite rechercher pour se nourrir des individus morts dans le nid, voire des femelles sexuées tardives qui sont restées bloquées par l’arrivée du froid.

Mésange charbonnière et nid de Frelon asiatique
Mésange charbonnière et nid de Frelon asiatique
Mésange charbonnière et nid de Frelon asiatique

Reste que cette observation contribue à confirmer, s'il en était besoin, la présence de plus en plus  fréquente du redoutable Hyménoptère dans le département. Une invasion inquiétante...

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 13:51
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé

Les naturalistes se sont beaucoup agités ces derniers temps devant Latingy, devant l'île des Baffaits, et plus généralement entre Saint-Denis-de-l'Hôtel et Bou...

Les ornithologues pouvaient en effet contacter des espèces de Hérons jamais observées sur la Loire, blanches avec le bas du corps agréablement garni de teintes brun foncé, entre caca soft et mazout dense.

Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé

A cette période, c'est à dire depuis la mi-décembre, le fleuve royal s'était paré de garnitures d'une grande élégance (et fortement parfumées) sombres sur la rive, mais merveilleusement irisées dans les flaques et autres courants faibles en cette période d'étiage extrême...

Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé

Mais certains "ayatollahs" de l'environnement, des "ultra-conservateurs", n'avaient pas apprécié ces décorations de Noël accrochées aux graviers et à la végétation. En l'absence des autorités parties fêter le foie gras et le chapon aux truffes, des bénévoles autoproclamés avaient même tenté de "nettoyer", selon eux, les grèves les mieux garnies.
 

A leur retour, les autorités institutionnelles se sont efforcées de "calmer le jeu"... :
 

Le Conseil départemental : « Ce déversement d’hydrocarbures (huiles de vidange ou assimilés) ne s’est effectué qu’en une seule fois et n’a pas eu de suite. Par contre du fait du faible niveau de la Loire (...) peut donner l’impression d’une pollution plus étendue qu’elle n’est.» et « le problème est circonscrit et les résidus de pollution devraient très prochainement être éliminés.»
 

La République du Centre, citant la préfecture : "Selon la préfecture,« C’est impressionnant car l’hydrocarbure irise l’eau, c’est une pollution qui se voit », mais aucune mortalité piscicole n’a été observée. La faune et la flore ne seraient - pour l’instant -  pas touchées."

 

Bigre, y aurait-il eu aussi des pollutions qui ne se seraient pas vues (ou senties) ? Bof, "pas vu, pas pris..."

A ce propos, qui est "responsable" de l'épisode (et du précédent "pas vu" au printemps 2015) ?

Introuvable (si on a mis les moyens nécessaires pour le chercher) depuis trois semaines. Tous les yeux sont tournés vers les deux rejets du bourg que nous ne dénoncerons pas : l'ancien rejet en rive nord et le nouvel émissaire qui depuis l'automne 2014 "noie le poison... non, le poisson". Mais de là à remonter les tuyaux à merde...

Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé

Le Grand Fleuve Sauvage, Patrimoine de l'Humanité, subissant au milieu de l'hiver un étiage aussi exceptionnellement bas qu'au mois d'août (qui sait en raison du changement climatique ?).

Plus un déversement "sauvage" d'hydrocarbures un peu trop visible pour qu'on ne puisse pas éviter des questions embarrassantes sur les rejets suspects et incontrôlés d'un gros bourg industrieux voisin dont nous tairons pudiquement le nom...

Pourquoi encore ne pas imaginer un barrage de béton et de goudron qui viendrait bientôt, avec la bénédiction des "autorités""responsables", aider ce bourg à se débarasser dans la nature, chez ses voisins de ses nuisances et autres pollutions automobiles et camionnesques ? Aider un camion-citerne lancé à 90 km/h à franchir le parapet et contribuer à restaurer l'espèce des Ardéidés hydrocarburés ?

 

Ce serait un comble, pensez-vous ?


Ce serait à pleurer, dites-vous ???



 

 

En attendant, les "responsables" nous disent, eux : "On déplore un tout petit rien... Un incident, une bêtise... Mais tout va très bien, Madame la Marquise..."

Les photos sont de J. Lamour,  C. Maurer, T. Soler, SDIS 45.

Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé
Nouvelle espèce observée en Loire : l'Ardéidé hydrocarburé

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Présentation

  • : Loire & biodiversité
  • Loire & biodiversité
  • : Pour vous, nous voulons illustrer ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par des absurdes projets de déviations routières datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, alors nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !
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