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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 09:25
Les trois jours du Circaète

24 /09/2016 - 15h 15

Rendez-vous rituel, attendu avec impatience : comme chaque année après l'été, après le départ des Balbuzards pêcheurs, et très certainement entre la fin de son cycle de reproduction et son départ en migration, le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) que nous avons surnommé Circalat revient chasser au-dessus de la plaine du Mont, et se poser par moments sur la cime des grands Peupliers, au fond de la prairie du Mont...

Le Circaète est économe d'énergie : il sort de préférence aux heures chaudes, lorsque l'ensoleillement du sol ou du fleuve crée des "ascendants" porteurs. Cela lui permet de longs vols planés pendant lesquels il n'utilise que sa queue déployée comme gouverne.

Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète

Dès que sa vue perçante détecte un reptile, il passe en mode "vol stationnaire" qui, lui, demande un battement d'aile régulier et rapide, exigeant lorsqu'il se prolonge. Ce "vol du saint esprit", comme on le surnomme, est incroyablement stable, même quand il y a du vent, et peut durer plusieurs minutes. Ce rapace est d'ailleurs le seul que j'aie pu photographier en "digiscopie", procédé qui demande un certain délai de préparation avant de pouvoir prendre le premier cliché... et que le sujet ne change pas de place pour les suivantes !

Digiscopie du 31 août 2011

Digiscopie du 31 août 2011

Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète

Les Corneilles prennent un malin plaisir, en profitant de ces périodes d'immobilité absolue, à venir s'attaquer aux Circas.
Pendant le long quart d'heure que C
ircalat passera ce jour-là au dessus du Mont, il sera harcelé plusieurs minutes par un de ces corvidés qui semblait bien décidé à perturber le battement d'ailes...

 

Mais le rapace a toujours gardé sa stricte immobilité, et visiblement il n'a décroché que lorsqu'il a dû renoncer à la proie qu'il observait.

Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète

Le 26, Circalat revient presque à la même heure. Mais même s'il ne reste que quelques minutes dans notre champ de vision, la séance est très excitante : d'abord il arrive de l'ouest avec un second individu (sa compagne, son rejeton ?) ; celui-ci reste éloigné et disparaît assez vite vers l'est ; mais Circalat lui-même me survole assez bas, à 20 ou 30 mètres : avoir ce magnifique oiseau presque plein-champ dans son viseur est un moment rare, presque indescriptible.

 

Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète

Le 27, peu avant 15 heures, Circalat est de retour au rendez-vous aérien, toujours en provenance de l'ouest. Mais après quelques circonvolutions, et sans s'être mis en pause stationnaire, il disparaît au bout de deux minutes du côté des bois.

Téléobjectif monté sur tripode, je m'avance sur la prairie, à couvert quand c'est possible, pour agrandir mon champ de vision : mais plus rien, trop tard ! Surprise, une ombre arrivée dans mon dos me survole; et un très gros oiseau se pose... à sa place habituelle, sur une branche en boucle en haut d'un peuplier du fond de la prairie. Depuis cet affût, Circalat peut surveiller un chemin de terre où les passages des couleuvres doivent être particulièrement visibles, et il lui est arrivé d'y rester des dizaines de minutes consécutives, voire d'y revenir plusieurs fois.de suite.

Plus près de l'arbre-support, partiellement caché par l'ombre d'un noyer, et sans la risque de flou, fréquent lorsqu'on tient un 600 mm à bout de bras, je peux ainsi  prendre une bonne série de photos assez rapprochées... presque autant que les digiscopies des années précédentes.

Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète
Les trois jours du Circaète

Ce retour récurrent, année après année depuis 2011, soit six ans, du même Circaète atteste de la présence d'un couple reproducteur à proximité du Grand Bois.

Mais, pas plus que la Bondrée apivore - que nous avons encore vue il y a quelques jours, le Circaète Jean-le-Blanc ne figure dans la liste des oiseaux protégés pour lesquels le Conseil Départemental va demander au Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) des dérogations pour pouvoir les détruire. Tout cela afin de faire passer le goudron d'une déviation routière inutile et destructrice de près de 30m de large... De belles surprises de dernière minute seraient-elles encore à attendre ?

Les trois jours du Circaète

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Publié par Jim - dans Actualité
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